société

Enquête

La nouvelle presse magazine se féminise (contrairement à ce qu'on essaie de nous faire croire)

Si la presse n’est pas épargnée par la misogynie qui caractérise de nombreux milieux professionnels, il serait réducteur de dire que les femmes n’y ont pas leur place.
© Laetitia Prieur pour Cheek Magazine
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L’idée de cet article nous est venue à la lecture d’une enquête publiée sur Slate le 20 mai dernier. Le titre, tout d’abord, nous a fait tiquer: La nouvelle presse magazine est masculine (et ça n’est pas près de changer). En tant que jeune pure player lancé en 2013 par une équipe 100% féminine, nous ne pouvions pas approuver ce postulat de départ. D’autant que nous savons qu’avant nous, de nombreuses autres femmes ont récemment lancé des magazines (print et Web) et que malgré une misogynie indiscutable dans le milieu de la presse, elles n’ont pas eu peur d’y aller, bien au contraire. Si Slate précise bien que l’enquête porte sur les supports papier, nous avons toutefois du mal à comprendre comment en 2014, on peut s’intéresser à l’avenir de la presse en occultant justement son avenir: Internet. 

Nous n’étions donc pas d’accord avec les postulats de départ, mais nous ne le sommes pas davantage avec les conclusions, pessimistes, qui sous-entendent que les femmes n’entreprennent pas et que la presse magazine, hors féminins, est vouée à rester un entre-soi masculin. Nous avons donc décidé de prendre le contre-pied de ce papier en y répondant point par point, et, comme nous le faisons au quotidien sur Cheek, en mettant en avant les initiatives féminines, qui manquent cruellement de relais et de visibilité médiatiques.

1.   Les femmes lancent des magazines

Difficile de citer des femmes à l’origine de nouveaux magazines si on ne les cherche pas où elles sont, c’est-à-dire -pour beaucoup d’entre elles- sur le Web. En 2007, Anaïs Carayon et Valentine Faure cofondent Brain Magazine. La première estime que, “sur Internet, on crée un nouveau monde et dans ce nouveau monde, il y a des femmes; là où peut-être la presse papier vit dans un ancien temps, tenu par de vieux messieurs.” Aujourd’hui, avec une rédaction “moitié filles moitié garçons”, Anaïs Carayon cherche avant tout “des gens qui écrivent des articles rigolos et décalés” et assure avoir depuis longtemps dépassé “le concept hommes/femmes”. 

En 2009, c’est Isabelle Germain qui crée le site d’information indépendant Les Nouvelles News, un pure player traitant de l’actu de façon paritaire. Quant à Yagg, il compte parmi ses fondateurs une femme, Judith Silberfeld, qui est aussi rédactrice en chef. Il y a quelques semaines, nous avons mis en avant l’initiative de Murielle Joudet, Judith Bernard, Laura Raim et Maja Neskovic qui s’apprêtent à lancer Hors-série, un site d’entretiens culturels filmés en partenariat avec Arrêt sur Images. Voilà pour la presse Web -et cette liste n’est pas exhaustive.

Je pense que c’est beaucoup plus risqué de lancer une revue généraliste, alors qu’il en existe déjà pas mal, qu’une revue féminine, plus ciblée qui va de fait sortir du lot.

Du côté du print, les femmes ne sont pas en reste puisque Valentine Faure, 34 ans, vient de fonder une revue 100% féminine, Chic Fille, débarquée en librairies il y a quelques jours. Dans son équipe, la parité est parfaite et naturelle: la journaliste assure ne pas y avoir “du tout réfléchi”. Pour convaincre ses éditeurs (les éditions Rue Fromentin), aucune difficulté particulière: “Je n’ai pas du tout galéré, il a suffi d’un rendez-vous pour les convaincre que c’était une bonne idée”. Et si Chic Fille est “un journal à thématiques féminines”, ce n’est certainement pas parce qu’elle est une femme: “Je pense que c’est beaucoup plus risqué de lancer une revue généraliste, car il en existe déjà pas mal, qu’une revue féminine plus ciblée qui va, de fait, sortir du lot.

Peu importe le sexe, il faut avant tout des couilles pour lancer une entreprise en France.”

