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Charge mentale, injonctions: le nouvel épisode de “Quoi de meuf” dissèque la santé mentale des femmes

On a écouté pour vous de podcast de Quoi de Meuf sur les facteurs qui influencent la santé mentale des femmes, et on vous le conseille fortement.
Quoi de meuf Mélanie Wanga et Clémentine Gallot © Aurore Bano
Quoi de meuf Mélanie Wanga et Clémentine Gallot © Aurore Bano

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Selon plusieurs études, les femmes sont deux fois plus souvent concernées que les hommes par la dépression et représentent 60% des consommateurs d’antidépresseurs.” Pour le cinquième épisode de Quoi de Meuf, disponible depuis le 18 février, Clémentine Gallot et Mélanie Wanga ont décidé de s’attaquer à la santé mentale des femmes. Dans le podcast intitulé Toutes hystériques, les deux journalistes évoquent une “population à risque susceptible de souffrir de troubles notamment dus à des facteurs sociaux comme la charge mentale, le harcèlement, les micro-agressions, le poids de l’histoire et le sexisme au quotidien”. Pour expliquer cette différence systémique et non naturelle, elles mettent également en évidence le caractère très masculin de la médecine spécialisée dans la psychiatrie. C’est d’ailleurs Hippocrate qui donne naissance au concept d’hystérie, maladie soi-disant due à l’utérus et dont les rapports sexuels et la maternité sont les remèdes selon lui. Il faudra attendre 1906 pour qu’une femme, Madeleine Pelletier, soit diplômée de psychiatrie en France.

La société encourage les petites filles à l’inquiétude et à l’inaction dès leur plus jeune âge. Il faut être polie, souriante, ne pas se salir, ne pas se battre”, détaillent les deux jeunes femmes. Elles poursuivent en décrivant une éducation marquée à l’adolescence par une injonction à ne pas sortir seules et à ne pas “provoquer” les hommes. “Il y a un développement d’inquiétude et d’hyper vigilance chez les femmes qui a un impact sur la psyché, dénoncent-elles. Il faut toujours faire attention à comment on est, comment on se présente vis-à-vis du monde extérieur, ça rend fou.”

Clémentine Gallot et Mélanie Wanga pointent également du doigt les conditions responsables chez la femme d’une faible confiance en elle: “Etre considérées comme des objets, ça n’aide pas, être harcelée dans la rue, ou mal payée et donc méprisée non plus.” Une situation accentuée en cas de cumul des discriminations, comme chez les femmes LGBTQ ou racisées.

Pour redorer son estime de soi, les deux journalistes recommandent le self-care. “Il ne s’agit pas que de s’acheter des bougies et de prendre des bains en écoutant du Mariah Carey […] mais aussi de faire ce qui va vous donner du pouvoir et vous aider à affronter votre  vie sous tous ses aspects, le sexisme, le racisme, la LGBT-phobie. Ca peut être dire non plus souvent, désinstaller les applications de réseaux sociaux de votre téléphone, méditer, aller chez le psy. Se trouver du temps pour soi et son bien-être mental.”

Margot Cherrid


1. Elles utilisent leur sang menstruel comme engrais naturel

On a lu pour vous cet article de Vice dans lequel la journaliste Justine Reix donne la parole à ces femmes qui utilisent leur sang menstruel comme engrais pour leur potager. 
Quoi de meuf Mélanie Wanga et Clémentine Gallot © Aurore Bano - Cheek Magazine
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2. Grâce à Claude Terosier, apprendre à coder devient un jeu d'enfant

Elles sont médecins, ingénieures, réalisatrices ou militantes. Pour la première fois cette année, la Région Île-de-France a voulu célébrer ces Franciliennes qui s’engagent et font bouger les lignes. Les trophées ellesdeFrance les ont récompensées pour leur courage, ou pour leurs actions menées dans le domaine de l’innovation, de la création, de la solidarité. Nous avons rencontré ces femmes extraordinaires: cette semaine, on vous présente Claude Terosier, prix de l’innovation et fondatrice de Magic Makers, des ateliers pour apprendre aux enfants à coder. 
Quoi de meuf Mélanie Wanga et Clémentine Gallot © Aurore Bano - Cheek Magazine
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3. Meet My Mama, la start-up qui redonne le pouvoir aux femmes au foyer du monde entier

L’empowerment a un goût. C’est ce que démontrent les cuisinières de Meet My Mama, un service traiteur né il y a deux ans et valorisant le talent des femmes réfugiées et issues de l’immigration. Grâce à l’initiative de trois vingtenaires, les mères au foyer deviennent des cheffes. Rencontre.
Quoi de meuf Mélanie Wanga et Clémentine Gallot © Aurore Bano - Cheek Magazine
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4. Pourquoi la nouvelle pub Gillette rend-t-elle fous les masculinistes?

Pour l’instant diffusée uniquement aux Etats-Unis et sur Youtube, la nouvelle campagne des rasoirs Gillette a retenu la leçon de #MeToo et invite ses utilisateurs à échanger les codes de la virilité toxique contre ceux d’une masculinité positive. Ô surprise! Le message a du mal à passer.
Quoi de meuf Mélanie Wanga et Clémentine Gallot © Aurore Bano - Cheek Magazine
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7. Sara García Gross, militante féministe, se bat pour le droit à l'avortement au Salvador

Sara García Gross, une militante salvadorienne, a reçu le 9 janvier le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes pour ses actions en faveur de la dépénalisation de l’avortement au Salvador et en Amérique Centrale. La militante s’est construite auprès de grandes figures guerrilleras salvadoriennes pour embrasser aujourd’hui un féminisme intersectionnel. Rencontre.
Quoi de meuf Mélanie Wanga et Clémentine Gallot © Aurore Bano - Cheek Magazine
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