société

La vidéo du jour

L'invisibilisation des femmes expliquée par Lauren Bastide en moins de 5 minutes

Si vous ne deviez voir qu’une seule vidéo aujourd’hui, ce serait celle de Brut dans laquelle Lauren Bastide pointe du doigt l’invisibilisation des femmes dans la sphère publique. 
DR
DR

DR


L’invisibilisation des femmes, c’est le fait que les vécus des femmes, les paroles des femmes, les pensées des femmes, le travail des femmes soient globalement occultés, ‘silenciés’ dans l’espace public. Le premier lieu où l’invisibilisation des femmes m’a frappée, c’est les médias. Un beau jour, je suis tombée sur ce chiffre qui est issu d’une étude qui s’appelle le Global Media Monitoring Project. Le chiffre est le suivant: les voix des femmes sur une journée entière de médias, tous confondus, ne représentent que 24% du temps médiatique.” Ainsi débute la vidéo du média Brut, publiée mercredi 28 novembre, dans laquelle Lauren Bastide, journaliste et créatrice du podcast féministe La Poudre, dénonce l’absence des femmes dans la sphère publique. 

La trentenaire met également en exergue le fait que lorsqu’une femme apparaît à l’écran, “c’est la même femme”: blanche, hétérosexuelle, issue d’un milieu plutôt aisé et généralement non porteuse d’un handicap. “Plus on va dans la discrimination, plus on cumule, finalement, de critères discriminants, moins on a de chance de se voir représenter dans les médias, explique-t-elle. Je me suis rendu compte que cette invisibilisation médiatique, on la retrouvait dans la plupart des champs de production, de connaissance et de pensée. On va la retrouver dans l’art, la politique, la littérature, la recherche, la science et dans l’histoire.” Un constat inquiétant.

La podcasteuse précise que cette absence dans l’espace publique est maintenue par le “manterrupting” ou le “mansplaining”, c’est-à-dire quand les hommes passent sous silence les paroles des femmes. Elle revient aussi sur le débat de la PMA pour toutes, qui a lieu en ce moment, et duquel les lesbiennes “premières concernées” sont exclues. Un cas d’école d’invisibilisation des femmes.

 

 

Wendy Le Neillon


2. Dans “Soir de fête”, ils enquêtent sur le consentement au temps de nos arrière-grands-parents

En enquêtant sur l’histoire de sa famille, le journaliste Mathieu Deslandes découvre dans son arbre généalogique une naissance issue d’une relation non consentie. Elle est à l’origine de ce texte qu’il signe avec sa compagne et consœur Zineb Dryef. Pourquoi il faut lire leur livre.
DR - Cheek Magazine
DR