Parmi les nouveaux venus de la presse féminine ces dernières années, on trouve aussi le magazine participatif Paulette, fondé et dirigé par Irène Olczak, 29 ans. Peu importe le sexe, cette dernière croit savoir qu’“il faut avant tout des couilles pour lancer une entreprise en France”. Et même dans le très testostéroné groupe So Press, il y a une femme: Anne-Charlotte Vermynck, 31 ans, qui a monté il y a cinq ans Doolittle, un magazine destiné aux parents. “Je ne pense pas que les femmes soient moins carriéristes, j’en suis d’ailleurs la preuve, je travaille depuis que j’ai 19 ans et j’en avais 26 quand j’ai fondé Doolittle”, affirme-t-elle. Quant au prochain mook que vous verrez bientôt en librairies, il s’appelle Well Well Well et la boss Marie Kirschen. Donc, une femme qui lance un magazine, ça existe. 

 

2.   Les femmes prennent des risques, peu importe avec qui

Quand on a fait Brain au départ avec Anaïs (Ndlr: Anaïs Carayon), on était vraiment dans un esprit ‘bande’, on se sentait très fortes parce qu’on était deux”, se souvient Valentine Faure. Le syndrome “bande de potes” vaudrait-il exactement de la même manière pour les femmes que pour les hommes? À Cheek, on peut difficilement prétendre le contraire puisque le fait d’être trois et de se connaître depuis quelques années nous a sans aucun doute aidées à franchir le pas. Mais ce n’est pas tout le temps le cas: Anne-Charlotte Vermynck avait rencontré Franck Annese une seule fois avant de se pointer à son bureau pour lui demander franco s’il était prêt à soutenir le projet Doolittle: Je me suis associée à lui car ça allait me permettre de m’adosser à la force du groupe So Press.” Et la trentenaire a bien fait puisqu’au bout de deux ans, “le magazine est devenu autonome financièrement”. 

Lancer son projet demande une certaine affirmation, c’est s’exposer aux critiques et je pense que les femmes osent moins. Mais certaines le font et elles le font exactement comme les hommes.

Pour Chic Fille, contrairement à l’expérience Brain, Valentine Faure s’est sentie “beaucoup plus fragile”: “J’ai créé Chic Fille dans le doute, je demandais l’avis de tout le monde, y compris de mecs alors que ça ne leur était pas spécialement destiné… Et en fait, petit à petit, en avançant, j’ai réalisé que ça m’était de plus en plus indifférent ce qu’ils pensaient. Ça a été très libérateur.” La peur du jugement serait-elle davantage féminine? “Lancer son projet demande une certaine affirmation, c’est s’exposer aux critiques et je pense que les femmes osent moins. Mais certaines le font et elles le font exactement comme les hommes”, continue-t-elle. Les risques, Irène Olczak les a pris avec un mec -en l’occurence, le sien- et une amie, devenue depuis la directrice de la rédaction. Selon elle, la prise de risques, “c’est une question de personnalité et non pas une question de sexe.”  Plus compliqué en tant que femme de lancer un mag? “Non, assure Anne-Charlotte Vermynck, même si j’ai toujours l’impression de devoir me justifier car j’ai un magazine pour les parents sur les enfants et que moi-même, je n’en ai pas. Quand mon nouveau rédacteur en chef est arrivé, personne ne lui a posé de questions à lui.

 

3.   Les femmes n’hésitent pas à pousser la porte des magazines dits masculins

Si les hommes sont très peu représentés au sein des magazines féminins, où les rédactions sont très rarement mixtes, les journaux dit masculins, eux, ne semblent pas effaroucher les femmes. Ils les recrutent même à tour de bras, comme c’est le cas chez Lui, le mensuel de charme des années 60 relancé par Jean-Yves Le Fur en septembre 2013. Le magazine a beau célébrer “le connard d’hétéro-sexuel” selon Frédéric Beigbeder, directeur de la rédaction, l’équipe rédactionnelle dirigeante n’en est pas moins majoritairement féminine. Un état de fait qui s’explique très simplement pour Florence Willaert, rédactrice en chef de la partie magazine: “En presse mag, les plus grosses ventes sont réalisées par les féminins, preuve que leurs équipes savent faire du chiffre. Quand tu veux lancer un titre à gros tirage, tu vas chercher les équipes qui sont derrière les lancements réussis.” Dans le cas de Lui, des transfuges de Grazia première version, avec à leur tête la rédactrice en chef de l’époque, Iseult Williams. Et Florence Willaert de renchérir: “Ce n’est pas parce que j’ai un vagin que je ne peux pas comprendre la ligne éditoriale. Journaliste est un métier comme un autre et quand tu sais le faire, tu peux le faire n’importe où.”

“S’entourer de filles a peut-être été une sorte de filet de sécurité pour qu’on puisse les freiner quand ils vont trop loin. Mais au final, en réunion, c’est nous les pires!”

