société

Le Cheek Point

Harcèlement moral et menaces: le quotidien effrayant des étudiantes de Saint-Cyr

On a lu pour vous cet article de Libération sur le sexisme systémique dont sont victimes les étudiantes du lycée militaire de Saint-Cyr et on vous le conseille fortement.
Capture d'écran de l'émission “Visite Privée”, DR
Capture d'écran de l'émission “Visite Privée”, DR

Capture d'écran de l'émission “Visite Privée”, DR


Ce soir-là, une dizaine d’élèves (que des garçons) arrivent torse nu pour danser sur scène. Sur la peau, ils ont peint le symbole µ. Prononcé ‘mu’, c’est un nom de code signifiant ‘misogyne’, nous explique Agathe, une ancienne élève d’hypokhâgne du lycée. ‘Il est tagué dans la cour, il est gravé sur les tables de classe. Bref, il est partout’, assure-t-elle. Quelques minutes de show plus tard, une jeune fille, volontaire, entre en scène afin de se faire ‘faussement scalper par les jeunes hommes. Qui la mènent ensuite à leur chef en criant: ‘Youlez les… ’ avant d’entendre une partie du public masculin répondre d’une seule voix: ‘…grosses!’. ‘Youlez les grosses signifie ‘scalpez les filles’. […]

Les nombreux témoignages recueillis par Libé parlent de ‘haine palpable’ et de ‘guerre froide’. Coups de pied dans les portes la nuit pour empêcher les filles de dormir, défécation devant leur chambre, refus de manger à la même table qu’elles à la cantine, menaces de ‘scalp ’ (toujours lui), pancartes ‘à mort les grosses’ affichées dans l’internat, chansons composées des termes ‘salopes’ et autres ‘cuissssss’ marmonnées au passage d’une élève en couple (et donc soupçonnée d’avoir des relations sexuelles), remise du ‘concombre d’or ’ devant toute la promotion à la jeune fille qui a ‘le plus cuissé durant l’année’.

Dans un article intitulé Lycée Saint-Cyr: une machine à broyer les femmes publié hier sur le site de Libération, les journalistes Guillaume Lecaplain et Anaïs Moran révèlent le sexisme auquel sont confrontées les étudiantes du lycée militaire de Saint-Cyr. On y apprend qu’une soixantaine d’élèves, appelés les “tradis” et membres d’un groupe ultraconservateur et exclusivement masculin humilient, menacent et harcèlent leurs homologues féminines. “Justes bonnes à être engrossées”, ces dernières ont d’ailleurs été renommées les “grosses” par le collectif de masculinistes assumés.

Le texte révèle qu’une des victimes de ces comportements sexistes a demandé à Emmanuel Macron d’intervenir en lui adressant une lettre en décembre 2017, laissée sans réponse. L’administration de l’établissement rechigne également à prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à cette situation. Alors que les “tradis” justifient leurs actions par un jeu de concurrence féroce mais légitime, quelques femmes ont été contraintes d’arrêter leur formation. L’une d’elles raconte ainsi: “J’ai honte d’avoir voulu aller dans une armée qui n’est pas prête à recevoir des femmes. J’ai appris que porter un vagin ruine une carrière, une vocation, une vie.” 

À lire le plus vite possible sur le site de Libération.


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Capture d'écran de l'émission “Visite Privée”, DR - Cheek Magazine
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Capture d'écran de l'émission “Visite Privée”, DR - Cheek Magazine
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Capture d'écran de l'émission “Visite Privée”, DR - Cheek Magazine
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Capture d'écran de l'émission “Visite Privée”, DR - Cheek Magazine
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