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Le Cheek Point

Les “nouveaux pères” ne sont pas des héros

On a lu pour vous cet article de Slate sur les “nouveaux pères” et on vous le conseille fortement. 
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On les appelle les ‘nouveaux pères’. Une appellation très pratique introduite en 1972, à utiliser dans le cadre des magazines télévisés ou des hebdomadaires de société, puisqu’en deux mots tout est dit. Le ‘nouveau père’ est un ‘père moderne’, qui torche des culs, raconte des histoires, concocte des purées carotte-avocat-céleri. De nombreux reportages s’arrêtent sur ces pères-là, posant sur eux un regard fait de bienveillance, d’admiration et d’étonnement. On s’inquiète même pour eux: les nouveaux pères sont-ils trop mères?

Stop: tout d’abord, figurez-vous que les vrais ‘nouveaux pères’ n’ont aucune envie d’être appelés comme cela. Ce sont des pères, point final. Ils s’occupent de leurs gosses parce qu’ils en ont envie, parce qu’ils aiment ça, et surtout parce qu’ils ne voient absolument pas pourquoi ils devraient laisser la mère se démerder avec les rendez-vous chez le pédiatre, les réunions à l’école, les promenades au square du coin.

Dans cette excellente tribune publiée sur le site de Slate, Thomas Messias, prof de maths et critique cinéma, demande à ce que l’expression “nouveaux pères” ne soit plus utilisée pour les hommes qui, comme lui, s’occupent de leurs enfants. Il en a assez qu’on le félicite et “réclame à le droit l’indifférence”, estimant qu’il n’est pas “un père formidable”, mais juste “un père”.  

À lire le plus rapidement possible sur le site de Slate.


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