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Dossier “Le corps” / En partenariat avec le CFPJ

#ObjectifBikiniFermeTaGueule: un hashtag peut-il aider à se sentir mieux dans son corps?

Plus d’un mois après le lancement du hashtag #ObjectifBikiniFermeTaGueule, on a interrogé des femmes afin de savoir ce que ce dernier avait changé dans la relation qu’elles entretiennent avec leur corps.  
© Marianne Izard
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En réaction au “Bikini body” et au hashtag #ObjectifBikini, ultra utilisés sur les réseaux sociaux dès que le printemps pointe le bout de son nez, l’humoriste Laura Calu a lancé #ObjectifBikiniFermeTaGueule en avril dernier, avec une ambition claire: dénoncer les injonctions médiatiques et publicitaires vantant les mérites du beach body et des régimes minceur avant la saison des plages.

Je pense que la chose la plus importante, c’est de se sentir bien comme on est”, affirmait ainsi la YouTubeuse sur Instagram, le 28 avril. Aussi basique qu’il soit, son message a été repris comme l’un des mots d’ordre de l’été 2018. Début août, on compte en effet plus de 8000 publications reprenant le hashtag #ObjectifBikiniFermeTaGueule sur Instagram. Mais un simple hashtag suffit-il à se sentir mieux dans son corps? Nous avons posé la question à ses utilisatrices. 

 

Claire, 26 ans, étudiante: “Voir toutes ces femmes s’assumer m’a aidée à m’assumer aussi

Voir toutes ces femmes s’assumer m’a aidée à m’assumer aussi. J’avais besoin de ce hashtag et de ce qu’il véhicule pour oser. Je suis fière de mon corps, même si je suis un peu complexée par des cicatrices. J’ai une maladie de peau, appelée maladie de Verneuil, qui entraîne la formation d’abcès. J’ai été opérée à de très nombreuses reprises. Auparavant, l’idée de s’exposer en maillot de bain me faisait aussi peur parce que certaines personnes pensent que pour être belle, il faut faire un 36. Je suis désormais fière de mon 46.

 

 

 

Ariane, 29 ans, infirmière: “Ce hashtag me conforte dans l’idée d’assumer ce que je mange

Ce hashtag me conforte dans l’idée d’assumer ce que je mange. Avant, j’avais des problèmes alimentaires. Je n’osais pas aller à la plage avec des amies. J’allais même sur des plages nudistes pour me sentir plus à l’aise. Maintenant, je déguste une glace à 23 heures et je n’en ai rien à carrer. Je fais du sport parce que j’en ai envie. Après, l’évolution de la relation qu’on entretient avec son corps est un processus très long. Depuis deux, trois ans, je suis suivie par une nutritionniste qui m’a appris à dédramatiser. Désormais, quand je vais à la plage, je profite du soleil et j’évite de penser à mes cuisses.

 

 

Moi quand je m assois ça me fait des gros cuissots. J’ai beaucoup de cellulite oh mon dieu tellement. Je ne suis pas du tout une fit girl, j’adore manger. Et je suis et lis à merveille @laura_calu avec son #objectifbikinifermetagueule ainsi que @ely_killeuse avec son #bodypositive et je me remonte le moral avec @posifit_kenza qui me dédramatise également beaucoup ! Trois nanas que je découvre ici (sauf laura Calu que je connaissais sur YouTube ), trois nanas que j’adore suivre, trois nanas qui me font tellement rire , trois nanas si différentes mais magnifique autant les unes que les autres. Petit hommage à vous les nanas, vous faites du bien autour de vous Nouvelle objectif : demain j’arrête de dire du mal à mon corp #acceptationdesoit #bodypositive #jenesuispasunefitgirl #objectifbikinifermetagueule #onesttoutesdescanons

Une publication partagée par na riane (@na_and_compagnie) le

 

Marianne, 22 ans, étudiante en médecine: “Faire partie d’un mouvement aide à franchir le pas

#ObjectifBikiniFermeTaGueule m’a fait du bien. Avec le hashtag, j’accorde moins d’importance à l’attitude que j’adopte au moment de faire une photo. C’est moins superficiel, et donc j’ai moins de mal à poster des images où je ne suis pas au top. Faire partie d’un mouvement aide à franchir le pas. Comme toutes les femmes, j’ai des complexes. J’ai eu une période, durant l’adolescence, où j’allais à la plage en short de bain. Et puis, j’en ai eu marre de me prendre la tête. À présent, j’essaye d’arrêter d’écouter les pensées négatives que j’ai sur mon corps pour prêter attention à ce que les gens me disent de positif.

 

 

Be you #objectifbikinifermetagueule #girlpower #freedom #sun #beach #girls #proud #beyourself #notperfect

Une publication partagée par Marianne Izard (@wndrfl_unikorn) le

 

Lucie, 27 ans, seconde de cuisine: “Même s’il n’y avait pas eu le hashtag, j’aurai posté une photo de mon corps

Le hashtag m’a fait plaisir. Je me suis dit ‘ah oui, ça fait plaisir de voir autant de femmes normales’ sur Instagram. C’était un peu la révolution. Après, même s’il n’y avait pas eu le hashtag, à titre personnel, j’aurais quand même posté une photo de mon corps, parce qu’au final, on s’en fout du diktat. Adolescente, j’étais très maigre. Avec l’âge, j’ai pris du poids, même un peu trop. Depuis deux ans, je me sens mieux. Je fais du sport, et ça agit sur mon moral.

 

 

On est pas bien là ? • • • #keepcool #positiveattitude #bodypositive #objectifbikinifermetagueule

Une publication partagée par Lucie (@lucie_kauffmann) le

 

Léa, 20 ans: “Je sais que mon corps plaît malgré ce que j’en pense

Je n’aime pas mon corps, surtout en période estivale, car je suis au-dessus de mon ‘poids de forme’. Je doute qu’un hashtag puisse changer cela. Mais désormais, je sais que mon corps plaît malgré ce que j’en pense. Cela m’a été confirmé après ma story sur Instagram. De nombreux abonnés m’ont répondu des commentaires super mignons et m’ont sorti des phrases du style ‘ce hashtag avec le corps que tu as! Ce n’est pas possible’. J’avoue que j’ai retrouvé un peu d’estime.

 

Propos recueillis par Pauline Chateau


1. J'ai exploré mon col de l'utérus lors d'un atelier d'auto-gynécologie

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