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Une étude dénonce le traitement sexiste du foot féminin dans les médias

Jeudi dernier, les membres des Dégommeuses, l’association de foot sportive et militante, ont publié les résultats de leur étude sur la médiatisation du football féminin en France.
Capture d'écran de l'étude réalisée par Les Dégommeuses
Capture d'écran de l'étude réalisée par Les Dégommeuses

Capture d'écran de l'étude réalisée par Les Dégommeuses


160 000 licenciées en 2017, des matchs diffusés en prime time lors du dernier Euro et une coupe du Monde organisée en France en 2019: le football féminin semble gagner en popularité dans l’hexagone. Pourtant, d’après l’étude “La couverture médiatique du football féminin dans la presse française ”, publiée jeudi 19 octobre par Les Dégommeuses, la presse tarde à s’y intéresser.

Alice Coffin, membre des “Dégo”, journaliste et coprésidente de l’Association des journalistes LGBT, a décortiqué 10 titres de presse, dont So Foot, L’Equipe et la Provence, du 2 au 25 septembre 2017. Concernant le traitement quantitatif, pas de grandes révélations: seulement 2,1% des pages foot analysées sont consacrées au foot féminin. Et dans le peu de pages qui s’y intéressent, ce sont les hommes qui sont mis en avant. Dans un article de La Voix du Nord du 3 septembre, aucune des “filles du LOSC” -dont l’ascension est le sujet principal du papier- n’est nommée, alors que huit noms masculins sont proposés aux lecteurs. L’un d’eux fait même l’objet de la photo d’illustration. Remarque identique quand il s’agit de parler des féminines de Montpellier, considérées comme le “groupe de Jean-Louis Saez” dans le Midi Libre du 3 septembre.

L’association pointe également du doigt les stéréotypes sexistes entretenus par le traitement médiatique français du football féminin. Quand les femmes sont présentées en photo, c’est bien souvent dans des positions lascives, comme ce fut le cas pour illustrer l’article Otaki, l’attraction japonaise, publié dans Le Parisien début septembre. Dans le contenu même des interviews, les journalistes s’adressent aux joueuses et au staff en leur rappelant sans cesse qu’elles sont femmes avant d’être sportives. Palme d’or pour Le Parisien qui demande très sérieusement à Corinne Diacre, entraîneure de l’équipe nationale féminine de football si “être une femme dans un milieu d’hommes a eu une influence sur [son] caractère”. Il y a du boulot.

Margot Cherrid


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Capture d'écran de l'étude réalisée par Les Dégommeuses  - Cheek Magazine
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Capture d'écran de l'étude réalisée par Les Dégommeuses  - Cheek Magazine
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Capture d'écran de l'étude réalisée par Les Dégommeuses  - Cheek Magazine
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