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La chronique du jour

“J'ai souvent dit non en pensant oui”: Quand Guillaume Meurice interviewe Élisabeth Lévy

Si vous ne deviez écouter qu’une seule chronique aujourd’hui, ce serait celle de Guillaume Meurice sur France Inter, qui a interviewé Élisabeth Lévy à la première Université d’été du féminisme.
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Je vais vous parler droits des femmes aujourd’hui, parce que ça avance pas mal je trouve dans le domaine.” C’est avec cette phrase ironique que Guillaume Meurice a débuté sa chronique sur France Inter jeudi 13 septembre. L’humoriste s’est rendu à la première Université d’été du féminisme, organisée par Marlène Schiappa, et très critiquée pour le choix de ses invité·e·s ainsi que pour le budget alloué à l’événement, qui s’élève à 300 000 euros. Guillaume Meurice a donc tendu son micro à la journaliste et essayiste Élisabeth Lévy, qui participait à une discussion sur la compatibilité entre féminisme et conservatisme. “C’est une très bonne idée je trouve d’inviter la signataire d’une tribune sur la liberté d’importuner les meufs, commence l’homme de 37 ans. L’Amicale des frotteurs des métros parisiens a apprécié la démarche.” 

Après s’être targuée de faire partie de celles qui “ne passent pas leur temps à simplement dire que le sort des femmes est terrible, qui regardent ce qui se passe, qui voient que la domination masculine est tombée”, la rédactrice en chef de Causeur est revenue sur la notion de consentement. “Moi j’ai souvent dit non’ en pensant oui. Toute la littérature française s’arrêterait très vite si, quand on dit non, c’est non”, lance-t-elle. C’est ensuite au tour du mouvement #MeToo d’être critiqué par Élisabeth Lévy, qui soutient que le “récit de la vie des femmes que fait #MeToo ne correspond pas du tout à la réalité […] c’est une émulation du moi aussi: ‘Moi aussi machin il m’a regardé les fesses’ , et ‘Machin il a dit que j’avais de jolies bottes’. Oh là là, quel scandale!” Des propos qui agacent le chroniqueur de France Inter et auxquels il répond avec beaucoup d’humour avant de conclure: “Au pays des Lumières, y en a quand même qui ne sont pas bien câblé·e·s sur le réseau j’ai l’impression. Et tant qu’il y aura des Élisabeth Lévy, il faudra des femmes courageuses pour continuer à dénoncer les dégueulasseries du monde.

 

Margot Cherrid


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