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LA VIDÉO DU JOUR

Les héroïnes de la Maison des Femmes ont besoin de financements

Si vous ne deviez voir qu’une seule vidéo aujourd’hui, ce serait le reportage réalisé par Spicee sur la Maison des Femmes, qui accueille les victimes de violences sexuelles. La vidéo est en libre accès jusque dimanche.
Ghada Hatem, capture d'écran du reportage de Spicee
Ghada Hatem, capture d'écran du reportage de Spicee

Ghada Hatem, capture d'écran du reportage de Spicee


“Je vais vous raconter une histoire d’héroïnes, pas de roman, ni de film, ni de BD… des héroïnes du quotidien.” Ghada Hatem est le premier personnage du reportage La Maison des Femmes: une histoire d’héroïnes, disponible sur Spicee gratuitement jusqu’au 10 juin. La gynécologue et obstétricienne a fondé en juillet 2016 la Maison des Femmes à Saint-Denis pour aider les victimes de violences sexuelles. Chaque jour, elles sont 30 à 60 à passer la porte de ce lieu.

Face à la caméra de Paloma Moritz, des femmes aux récits touchants et révoltants racontent leurs combats pour retrouver une vie normale et épanouie. Il y a d’abord Globalina, qui montre les cicatrices sur son corps et évoque son combat pour que sa fille ne soit pas excisée. Ou cette anonyme qui raconte l’opération réalisée à la Maison des Femmes pour reformer son clitoris, elle qui a été excisée à 1 an. La gynécologue fondatrice est entourée de professionnels de santé mais aussi d’un avocat, une masseuse et de bénévoles pour encadrer les patientes. “C’est d’abord un travail d’émancipation de la femme avant de pouvoir passer à un travail sur le plaisir sexuel”, explique Arnaud Sevene, le sexologue de la Maison.

 

 

Alors que le centre aurait aidé plus de 5000 femmes, il est en danger faute de financements. “Ce qui me frustre, c’est de me dire qu’à aucun moment les politiques ne sont venus nous dire […] ça nous intéresse, on va vous accompagner et vous dupliquer’”, s’étonne Ghada HatemMarraine de la Maison, Inna Modja a lancé avec d’autres artistes un crowdfunding et le mouvement “Soyons des héroïnes” afin de développer les actions d’aide aux femmes. Objectif? 50 000 euros. Vous avez jusqu’au 10 juin pour participer à la campagne de financement et soutenir ces héroïnes!

Alexandra Vépierre

 

 

La Maison des Femmes: une histoire d’héroïnes est disponible gratuitement sur Spicee, sur simple inscription et jusqu’au 10 juin.


1. Elles utilisent leur sang menstruel comme engrais naturel

On a lu pour vous cet article de Vice dans lequel la journaliste Justine Reix donne la parole à ces femmes qui utilisent leur sang menstruel comme engrais pour leur potager. 
Ghada Hatem, capture d'écran du reportage de Spicee  - Cheek Magazine
Ghada Hatem, capture d'écran du reportage de Spicee

2. Grâce à Claude Terosier, apprendre à coder devient un jeu d'enfant

Elles sont médecins, ingénieures, réalisatrices ou militantes. Pour la première fois cette année, la Région Île-de-France a voulu célébrer ces Franciliennes qui s’engagent et font bouger les lignes. Les trophées ellesdeFrance les ont récompensées pour leur courage, ou pour leurs actions menées dans le domaine de l’innovation, de la création, de la solidarité. Nous avons rencontré ces femmes extraordinaires: cette semaine, on vous présente Claude Terosier, prix de l’innovation et fondatrice de Magic Makers, des ateliers pour apprendre aux enfants à coder. 
Ghada Hatem, capture d'écran du reportage de Spicee  - Cheek Magazine
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3. Meet My Mama, la start-up qui redonne le pouvoir aux femmes au foyer du monde entier

L’empowerment a un goût. C’est ce que démontrent les cuisinières de Meet My Mama, un service traiteur né il y a deux ans et valorisant le talent des femmes réfugiées et issues de l’immigration. Grâce à l’initiative de trois vingtenaires, les mères au foyer deviennent des cheffes. Rencontre.
Ghada Hatem, capture d'écran du reportage de Spicee  - Cheek Magazine
Ghada Hatem, capture d'écran du reportage de Spicee

4. Pourquoi la nouvelle pub Gillette rend-t-elle fous les masculinistes?

Pour l’instant diffusée uniquement aux Etats-Unis et sur Youtube, la nouvelle campagne des rasoirs Gillette a retenu la leçon de #MeToo et invite ses utilisateurs à échanger les codes de la virilité toxique contre ceux d’une masculinité positive. Ô surprise! Le message a du mal à passer.
Ghada Hatem, capture d'écran du reportage de Spicee  - Cheek Magazine
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7. Sara García Gross, militante féministe, se bat pour le droit à l'avortement au Salvador

Sara García Gross, une militante salvadorienne, a reçu le 9 janvier le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes pour ses actions en faveur de la dépénalisation de l’avortement au Salvador et en Amérique Centrale. La militante s’est construite auprès de grandes figures guerrilleras salvadoriennes pour embrasser aujourd’hui un féminisme intersectionnel. Rencontre.
Ghada Hatem, capture d'écran du reportage de Spicee  - Cheek Magazine
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