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Le Cheek Point

“Un porc, tu nais?”: Leïla Slimani répond à la tribune du Monde dans Libération

On a lu cette réponse de Leïla Slimani dans Libération à la tribune du Monde sur la “liberté d’importuner”, et on vous la recommande. 
© Pierre Hybre
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“Marcher dans la rue. Prendre le métro le soir. Mettre une minijupe, un décolleté et de hauts talons. Danser seule au milieu de la piste. Me maquiller comme un camion volé. Prendre un taxi en étant un peu ivre. M’allonger dans l’herbe à moitié dénudée. Faire du stop. Monter dans un Noctambus. Voyager seule. Boire seule un verre en terrasse. Courir sur un chemin désert. Attendre sur un banc. Draguer un homme, changer d’avis et passer mon chemin. Me fondre dans la foule du RER. Travailler la nuit. Allaiter mon enfant en public. Réclamer une augmentation. Dans ces moments de la vie, quotidiens et banals, je réclame le droit de ne pas être importunée. Le droit de ne même pas y penser.”

Dans un beau texte publié ce jour dans Libération et intitulé “Un Porc, tu nais?”, Leïla Slimani répond à son tour à la consternante tribune sur la “liberté d’importuner” publiée dans Le Monde mardi 9 janvier. L’écrivaine y évoque son droit à ne pas être importunée, et redonne une voix à “celles qu’on suit, qu’on harcèle, qu’on viole, qu’on insulte, qu’on traite comme des intruses dans l’espace public.” Un texte clair et essentiel, qui rappelle ce qu’est l’origine des mouvements #MeToo et #BalanceTonPorc. 

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