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Chronique / “L'année où je me suis mariée”

À quelques semaines de mon mariage, je n'ai pas échappé à la corvée de l'EVJF

Anne H. avait toujours pensé que son mariage serait le plus beau jour de sa vie. Mais maintenant que le D-Day approche, elle commence à comprendre que ce ne sera pas le cas. Avant l’échéance, au printemps 2015, elle nous raconte les coulisses plus ou moins réjouissantes du grand jour.
Mes meilleures amies © Universal Pictures International France
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S’il y a bien une étape incontournable dans tout mariage qui se respecte, c’est l’EVJF -l’enterrement de vie de jeune fille pour les non-initiés. Le principe? Entourer, le temps d’une journée ou d’un week-end, la future mariée en lui organisant des activités surprises plus ou moins cools. Il est temps de l’avouer: je n’ai jamais aimé les EVJF. Et sur ce point, je suis totalement incomprise.

Car, bien plus qu’un rite de passage, l’EVJF est un évènement censé mesurer insidieusement l’attachement que vous portent vos amies. Attention, les déceptions sont parfois grandes. Si la future mariée rêve de partir trois jours à New York et se retrouve à Cabourg, c’est le désenchantement assuré. Sans parler de la shortlist des personnes conviées à ce week-end très privé: il y a toujours des drames qui se nouent, et qui parfois éclatent pendant le mariage. Parfois, l’EVJF vole même la vedette au mariage en lui-même. Mais le fond du problème, c’est que l’EVJF est toujours une prise de tête qui dure des semaines pour les organisatrices.

“Dans la liste, il y a toujours l’amie aigrie qui ne comprend pas pourquoi elle n’est pas témoin.”

Nombreux sont les témoins qui engagent les hostilités six mois avant le jour J et bombardent de mails les heureuses élues conviées. Bien sûr, personne ne répond, sauf pour critiquer le programme proposé. Dans la liste, il y a toujours l’amie aigrie qui ne comprend pas pourquoi elle n’est pas témoin. Ou alors l’amie d’enfance qui ne s’attendait pas à être invitée au mariage ET à l’EVJF et qui n’ose pas décliner. Elle répond donc “je ne sais pas” pendant des mois à la question “tu participes ou pas?”. N’oublions pas la collègue copine soi-disant super busy qui n’a pas une minute pour répondre à un simple mail.

Le premier obstacle? Trouver une date qui convienne à 12 personnes. Le deuxième, c’est le budget, qui peut passer du simple au triple entre celles qui ont la folie des grandeurs et celles qui n’ont déjà pas les moyens de partir en week-end. Car l’addition monte vite, très vite, même lorsque l’EVJF dure seulement une journée. La jolie industrie du mariage l’a bien compris et toute activité de groupe est hors de prix. Entre la soirée en boîte, le spa, la séance photo, l’atelier danse, le bar à cocktails, impossible de s’en sortir à moins de 100 euros. Quand on ne roule pas sur l’or, ça ne fait pas vraiment rêver de se saigner pour manger dans le brouhaha avec 12 personnes, dont souvent on ne peut pas saquer la moitié… Car à moins d’être un groupe d’amies d’enfance, le mélange hétéroclite engendré par un EVJF produit plus de tensions que de coups de cœur entre les participantes.

“Ayant déjà fait les ateliers cupcakes, les séances photo, les spas et autres piscines, pour mon propre mariage, j’aurais bien passé mon tour.”

Surtout, le côté “on reste entre filles” pour faire des activités girly est, au mieux, ennuyeux à mourir, au pire, complètement cul-cul. Mon pire EVJF? Le seul que j’ai dû organiser avec une bande de pestes, qui n’ont pas joué le jeu, et ont exécuté le programme en tirant la gueule. Un cauchemar. Ayant déjà fait les ateliers cupcakes, les séances photo, les spas et autres piscines, pour mon propre mariage, j’aurais bien passé mon tour. Mais comme, de nos jours,  c’est impossible de sauter cette sacro-sainte étape, j’ai donné des consignes claires à mes témoins en les orientant vers un EVJF mixte et peu coûteux (enfin, autant que possible).

Finalement, la surprise a été à la hauteur. Mes amis, filles et mecs, sont venus me récupérer à la sortie du travail avec une bouteille de champagne. Un classique. On a enchaîné un cours de yoga (j’en avais bien besoin vu la tension que génère la préparation au mariage ), une nuit en boîte (eh oui, on n’y coupe pas!) et un brunch le lendemain avec une dégustation de vins dans la foulée. Un week-end farniente et pas vraiment régime à quelques semaines du jour J, et tout le monde y a mis du sien.

“Finalement, moi qui rêvais de bouleversements, de rupture de traditions, c’est tout l’inverse qui s’est passé.”

Comme c’était à Paris, les participants sont venus un peu à la carte. Ceux qui pouvaient l’ont fait, les autres viendront déjà à la fête et c’est très bien. Pas de pression financière. Aucune frustration, et surtout des garçons! Finalement, moi qui rêvais de bouleversements, de rupture de traditions, c’est tout l’inverse qui s’est passé, et c’était parfait comme ça. Pierre, de son côté, a fait un week-end sportif avec ses potes et j’ai appris en rentrant qu’il avait tellement bien fêté ça qu’il avait vomi dans sa valise. Moi qui déteste les week-end girly, je me suis quand même dit que ça avait le mérite de me laisser reposée, déstressée… Et propre!


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