N’importe où, à condition d’être une “chick with dick” (une poulette avec une bite), comme le dit Séverine Pierron, rédactrice en chef adjointe de GQ, en attribuant toutefois cette expression à Anne Boulay, qui a “lancé de toutes pièces la VF du titre en 2008 et est depuis partie mettre son expérience au profit du Vanity Fair français. “Il faut être habituée à une ambiance de mecs. Quand je travaillais chez Glamour, j’étais la meuf qui parle fort et va voir des films de garçons.”La rédac chef adjointe ne s’en cache pas, il y a bien “un vieux fond de machisme” dans son bureau. “Les mecs recrutent les stagiaires sur photos”, explique-t-elle, mi-navrée, mi-amusée. Mais il y a aussi une rélle volonté de mixité, instaurée par Anne Boulay à l’époque et maintenue depuis. Une nécessité: “Nous les meufs, on met les mecs en boîte, on gueule, on fait les garde-fous. Avoir une rédaction mixte nous permet d’être vigilants quant à la représentation des femmes dans le magazine.” Même son de cloche chez Florence Willaert, qui suggère que “Pour Jean-Yves Le Fur et Frédéric Beigbeder, s’entourer de filles a peut-être été une sorte de filet de sécurité pour qu’on puisse les freiner quand ils vont trop loin. Mais au final, en réunion, c’est nous les pires!”. Pour Marie-Pierre Lannelongue, rédactrice en chef de M, le magazine du Monde, c’est évident: “Dans les grands groupes, aujourd’hui, c’est inenvisageable de ne nommer aucune femme. C’est catastrophique, ne serait-ce que pour l’image.” 

4.   La culture n’est pas plus l’apanage des hommes que le reste

Dans la bouche de Pamela Pianezza, fondatrice de Tess Magazine, “féminin en ligne 100% culturel”, la sous-représentation des femmes dans plusieurs domaines serait liée au manque de curiosité des journalistes. “En cinéma, dire qu’on ne peut pas faire une couverture avec une femme parce qu’elles ne sont pas assez nombreuses, c’est de la méconnaissance ou une absence de curiosité intellectuelle”, explique-t-elle. Idem pour la littérature: “Brandir Hunter S. Thompson et consorts comme sempiternelles références suprêmes, c’est de la paresse. Pourquoi ne pas parler, au hasard, de Sigrid Nunez ou de Lisa Carver? C’est un peu facile de se cacher derrière un machisme presque revendiqué, juste parce qu’on ne connaît pas autre chose.”

 “Dans le journalisme culturel, on est plein de gonzesses!”

Pour Judith Bernard, de Hors-Série, “il y a culture et culture. Peut-être qu’on trouve plus d’hommes dans le rap, le punk ou le rock, tout comme ils sont plus nombreux dans la catégorie des essais en ce qui concerne les livres. Mais du côté du roman, de la fiction, on observe une montée en puissance des femmes”, affirme cette féministe qui déplore la position trop souvent victimaire des femmes dans les milieux professionnels. “Et puis dans le journalisme culturel, on est plein de gonzesses!”, lâche-t-elle. Même si elle lance son site en binôme avec son compagnon, les quatre piliers rédactionnels de Hors-Série ne sont que des femmes –“mais cela n’est ni délibéré, ni théorisé, ce sont des alliances de sympathie, des gens avec lesquels j’avais envie de bosser”, assure-t-elle. Clairement anti-discrimination positive et fatiguée qu’“on ramène tout à nos appareils génitaux, à ce qu’on a dans le slip”, Judith Bernard sait qu’elle ne respectera sûrement pas une parité stricte dans les invités de ses émissions, et assume. De toute façon, chez Hors-Série, c’est un homme, Daniel Schneidermann, qui veille à maintenir l’équilibre. “Il nous dit ‘attention, il faut chercher la femme’”

5.   Mettre des femmes en couv’ est vu comme compliqué… par ceux qui ne veulent pas mettre des femmes en couv’

Chez Néon, on a testé plein de choses sur nos couvertures: une fille seule, un mec seul, un groupe, un couple, et même un paysage, explique Héloïse de Montety, chef de rubrique du titre pour trentenaires lancé en 2012 par Prisma. Mettre une femme n’est pas un problème, au contraire, et ça n’a pas d’impact négatif sur les ventes. L’important pour nous, c’est d’avoir une belle photo, cohérente avec le sujet de couverture.” Ce mag généraliste et mixte (acheté par 40% d’hommes), qui cible en priorité les 25-35 ans, a fait le pari de revisiter les codes traditionnels de la masculinité en s’intéressant à des sujets psychos. “On parle beaucoup de sentiments et d’émotions, on part du principe que  c’est sexiste de considérer que ce domaine n’est pas celui des hommes, et que c’est tout aussi sexiste de penser qu’un bon magazine masculin est forcément cynique ou hétéro-beauf, poursuit-elle. Par ailleurs, le fait que notre rédaction soit paritaire, voire légèrement plus féminine, nous aide à avoir des débats en internes, qui se reflètent dans notre ligne éditoriale.”

