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Bande dessinée

“Passer à la casserole”: quand une dessinatrice s'attaque au viol conjugal

Dans la bande dessinée Passer à la casserole, la dessinatrice Marine Spaak rappelle que le viol conjugal est une réalité subie par près de 25% des femmes et pousse un coup de gueule contre sa banalisation au nom d’un soi-disant “devoir conjugal”.
© Marine Spaak
© Marine Spaak

© Marine Spaak


Non, un violeur n’est pas forcément un inconnu qui vous attaque sournoisement dans une ruelle sombre. Il est plus souvent un ami, un collègue, un voisin, voire un mari ou un compagnon. Pour rappeler que le viol conjugal et les violences sexuelles au sein du couple sont une réalité qui touche près d’une femme sur quatre, la dessinatrice Marine Spaak, autrice du blog Dans Mon Tiroir, vient de publier une série de planches très instructives. 

En partenariat avec le magazine féministe belge Femmes Plurielles, Marine Spaak illustre une analyse sur le viol conjugal réalisée en décembre 2017 par la chercheuse Amandine Michez. Dans cette BD intitulée Passer à la casserole, la dessinatrice met en image la banalisation du viol au sein du couple, la difficulté des victimes à mettre des mots sur ce traumatisme insidieux, le poids d’un supposé “devoir conjugal” ou encore l’incapacité de certain·e·s à comprendre qu’un rapport forcé, même de la part d’un partenaire intime, reste un viol. Espérons qu’au même titre que la charge mentale, médiatisée grâce à la dessinatrice Emma, Marine Spaak parvienne grâce à ces quelques dessins à faire évoluer les mentalités, ou du moins à déclencher une prise de conscience. 

 

Audrey Renault

 


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© Marine Spaak - Cheek Magazine
© Marine Spaak