société

Le Cheek Point

La misogynie et la masculinité toxique des fraternités américaines révélées par le Guardian

On a lu pour vous cet article de l’édition américaine du journal The Guardian, qui expose la façon dont les maisons de fraternité encouragent les jeunes étudiants à développer une masculinité toxique, et on vous le conseille.  
Capture d'écran de la bande annonce du film “American Pie: Campus en folie”
Capture d'écran de la bande annonce du film “American Pie: Campus en folie”

Capture d'écran de la bande annonce du film “American Pie: Campus en folie”


Dans son livre intitulé True Gentlemen: The Broken Pledge of America’s Fraternities, [ndlr: Le Serment brisé des fraternités américaines, en français], John Hechinger écrit qu’environ 100 000 jeunes hommes choisissent d’être initiés dans les fraternités chaque année, bien que ces clubs exclusivement masculins soient maintenant associés à ce qu’il décrit comme ‘la trinité impie de la vie fraternelle: racisme, alcoolisme et misogynie’. Une grande partie de ces jeunes hommes iront travailler dans les domaines de la politique, de la finance et de l’élaboration des lois, parfois au plus haut niveau. De plus, les loyautés créées seront maintenues tout au long d’une vie professionnelle dans laquelle les hommes, les Blancs et les privilégiés se protégeront les uns les autres, quelles que soient leurs transgressions. […]

‘Je voulais montrer en quoi la solidarité sur laquelle sont construites les maisons de fraternité tend à faire ressortir le pire chez les jeunes hommes, et les nobles idéaux qui, autrefois, étaient fièrement portés par ces organisations, ont maintenant été remplacés par un comportement épouvantable’, a expliqué Andrew Moisey, ancien étudiant de Berkeley et maintenant enseignant à Cornell.”

Dans cet article de l’édition américaine du journal The Guardian, publié lundi 10 décembre et intitulé Humiliation, homoeroticism and animal cruelty: inside the frathouse, (ndlr: Humiliation, masculinités et cruauté animal: à l’intérieur des maisons de fraternité, en français), le journaliste Sean O’Hagan donne la parole au photographe Andrew Moisey, qui a couvert “des rituels de bizutage, l’ivresse extrême et la masculinité toxique sur un campus”.

Il évoque aussi la présence de jeunes femmes au milieu de ces soirées étudiantes où “agressions et humiliations sont la norme”. Interviewée, l’autrice Cynthia Robinson se pose la question: que font-elles là? Avant de répondre, à partir de son expérience personnelle: “Elles sont là pour se rassurer, pour montrer à leurs pairs qu’elles sont désirables. Ce qu’elles veulent avant tout, c’est être désirées.

À lire le plus vite possible en VO sur le site du Guardian


1. Pourquoi il est grand temps de briser le tabou du vaginisme

Ce trouble sexuel, qui rend la pénétration impossible, ou a minima douloureuse et difficile, reste mal connu. Source de honte, le vaginisme est pourtant beaucoup plus commun que ne pourraient le croire les femmes qui en souffrent. Enquête sur un tabou au croisement de la sexualité et de la santé féminine.
Capture d'écran de la bande annonce du film “American Pie: Campus en folie” - Cheek Magazine
Capture d'écran de la bande annonce du film “American Pie: Campus en folie”

3. Elles utilisent leur sang menstruel comme engrais naturel

On a lu pour vous cet article de Vice dans lequel la journaliste Justine Reix donne la parole à ces femmes qui utilisent leur sang menstruel comme engrais pour leur potager. 
Capture d'écran de la bande annonce du film “American Pie: Campus en folie” - Cheek Magazine
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4. Grâce à Claude Terosier, apprendre à coder devient un jeu d'enfant

Elles sont médecins, ingénieures, réalisatrices ou militantes. Pour la première fois cette année, la Région Île-de-France a voulu célébrer ces Franciliennes qui s’engagent et font bouger les lignes. Les trophées ellesdeFrance les ont récompensées pour leur courage, ou pour leurs actions menées dans le domaine de l’innovation, de la création, de la solidarité. Nous avons rencontré ces femmes extraordinaires: cette semaine, on vous présente Claude Terosier, prix de l’innovation et fondatrice de Magic Makers, des ateliers pour apprendre aux enfants à coder. 
Capture d'écran de la bande annonce du film “American Pie: Campus en folie” - Cheek Magazine
Capture d'écran de la bande annonce du film “American Pie: Campus en folie”

5. Meet My Mama, la start-up qui redonne le pouvoir aux femmes au foyer du monde entier

L’empowerment a un goût. C’est ce que démontrent les cuisinières de Meet My Mama, un service traiteur né il y a deux ans et valorisant le talent des femmes réfugiées et issues de l’immigration. Grâce à l’initiative de trois vingtenaires, les mères au foyer deviennent des cheffes. Rencontre.
Capture d'écran de la bande annonce du film “American Pie: Campus en folie” - Cheek Magazine
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6. Pourquoi la nouvelle pub Gillette rend-t-elle fous les masculinistes?

Pour l’instant diffusée uniquement aux Etats-Unis et sur Youtube, la nouvelle campagne des rasoirs Gillette a retenu la leçon de #MeToo et invite ses utilisateurs à échanger les codes de la virilité toxique contre ceux d’une masculinité positive. Ô surprise! Le message a du mal à passer.
Capture d'écran de la bande annonce du film “American Pie: Campus en folie” - Cheek Magazine
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