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“C’est dégueulasse”: le micro-trottoir de Guillaume Meurice sur le congé menstruel

Si vous ne deviez voir qu’une vidéo aujourd’hui, ce serait cette chronique de Guillaume Meurice sur le congé menstruel, et les réactions affligeantes qu’il suscite.
“C’est dégueulasse”: le micro-trottoir de Guillaume Meurice sur le congé menstruel

Festival de clichés mardi dernier sur France Inter. Dans le cadre de sa chronique quotidienne, Guillaume Meurice a récolté des réactions d’anonymes sur la question du congé menstruel en France et on n’a pas été déçues du résultat. Rappelons que l’idée de le légaliser en France a été abordée le printemps dernier dans les médias suite à une proposition de loi italienne: il permettrait aux femmes ayant des règles douloureuses de bénéficier de quelques jours de congés payés par mois.

Déjà en place –même si très peu utilisée– dans certains pays d’Asie, cette mesure a refait surface ces derniers temps avec la sortie du livre de Jack ParkerLe grand mystère des règles (Flammarion). L’auteure et blogueuse espérait “en finir avec le tabou des règles”, qui, si l’on en croit les témoignages du Moment Meurice, a pour conséquences une méconnaissance et une invisibilisation des douleurs féminines.

Mardi, Guillaume Meurice a donc voulu tester l’opinion publique sur le sujet. Après le premier interviewé qui tente une comparaison douteuse entre une femme pendant ses règles et un cheval épuisé (pour défendre le congé menstruel, oui, oui), s’enchaînent une série de réactions tournant autour de la principale idée reçue sur la question: les règles c’est sale. “C’est dégueulasse, ça me gêne!”, “C’est quelque part le début d’un manque de respect total”, ou encore “Rien que d’en parler, je ne veux plus toucher ma femme”, explique-t-on sans gêne aucune au chroniqueur.

Après la saleté, c’est l’argument de la (non) douleur qui fait son apparition. Ainsi pour cette dame, qui préconise tout simplement de prendre “un cachet et puis basta” (mais pourquoi on n’y avait pas pensé avant?) alors qu’un de ses homologues masculins a l’idée de génie de comparer les douleurs menstruelles à une colique.

La palme d’or revient à ce monsieur qui nous parle de “congé de la prostate”. Une “bonne idée pour les hommes qui ont une prostate qui se régénère tous les mois”, commente Guillaume Meurice, visiblement pas convaincu par l’argument. Heureusement, son humour et les interventions de la chanteuse Angélique Kidjo, présente dans le studio pendant la chronique, nous redonnent le sourire. Car, il faut le dire, ce micro-trottoir est désespérant.

Margot Cherrid


7. Féminicide: pourquoi la France a-t-elle tant de mal à reconnaître ce terme?

Chaque année, plus d’une centaine de femmes sont assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint en France. Ces crimes sont des féminicides, à savoir des meurtres de femmes parce qu’elles sont des femmes. Inscrit dans le droit de nombreux pays latino-américains, la France commence seulement à intégrer le féminicide à son vocabulaire. Un lent processus de reconnaissance qui permet une meilleure visibilité de ces crimes sexistes.  
Féminicide: pourquoi la France a-t-elle tant de mal à reconnaître ce terme? - Cheek Magazine