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Le Cheek Point

“J'ai fait quelque chose d'inexcusable”: les excuses de Lena Dunham à une actrice victime de viol

On a lu pour vous la tribune de Lena Dunham, publiée dans le magazine américain The Hollywood Reporter, dans laquelle l’actrice s’excuse auprès d’Aurora Perrineau pour avoir pris la défense de Murray Miller, accusé de viol. 
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J’ai commis une terrible erreur. Quand quelqu’un que je connaissais, que j’avais aimé comme un frère, a été accusé, j’ai fait quelque chose d’inexcusable: j’ai pris la parole en public pour le défendre. Il y a peu d’actes que je pourrais regretter davantage dans ma vie. Je n’avais pas ‘d’informations privilégiées’ comme je l’ai prétendu, mais plutôt une foi aveugle […]. Je voulais avoir le sentiment que mon lieu de travail et mon monde étaient en sécurité, intacts face au monde extérieur (un privilège en soi, celui d’ignorer ce qui ne vous a pas fait mal) et j’ai préféré cette sécurité aux dépens de quelqu’un d’autre, quelqu’un de très spécial” […] 

C’est douloureux de réaliser, alors que je pensais être consciente de moi-même, que j’avais intériorisé la pensée masculine dominante qui nous demande de la défendre, la protéger et la materner à tout prix. Quelque chose en moi se sent toujours obligé de faire ce travail: plaire, ranger, faire les courses.

Dans cette tribune publiée mercredi 5 décembre par le magazine américain The Hollywood Reporter et intitulée My Apology to Aurora (Ndlr: Mes excuses à Aurora en français) l’actrice et réalisatrice américaine Lena Dunham regrette d’avoir défendu son ami réalisateur, Murray Miller, accusé de viol en 2017 par l’actrice Aurora Perrineau. Elle exprime toute son affection pour la jeune femme et lui demande “Comment faisons-nous pour aller de l’avant? Pas seulement toi et moi, mais nous toutes”. La militante féministe revient aussi sur l’affaire Weinstein et tout ce qu’elle a provoqué: la libération de la parole des femmes mais aussi un chamboulement dans la vie de beaucoup d’entre elles. 

À lire absolument sur le site de The Hollywood Reporter


7. Elle continue de recevoir des publicités de grossesse après la mort de son bébé, et pousse un coup de gueule

On a lu pour vous cette lettre ouverte, publiée sur Twitter mardi 11 décembre, dans laquelle la journaliste Gillian Brockell pousse un coup de gueule contre les réseaux sociaux qui continuent à lui envoyer des publicités en lien avec sa grossesse après la perte de son bébé. 
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