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Le podcast du jour

Ovidie lève le voile sur le traitement des prostituées en Suède

Ovidie était ce matin l’invitée de Sonia Devillers dans l’Instant M sur France Inter. Elle y présentait son documentaire Là où les putains n’existent pas, diffusé ce soir sur Arte. À écouter.
© Catherine Calvanus
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Au micro de Sonia Devillers, Ovidie a raconté ce matin les coulisses de son documentaire Là où les putains n’existent pas, consacré au côté obscur de l’égalité des sexes en Suède, qui sera diffusé ce soir sur Arte. C’est au travers d’un féminicide sordide que la militante pro-sexe lève le voile sur ce ce fameux modèle suédois, si souvent érigé en exemple et qui pourtant glace le sang. En 2014, Eva Maree, 27 ans, décède sous les coups de couteaux -31- de son ex-compagnon, notoirement violent. Le crime a lieu dans les locaux des services sociaux. Ceux-là mêmes qui ont retiré quelques années plus tôt la garde de ses enfants à Eva Maree. Son crime à elle? S’être prostituée pour subvenir aux besoins de ses enfants après avoir quitté son conjoint violent. Un péché impardonnable en Suède. “On considère en Suède qu’on ne peut pas être mère et putain à la fois” déclare Ovidie qui, dans ce documentaire retrace “le parcours d’une martyre.” Car il y a là-bas une véritable croisade contre “ces femmes de mauvaises vies, à la cuisse légère.” La prostituée y est forcément coupable. Interrogée par Ovidie, une voisine d’Eva Maree qui avait assisté à l’enlèvement de ses enfants par les services sociaux, raconte : “La responsable des services sociaux la persécutait car elle avait été travailleuse du sexe, elle la voyait comme une ennemie de la société et avait pour objectif de la détruire.

L’assassin, lui, a certes écopé de 18 ans de prison -encore heureux-, mais a tout de même conservé l’autorité parentale. “Socialement parlant, ce n’est pas lui qui a été condamné, ce n’est pas lui qui a été brulé sur un bucher, c’est elle”, déplore Ovidie qui avoue avoir “découvert quelque chose de pourri au royaume de la Suède.” Dans son documentaire, on découvre une archive vidéo d’Eva Maree, devenue militante contre ce système répressif, déclarer courageusement face caméra : “Je me suis prostituée, mais je reste un être humain.

À écouter au plus vite sur le site de France Inter.

Audrey Renault 


2. Elles utilisent leur sang menstruel comme engrais naturel

On a lu pour vous cet article de Vice dans lequel la journaliste Justine Reix donne la parole à ces femmes qui utilisent leur sang menstruel comme engrais pour leur potager. 
© Catherine Calvanus - Cheek Magazine
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3. Grâce à Claude Terosier, apprendre à coder devient un jeu d'enfant

Elles sont médecins, ingénieures, réalisatrices ou militantes. Pour la première fois cette année, la Région Île-de-France a voulu célébrer ces Franciliennes qui s’engagent et font bouger les lignes. Les trophées ellesdeFrance les ont récompensées pour leur courage, ou pour leurs actions menées dans le domaine de l’innovation, de la création, de la solidarité. Nous avons rencontré ces femmes extraordinaires: cette semaine, on vous présente Claude Terosier, prix de l’innovation et fondatrice de Magic Makers, des ateliers pour apprendre aux enfants à coder. 
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4. Meet My Mama, la start-up qui redonne le pouvoir aux femmes au foyer du monde entier

L’empowerment a un goût. C’est ce que démontrent les cuisinières de Meet My Mama, un service traiteur né il y a deux ans et valorisant le talent des femmes réfugiées et issues de l’immigration. Grâce à l’initiative de trois vingtenaires, les mères au foyer deviennent des cheffes. Rencontre.
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5. Pourquoi la nouvelle pub Gillette rend-t-elle fous les masculinistes?

Pour l’instant diffusée uniquement aux Etats-Unis et sur Youtube, la nouvelle campagne des rasoirs Gillette a retenu la leçon de #MeToo et invite ses utilisateurs à échanger les codes de la virilité toxique contre ceux d’une masculinité positive. Ô surprise! Le message a du mal à passer.
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