“Si la jeune presse, indépendante, qui postule à réinventer le métier, ne sort pas des vieilles recettes des gros groupes et n’a aucune audace, ce n’est plus la peine de faire de la presse.”

Autre jeune publication où les femmes ont trouvé leur place en Une: M, le supplément du Monde relancé en 2011 sous une nouvelle formule, qui lui a valu de recevoir le prix de Magazine de l’année en 2013. À sa tête, une femme, Marie-Pierre Lannelongue, pour qui la question du sexe ne se pose jamais au moment de choisir la couverture, qu’il s’agisse d’y mettre Christiane Taubira, Valeria Bruni-Tedeschi ou Chelsea Clinton. “Chez nous, la diversité et l’effet de surprise font partie du cahier des charges. Il faut dire qu’on ne va pas au kiosque et qu’on a le luxe de prendre cette liberté-là. Mais si la jeune presse, indépendante, qui postule à réinventer le métier, ne sort pas des vieilles recettes des gros groupes et n’a aucune audace, ce n’est plus la peine de faire de la presse. Aujourd’hui, il n’y a plus de recettes pour faire vendre.” Ce n’est pas Vanity Fair, autre succès récent de la presse magazine (la version française a été lancée il y a un an) qui dira le contraire. Le tout premier numéro était porté par Scarlett Johansson, et depuis, le titre alterne figures masculines et féminines en Une.

Féminisation de la presse © Laetitia Prieur

 

6.   Une seule solution: s’adapter à son époque

Si l’enquête de Slate déplore en conclusion qu’il faille recourir à la discrimination positive pour enfin réussir à féminiser la presse magazine (dans son contenu, comme au sein de ceux qui la font), elles sont nombreuses à répondre qu’à notre époque, plus besoin d’en arriver là. Notamment grâce au Web, qui offre une grande liberté et est un allié indiscutable de la diversité. Et donc des femmes. “Monter un journal en ligne, c’est beaucoup moins cher que de créer un journal papier, souligne Isabelle Germain, fondatrice du site Les Nouvelles News. Sur Internet, les femmes se lancent et font entendre une autre voix, hors de la hiérarchie masculine qui continue de dominer dans les médias traditionnels. Malheureusement, comme souvent, elles restent invisibles. Le site des Nouvelles News a beau être enregistré à la Commission paritaire en tant que média d’information politique et générale, nous ne sommes presque jamais cités ni sollicités.

Pourquoi on ferait du papier, vu que ça ne marche pas?”

Se lancer uniquement sur le Web, ce fut aussi le choix de Yagg. Judith Silberfeld, la rédactrice en chef, n’hésite d’ailleurs pas à le dire: “Pourquoi on ferait du papier, vu que ça ne marche pas?” Pour elle, Internet est un vrai gage de modernité, qui permet à la presse de se renouveler, en partie grâce aux réseaux sociaux. En tant que femme, mais surtout en tant que cofondatrice d’un site consacré à l’actu gay et lesbienne, Judith Silberfeld mesure l’opportunité qu’offre la presse en ligne pour tous ceux et celles qui veulent tenter leur chance. “Il y a de la place pour plein de médias sur le Web, la concurrence n’est pas du tout la même que sur le papier. Tout le monde gagne à mettre des liens vers d’autres sites et à se renvoyer les uns chez les autres.”

Les journalistes trentenaires voient les choses différemment, et on peut parier que dans dix ans, ce ne sera plus du tout un sujet.

Et si cet espace de liberté n’est pas directement adressé aux femmes, elles sont les premières à s’en emparer. Quant à faire de la discrimination positive pour trouver des femmes à interviewer, il s’agit pour Marie-Pierre Lannelongue d’un réflexe daté. “La génération des quadras est une génération charnière. Pour elle, les femmes ayant des postes à responsabilité, ça reste un truc original. Les journalistes trentenaires voient les choses différemment, même si on n’en est pas encore à la parité dans la société, et on peut parier que dans dix ans, ce ne sera plus du tout un sujet. Il ne faut pas nier les problèmes d’inégalités que connaissent les femmes, mais il ne faut pas non plus créer de polémiques là où il n’y en a pas.” On a bien envie de lui laisser le mot de la fin.

Faustine Kopiejwski, Myriam Levain et Julia Tissier


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