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Le Cheek Point

La masturbation féminine, l'éternel tabou

On a lu pour vous cet article de BuzzFeed sur les clichés qui entourent la masturbation féminine et on vous le conseille fortement.
© Ophélie Ostermann pour Cheek Magazine
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Quand on pense à la masturbation masculine, on pense à American Pie. Mais quand on pense à la masturbation féminine, il n’existe pas d’exemple aussi populaire. Résultat: l’image des jeunes garçons en train de se masturber fait partie des représentations collectives, ce n’est pas le cas pour les jeunes filles’, note Sara Piazza.

Même dans le langage, c’est compliqué. L’expression ‘se pignoler’ est réservée à la gent masculine et sa précieuse ‘pine’. Si la ‘branlette’ est censée englober les deux sexes, de fait, elle est davantage associée au pénis qu’au clitoris. Quoi qu’il en soit, quand il s’agit de masturbation masculine, les synonymes pullulent: s’astiquer le manche ou le poireau, se toucher la nouille, se graisser le salami, se faire reluire… Pour ce qui concerne le clitoris, la vulve et le vagin, le vocabulaire est plus restreint: au nombre de six, contre une quarantaine côté masculin, fait remarquer Iris Brey. […] 

Le plaisir que l’on peut prendre avec est donc indicible; il n’est pas dicible parce qu’il n’y a pas les mots, appuie Armelle Andro, chercheuse associée à l’Ined et membre de l’équipe qui travaille sur la santé sexuelle et reproductive. Difficile sans langage et sans images associées de se représenter, quand on est une fille, ce qu’est la masturbation.

Pour BuzzFeed et dans un long article publié vendredi 6 avril, Daphnée Leportois s’est penchée sur les stéréotypes sexistes qui influencent et parfois découragent la pratique de la masturbation féminine. La journaliste revient sur l’évolution du regard que la société et les sciences ont porté sur l’autosatisfaction des femmes. Si le plaisir féminin a pendant longtemps été relégué au second plan parce que jugé sans conséquence sur la reproduction, la culture populaire semble s’y intéresser depuis quelques années. Les sextoys ont ainsi fait leur apparition dans des séries comme Sex & the City et dans les pages des magazines féminins.

Il reste cependant beaucoup à faire pour se débarrasser des “clichés hétérocentrés” comme l’idée selon laquelle la sexualité féminine, même pratiquée seule, repose essentiellement sur la pénétration. Mais Daphnée Leportois se veut optimiste: “Est-ce un hasard si, en 2017, 74 % des femmes disaient s’être déjà masturbées contre 60 % en 2006? Comme quoi, même quand il s’agit (simplement) de se donner du plaisir, tout est question d’éducation (sexuelle).” Longue vie au clitoris dans les manuels scolaires!

À lire le plus vite possible sur le site de BuzzFeed


1. Viol: la victime parfaite n'existe pas

On a lu pour vous cet article du Harper’s Bazaar, qui déconstruit le mythe de la victime parfaite, si souvent invoquée lors des affaires de viols ou d’agressions sexuelles, et on vous le conseille fortement.    
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© Ophélie Ostermann pour Cheek Magazine

3. Consentement sexuel: Noémie Renard dénonce les actes non désirés lors d'un rapport

Si vous ne deviez voir qu’une seule vidéo aujourd’hui, ce serait cette interview de Noémie Renard pour Konbini, dans laquelle elle évoque les agressions parfois subies dans le cadre de rapports consentis.
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4. Les Incels, la communauté masculiniste qui acclame l'attaque de Toronto

Les Canadiens découvrent avec effroi que la tuerie de Toronto, qui a fait 10 morts et une quinzaine de blessés dont une majorité de femmes, a été commise par Alek Minassian, un masculiniste membre des Incels, une communauté de  “célibataires involontaires” vouant aux femmes une haine sans limite. 
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5. Violences gynécologiques: une réalisatrice met les médecins au pied du mur

Avec son court-métrage Paye (pas) ton gynéco, la réalisatrice Nina Faure souhaite faire entendre la voix des femmes victimes de violences gynécologiques et demander des explications aux représentant·e·s de la profession.
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6. Avec “Ta Mère Nature”, Ophélie Damblé nous initie à l'agriculture urbaine

Si vous ne deviez voir qu’une seule vidéo aujourd’hui, ce serait cet épisode de Ta Mère Nature, dans lequel Ophélie Damblé nous fait découvrir la Prairie, une friche urbaine implantée à Pantin.
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