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Consentement sexuel: Noémie Renard dénonce les actes non désirés lors d'un rapport

Si vous ne deviez voir qu’une seule vidéo aujourd’hui, ce serait cette interview de Noémie Renard pour Konbini, dans laquelle elle évoque les agressions parfois subies dans le cadre de rapports consentis.
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La coercition graduelle au cours des interactions sexuelles.” Ce phénomène au nom un peu barbare est une des composantes de la culture du viol dont on parle encore trop peu, et qu’ Hugo Clément a choisi d’évoquer lors de son interview de Noémie Renard mise en ligne le 24 avril sur Konbini News. D’après l’autrice d’En finir avec la culture du viol, le concept regroupe les “actes à connotation de domination” et “violences sexuelles qui émergent pendant des actes sexuels consentis”. En exemple, elle cite les pénétrations anales, avec le doigt ou le pénis, les strangulations, le tirage de cheveux, et la fessée, qui peuvent être vécus comme des agressions lorsque ces actions ne sont pas désirées par le ou la partenaire sexuelle.

La jeune femme rappelle que, comme toujours, la solution réside dans la communication, verbale ou par “l’expression de gestes, de sourires, d’une attitude”, pour s’assurer du consentement de l’autre. “Ça va être: ‘On a couché ensemble, est ce que là, maintenant, je peux te mettre un doigt dans le cul ? […] Ça va donner lieu à des discussions vachement administratives dans un cadre intime”, s’inquiète un Hugo Clément dans le rôle, sûrement légèrement préparé, de l’hétéro un peu benêt. “On n’a pas à subir des actes sexuels qu’on ne désire pas, lui répond Noémie Renard. Est-ce que, eux, ça leur plairait tout d’un coup de se prendre des fessées, se faire étrangler ou tirer les cheveux? Est-ce que ces hommes trouveraient ça agréable?” Finalement, son propos peut-être résumé avec une des phrases qu’elle prononce après avoir défini la culture du viol: “Je pense qu’il vaut mieux être un peu anti-sexe que de risquer de violer une personne”. C’est aussi simple que ça.

 

Margot Cherrid


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