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Le Cheek Point

“Girl Power”: et si le féminisme devait pas mal aux Spice Girls?

On a lu cet article sur les Spice Girls et sur les conséquences de la récupération du slogan “Girl Power” sur le féminisme et on vous le conseille. 
Les Spice Girls en live DR
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En juillet 1996, j’avais 9 ans et j’étais une gentille petite fille. […] Un jour mon père, anglais, revient de sa terre natale avec un cadeau pour moi, un T-shirt orange, contours noirs, ‘Girl Power’ inscrit en énorme sur le devant, et sur les manches: ‘Spice Girls’. Pour beaucoup de petites filles de l’époque, mon père aurait été le papa le plus cool de la terre. Mais étant la petite dernière d’une fratrie, j’écoutais religieusement mes aîné(e)s, ados, m’expliquer que seul Ben Harper faisait de la vraie musique et apprendre Burn one down au djembe, et n’étais pas du tout fan des Spice Girls. Le T-shirt, qui n’avait été homologué ni par ma mère, ni par Cyrillus, est vite allé au fond d’un tiroir, loin des chemisiers à col rond.

Néanmoins, ce ‘Girl Power’ avait résonné en moi. Mes parents n’étaient pas du tout du genre à me dire que je parlais trop fort ou que je ne m’intéressais pas assez aux poupées mais je n’avais jamais entendu parler de féminisme, j’en avais marre d’être la seule fille à jouer au foot à la récré et ces cinq anglaises qui criaient, bousculaient tout le monde, faisaient ce qu’il leur plaisait, et scandaient ‘Girl Power’ à tout va étaient un vent de nouveauté bienvenu. Il y avait quelque chose d’étrangement plus subversif chez ces filles et sur ce T-shirt, que dans toutes les autres popstars qu’on me montrait à la télé. Même si ce n’était pas de la-vraie-musique-comme-Ben-Harper, c’était très séduisant. Et comme ce slogan n’a pas fait beaucoup plus pour moi à l’époque que de m’interloquer me voilà, vingt ans après la sortie de leur premier (et meilleur) single: Wannabe, à me poser la question de savoir ce qu’il y avait vraiment derrière, mise à part des millions de Livres Sterling de merchandising.

Dans cet article publié sur Slate, la journaliste Pauline Thomson s’interroge sur la façon dont le mercantilisme des Spice Girls a fait avancer le féminisme -l’association The Global Goals vient d’ailleurs de publier une campagne en faveur des droits des femmes sur fond de Wannabe. Alors que le girl band britannique a repris à son compte le slogan “Girl Power” dans les années 90 pour des raisons avant tout commerciales, il se pourrait bien qu’il ait ainsi contribué à libérer toute une génération. 

À lire le plus vite possible sur le site de Slate.


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