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Le Cheek Point

Massages, douches, nudité: Salma Hayek raconte les demandes hallucinantes d'Harvey Weinstein

On a lu pour vous ce témoignage accablant de Salma Hayek contre Harvey Weinstein, et on vous le recommande. 
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Je me fichais de l’argent; j’étais tellement excitée à l’idée de travailler avec lui et sa société. Dans ma naïveté, j’ai cru que mon rêve se réalisait. Il validait les 14 dernières années de ma vie. Il misait sur moi -une inconnue. Il avait dit oui. Je ne savais pas encore que de mon côté, j’allais me mettre à dire non.

Non à lui ouvrir la porte à n’importe quelle heure de la nuit, hôtel après hôtel, lieu après lieu, où il débarquait sans prévenir, même quelque part où je tournais un film dans lequel il n’était pas impliqué.

Non à la douche avec lui.

Non à le laisser me regarder prendre une douche.

Non à le laisser me faire un massage.

Non au massage exécuté par son ami nu.

Non au sexe oral qu’il voulait me donner.

Non à me mettre nue avec une autre femme.

Non, non, non, non, non…

Et à chaque refus, la rage d’Harvey. Je ne crois pas qu’il détestait plus un mot que non. Ses demandes absurdes allaient d’un coup de fil furieux en pleine nuit pour me demander de virer mon agent avec qui il s’était disputé sur un autre film avec un autre client, à me traîner hors d’un gala d’ouverture en l’honneur de Frida au festival de Venise, pour que je puisse l’accompagner à une soirée privée avec des femmes dont je pensais qu’elles étaient des mannequins avant d’apprendre qu’elles étaient des prostituées de luxe.

Dans un long témoignage paru hier dans le New York Times, la comédienne, réalisatrice et productrice Salma Hayek raconte pour la première fois les relations complexes qu’elle a entretenues avec Harvey Weinstein, producteur du film Frida qu’elle a porté à bout de bras au début des années 2000. Pour voir aboutir ce projet qui lui tenait particulièrement à cœur, elle a fait beaucoup de sacrifices, y compris tourner une scène de sexe lesbien nue, parce qu’Harvey Weinstein, le producteur tout-puissant du film, l’avait exigé. Dans ce texte, l’actrice mexicaine lève le voile sur la peur qu’a longtemps exercé sur elle le prédateur d’Hollywood, qu’elle qualifie de “monstre”, et conclut que si les femmes n’ont pas parlé avant, c’est tout simplement qu’elles ne le pouvaient pas.

À lire de toute urgence en VO sur le site du New York Times


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