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On a testé pour vous le pom-pom inclusif et body positive

Chaque mois, Elise Bouskila organise des stages de pom-pom pour aider femmes et hommes à accepter leurs corps et profiter de l’énergie positive de cette discipline.
© Elise PomPom Girls
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Autant vous dire que, lorsqu’on a reçu un mail d’invitation à un stage de pom-pom, on n’était pas franchement partante. Sûrement parce qu’on a toutes en tête l’image de la méchante cheerleader américaine, bien foutue et dédaigneuse. Lorsque l’organisatrice, Elise Bouskila, aka Elise Pompom Girl -elle tient particulièrement à ce nom-, nous contacte, elle insiste sur le caractère body positive et inclusif des  cours qu’elle délivre depuis 2011. “C’est du pom-pom pour tous sexes, tous âges et toutes morphologies”, assure-t-elle. Résultat? On bloque l’après midi du samedi 10 février et on se prépare psychologiquement à bouger sur la chanson Buttons des Pussycat Dolls dans un studio planqué au fin fond du 13ème arrondissement de Paris.  

Dans les vestiaires, on échange avec deux jeunes femmes. La première assiste au cours pour oublier les complexes liés à ses rondeurs, parce qu’ici, “personne ne nous juge”. “Il ne faut pas croire que les femmes rondes sont les seules à manquer de confiance en elles, complète sa voisine. J’ai eu des problèmes d’anorexie, je ne suis pas bien dans mes pompes et j’essaye de me reconstruire par le sport.” D’autres nous expliquent s’être tournées vers le pom-pom body positive après avoir été refusées par des écoles de danse à cause de leurs formes. Une fois que les 22 danseuses sont prêtes -aucun homme n’est présent aujourd’hui- Elise lance un joyeux: “Est-ce que vous avez la pataaaate?” Et d’enchaîner: “L’idée c’est que vous kiffiez, il faut profiter de l’énergie positive, vous donner à fond, vous faire faire plaisir et sourire.

On a testé pour vous le pom-pom inclusif et body positive

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Après un petit échauffement, la professeure dévoile la chorégraphie que l’on va devoir exécuter d’ici deux heures, devant un miroir qui couvre une largeur de la pièce. Autant vous dire qu’à ce moment là, on flippe, rapport à notre souplesse proche de l’élasticité d’un manche à balai et de notre grâce équivalente à celle d’un cachalot. On est plutôt ballon rond-crampons que ballerines-tutu. On s’étonne d’ailleurs de voir certaines des élèves maquillées pour la séance, mais les danseuses se justifient ainsi: lorsqu’on se trémousse devant son reflet pendant deux heures, autant se trouver jolie. Soit. Chacune attrape une paire de pompons et commence à effectuer les premiers pas. Ici, il n’y a aucune pression: si on est incapable de toucher le sol, on tentera le genou. Ça nous arrange.

N’essayez pas de manger les pompons, c’est dégueulasse!

L’ambiance est à la rigolade. “N’essayez pas de manger les pompons, c’est dégueulasse”, se marre Elise quand l’une des femmes se fouette le visage maladroitement. “On pourra faire une choré sur Cotton Eye Joe?”, s’amuse une jeune femme pour se moquer de sa propre démarche. Au bout de deux heures, notre groupe a de la gueule et on arrive -presque- à caler notre roulé-boulé -presque- sexy sur le “hin-hin” du refrain des Pussycat. Le cours se termine et les participantes semblent très satisfaites. Elles s’applaudissent et squattent la salle pendant une bonne vingtaine de minutes pour prendre selfies et vidéos avec les pompons.

On sort du cours de bonne humeur, contentes de s’être prises pour Beyoncé le temps d’une après-midi. Pour celles et ceux que ça tente, le prochain stage aura lieu le 10 mars et sera dédié à Britney Spears. Très girly on vous l’accorde, mais ses élèves nous le promettent: il leur arrive aussi de danser sur du Linkin Park, Marilyn Manson et Soprano.

Margot Cherrid


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