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Nadia Daam dézingue le sexisme des catalogues de jouets de Noël

Si vous ne deviez regarder qu’une vidéo aujourd’hui, ce serait cette chronique de Nadia Daam qui dénonce les stéréotypes véhiculés par les catalogues de jouets de Noël.
Nadia Daam dézingue le sexisme des catalogues de jouets de Noël

C’est arrivé ce weekend: j’ai découvert dans ma boîte aux lettres les premiers catalogues de jouets de la saison.” Voilà comment Nadia Daam débute son Coup de patte ce matin, dans l’émission Europe 1 Bonjour. Sa chronique intitulée “Noël: les catalogues de jouets sont toujours aussi sexistes”, s’attaque au marketing genré et stéréotypé qui ressurgit chaque année à l’approche des fêtes. Nadia Daam s’interroge donc: “J’aimerais qu’on comprenne pourquoi toute l’année on nous bassine avec les matières naturelles et la pédagogie Montessori pour que dès novembre on tente de leur refourguer des bars à manucure au bisphénol.” Elle décrit ensuite le contenu des pages du magazine Noël 2017 dont elle ne cite pas la marque: “Bonne surprise cette fois: les jouets ne sont plus présentés en catégorie ‘fille’ ou ‘garçon’, mais par activité ou par âge.” Mais malgré cet effort de communication, “on retrouve encore et toujours les codes couleur bleu et rose et les même stéréotypes: les jeux du type petit chimiste, super héros ou bricolage sont incarnés par des petits garçons, tandis que, tout de rose vêtues, les petites filles des catalogues continuent à vanter les mérites du mini fer à repasser ou des mini caisses de supermarché”.

Nadia Daam s’attaque ensuite au message envoyé par de telles représentations: “C’est comme si les garçons n’aspiraient qu’à devenir chirurgiens cardiaques ou explorateurs quand ils seront grands, tandis qu’une fille peut au mieux espérer devenir le prochain mannequin cabine des lingettes swiffer ou égérie de la charge mentale.” Pour terminer sa chronique, la journaliste évoque l’article de 60 millions de consommateurs paru en octobre dernier, qui “a dénoncé cette année encore des catalogues et des rayons dans les magasins trop genrés et trop sexistes”.

Margot Cherrid