société

Harcèlement de rue

Déjà plus de 10 000 SMS envoyés au numéro anti-relous

Pour sensibiliser ceux qui insistent trop lourdement pour obtenir le téléphone d’une femme, le numéro anti-relous envoie un SMS leur rappelant le principe de consentement.
Déjà plus de 10 000 SMS envoyés au numéro anti-relous

Si vous lisez ce message, c’est que vous avez mis une femme mal à l’aise. (…) Ce n’est pas très compliqué: si une femme vous dit ‘non’, inutile d’insister. Apprenez à respecter la liberté des femmes et leurs décisions. Merci.” Voici le SMS que proposent d’envoyer Clara Gonzales et Elliot Lepers, deux militants féministes, au dernier relou qui a insisté, malgré votre refus, pour prendre votre 06. L’initiative a été lancée vendredi dernier, et est une adaptation française de la hotline américaine lancée par la blogueuse Mary Sue pour lutter contre “les mecs glauques”, mise en place cinq jours plus tôt. L’idée est de donner le fameux numéro, 06 44 64 90 21, à la personne qui a décidé de ne pas vous lâcher de la soirée. Elle recevra une heure plus tard un message de sensibilisation sur le consentement.

 

Preuve que les relous sont nombreux, en trois jours, déjà plus de 10 000 SMS ont été envoyés au numéro. Un retentissement tel qu’il met en danger le service téléphonique, confronté à des frais que ses fondateurs n’avaient pas imaginé aussi importants: “Si vous voulez que le projet continue, partagez les frais avec nous: 1 € = 6 relous ”, explique Clara Gonzales sur le site de Leetchi, où une cagnotte spéciale a été mise en ligne. Clara Gonzales précise que le traitement de chaque message coûte 16 centimes, et comprend les frais de réception et de réponse, d’où l’invitation au soutien financier des internautes. À ce jour, plus de 1 200 euros ont été collectés.

Margot Cherrid


6. #MeToo: L’Égypte condamne les harceleurs… mais aussi les harcelées

Le ras-le-bol contre harcèlement sexuel enflamme chaque jour un peu plus les réseaux sociaux égyptiens. Les tribunaux commencent à donner raison aux femmes victimes, mais emprisonnent aussi celles dont la colère vise les autorités.
#MeToo: L’Égypte condamne les harceleurs… mais aussi les harcelées - Cheek Magazine