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La vidéo du jour

Harcèlement, sexualité et voile: 12 Marocaines racontent leurs expériences dans une websérie

Si vous ne deviez voir qu’une seule vidéo aujourd’hui, ce serait l’un des épisodes de la série Marokkiat, dans laquelle 12 femmes racontent leur quotidien au Maroc.
Capture d'écran de l'épisode 2 de “Marokkiat”, DR
Capture d'écran de l'épisode 2 de “Marokkiat”, DR

Capture d'écran de l'épisode 2 de “Marokkiat”, DR


Je suis sortie une nuit, à côté de la maison. Un homme est sorti bourré d’un bar, il m’a attrapé de force par le bras: ‘Toi tu viens avec moi!’, ‘Tu as l’habitude de faire ça?’, ‘C’est combien la nuit?’. Je lui ai mis un coup de genou dans les couilles. Il s’est mis à hurler. Les videurs du bar sont sortis. L’un d’eux m’a dit: ‘Tais toi, tu es une fille, tu ne dois pas mal parler’.” Ce témoignage, c’est celui de Nada, une jeune Marocaine qui a accepté de raconter son histoire face à la caméra de la réalisatrice et romancière Sonia Terrab. En demandant à 12 femmes de tous milieux sociaux et tous âges ce que signifie être, justement, une femme dans leur pays, elle a créé la très intéressante -on se demande encore comment on a pu passer à côté- websérie Marokkiat. L’objectif: dénoncer le harcèlement de rue et les violences sexuelles, mais aussi évoquer le rapport des Marocaines à leurs corps ou à l’homosexualité.  

Les épisodes, vus plus de 6 millions de fois, ont été diffusés sur la page Facebook de la société de production et incubateur Jawjab entre le 29 novembre et le 23 février. Sonia Terrab filme ses personnages debout, dans la rue, pour encourager les femmes à se réapproprier l’espace urbain. “La rue ne nous appartient pas, raconte-t-elle à Télérama. On marche très vite, tête baissée, on se dépêche de rentrer dans des taxis, pour ne pas se faire harceler.” Des vidéos engagées qui devraient être déclinées au masculin dans une saison 2. On a hâte!

 

Margot Cherrid


1. Avec Super Marché, Monia Sbouai fait de l'upcycling sa marque de fabrique

Fondatrice de la marque de vêtements Super Marché, Monia Sbouai pratique l’upcycling. Après avoir parcouru les friperies parisiennes, elle transforme ses trouvailles en trench chic ou en combinaison décontractée. Rencontre. 
Capture d'écran de l'épisode 2 de “Marokkiat”, DR - Cheek Magazine
Capture d'écran de l'épisode 2 de “Marokkiat”, DR

2. Hannah Gadsby se paye les hommes qui font des “monologues sur la misogynie”

Si vous ne deviez voir qu’une vidéo aujourd’hui, ce serait celle de ce discours d’Hannah Gadsby dans lequel elle s’attaque à ceux qui différencient les hommes bons des mauvais selon des critères très subjectifs.
Capture d'écran de l'épisode 2 de “Marokkiat”, DR - Cheek Magazine
Capture d'écran de l'épisode 2 de “Marokkiat”, DR

4. Dans son restaurant nantais, Flore Lelièvre emploie des personnes porteuses de trisomie 21

Depuis 2016, Flore Lelièvre engage des personnes atteintes de trisomie 21 dans son restaurant Le Reflet, au centre de Nantes. A même pas trente ans, l’entrepreneuse propose une alternative inclusive à une “vie active” dont le handicap est trop souvent absent.  
Capture d'écran de l'épisode 2 de “Marokkiat”, DR - Cheek Magazine
Capture d'écran de l'épisode 2 de “Marokkiat”, DR

5. Pourquoi les casseurs sont-ils, en grande majorité, des hommes?

Si vous ne deviez écouter qu’un podcast aujourd’hui, ce serait celui des Couilles sur la table consacré à l’absence de femmes au sein des casseurs dans les manifestations et à la violence d’Etat, considérée comme viriliste.
Capture d'écran de l'épisode 2 de “Marokkiat”, DR - Cheek Magazine
Capture d'écran de l'épisode 2 de “Marokkiat”, DR

6. La misogynie et la masculinité toxique des fraternités américaines révélées par le Guardian

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Capture d'écran de l'épisode 2 de “Marokkiat”, DR - Cheek Magazine
Capture d'écran de l'épisode 2 de “Marokkiat”, DR