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Le Cheek Point

Les dessous peu reluisants de l'industrie cosmétique

C’est l’été, vous avez enfin le temps de lire les long formats que vous survoliez rapidement le reste de l’année? On a lu la série d’articles Autour du pot sur le monde des cosmétiques dans Les Jours, et on vous la recommande.
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Épisode 1, Des crèmes merveillantissimes et fabulosantes

La feuille de route établie par la rédaction en chef des Jours était simple. Faire les boutiques et acheter des cosmétiques. Huit magasins plus tard, l’objectif est atteint. J’ai tout. Une crème de jour, une crème de nuit, une crème d’urgence (elle agit en trente secondes), un contour des yeux, un anti-âge global, un soin raffermissant les traits du visage, deux crèmes défatigantes – une de jour, une de nuit – une crème antipollution, un masque à l’argile, un masque en tissu imprégné purifiant et une BB crème. À en croire la publicité, je devrais en sortir déridé, hydraté, raffermi, repulpé, détoxifié. Mon grain de peau sera resserré, l’ovale de mon visage resculpté, tout mon être relaxé, énergisé, reboosté. Volume total de mes achats, net d’emballage : 576 ml. Coût : 446,25 euros. Le cosmétique moyen coûte donc 774 euros au litre. Quand même.

Épisode 2, Le tuto du maquillage de l’info

“ ‘Où sont les femmes scientifiques?’ se demande Cosmopolitan de décembre 2016, page 137. Pas à la rédaction, visiblement. Pioché au hasard, ni pire ni meilleur qu’un autre, son dossier beauté sur les bienfaits de la photothérapie aligne quatre contresens en vingt mots. ‘La longueur d’onde de 630 millimètres de la LED pénètre jusque dans l’hypoderme et stimule le collagène’, ce qui rend la peau plus élastique, promet le magazine. 630 millimètres? Ce n’est plus une lampe, c’est un émetteur radio. Les LED (des diodes électroluminescentes) émettent à 630 nanomètres, soit un million de fois moins loin. À supposer qu’ils touchent l’hypoderme, leurs rayons ne doperont pas forcément la production de collagène. Et s’ils le font, l’effet sur la peau sera identique à celui d’un bain de soleil. Mais ceci n’est qu’une goutte d’eau dans la rafraîchissante pluie de contrevérités que la presse féminine déverse chaque semaine sur les terres arides de l’information vérifiée.

Épisode 4, Les invisibles usines à gloss

Vous cherchez désespérément à rejoindre les adeptes du made in France ? Achetez des cosmétiques. Chez Sephora et Marionnaud, même en tapant au hasard, vous avez trois chances sur quatre de faire tourner l’économie nationale. La crème des crèmes, c’est la France. Nous avons L’Oréal, numéro un mondial du secteur. Mais nous avons aussi plusieurs centaines de PME, qui fournissent 15 % du total des cosmétiques utilisés dans le monde. Un sur six ! Dassault et le gouvernement français se gargarisaient d’avoir vendu 36 Rafale à l’Inde. Pitié. À 9 milliards d’euros, les exportations de produits de beauté représentent, chaque année, plusieurs dizaines d’avions de chasse. Et on n’a encore jamais trouvé de traces de rétrocommissions sur la vente d’après-shampoings. Par les temps qui courent, cette filière est une anomalie. Elle ne délocalise pas. Elle recrute. Les plans sociaux sont rares.

Comme ils le disent eux-mêmes, “Les Jours vous proposent une Obsession© enrichie aux extraits d’information, rare et exclusive, sur le monde des cosmétiques. Effet immédiat et prouvé dès la lecture. Votre sens critique est renforcé, votre intellect nourri, votre sagacité revitalisée.” Et c’est vrai que c’est édifiant. Pourquoi en faire une série -une obsession- complète, puisque voilà les produits cosmétiques si rapidement renvoyés à leur inutilité? Parce qu’ils ont un effet direct mais insoupçonné: une femme qui se sent belle sera automatiquement plus belle, car elle adaptera sa posture et son attitude à cette confiance en soi particulière. Une femme maquillée sera aussi plus susceptible d’être abordée qu’au naturel. Pourquoi ces comportements? Les raisons sont multiples, et le marketing et la force des lobbies n’y sont pas pour rien. Et Erwan Seznec en fait justement la démonstration en 14 épisodes, dans cette série d’articles Autour du Pot.

À (re)lire de toute urgence sur Les Jours.


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