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“Qu’est-ce qu’elle fout là la pakpak?”: Une ex-Miss raconte le racisme qu’elle a subi

Si vous ne deviez voir qu’une seule vidéo aujourd’hui, ce serait cette pastille publiée par Fraîches dans laquelle Meggy Pyaneeandee, miss Île-de-France 2016, revient sur le racisme auquel elle a dû faire face.
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Vous vous rendez compte qu’aujourd’hui, en 2017, en France […], une fille, elle est élue en Île-de-France, la région de la diversité, et malgré tout, elle est critiquée pour ses origines?” Dans une vidéo réalisée par Fraîches et publiée vendredi dernier, Meggy Pyaneeandee, Miss Île-de-France 2016, revient sur son parcours, les raisons de sa participation à l’élection de Miss France et les injures racistes dont elle a fait l’objet. D’origine mauricienne, la jeune femme de 23 ans grandit en Seine-Saint-Denis (93), là où “il faut avoir des formes, être bonne”, avant d’intégrer Sciences Po et de voir les standards de beauté évoluer. Alors que, pendant son adolescence, elle est sujette aux railleries car considérée comme trop maigre, elle découvre un environnement dans lequel “faire un 34” est hyper stylé”.

Lorsqu’elle décide de participer à son premier concours de beauté, Meggy Pyaneeandee doit convaincre ses camarades de l’utilité de sa démarche: “Oui je vais me mettre en maillot de bain devant les gens, oui on va s’intéresser à moi pour mon physique, explique-t-elle. Mais regardez, aujourd’hui je suis là et je parle d’autre chose, et vous ne vous seriez pas intéressés à moi si je n’avais pas participé à l’élection Miss Île-de-France.” Très vite, l’étudiante déchante: sa participation à Miss France est “hyper mal reçue”, son nom est tweeté et retweeté, souvent accompagné d’insultes racistes comme “Qu’est-ce qu’elle fout là la pakpak?”. Une situation difficile à avaler, surtout lorsqu’elle s’aperçoit que leurs auteurs ne sont “pas les Français fachos qui votent Marine Le Pen, mais aussi des gens de mon quartier, des gens de couleur”.

Bientôt diplômée de Sciences Po, l’ex-Miss au parcours atypique a encore du mal à comprendre que de telles réactions soient encore possibles en France en 2017, et se désole: “C’est très triste pour moi de dire ça parce que je suis fière d’être française, mais aujourd’hui quand j’y repense, j’ai souffert.” 

 

Margot Cherrid


3. TPMP: Quand Jean-Marie Bigard mime et banalise le viol en direct

Lundi 11 février, dans Touche pas à mon poste, Jean-Marie Bigard a mimé une scène de viol. Ce n’est pas la première fois que l’émission de Cyril Hanouna banalise les violences sexistes et sexuelles. 
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6. #MeToo: Le milieu du tatouage a aussi son lot de porcs

Le monde du tatouage n’échappera pas à la vague #MeToo. Sexisme, abus, harcèlement, attouchements, agressions sexuelles… Qu’elles soient clientes ou tatoueuses, des femmes témoignent, victimes de professionnels peu scrupuleux. En cause notamment: une culture machiste encore trop prégnante. Exhaustif.
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7. Depuis la France, Awa Ba mène une guerre contre la polygamie

Elles sont médecins, ingénieures, réalisatrices ou militantes. Pour la première fois cette année, la Région Île-de-France a voulu célébrer ces Franciliennes qui s’engagent et font bouger les lignes. Les trophées ellesdeFrance les ont récompensées pour leur courage, ou pour leurs actions menées dans le domaine de l’innovation, de la création, de la solidarité. Nous avons rencontré ces femmes extraordinaires: cette semaine, on vous présente Awa Ba, prix de la solidarité, autrice du livre Polygamie la douleur des femmes et fondatrice de l’association En Finir Avec la Polygamie.
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