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Serena Williams dénonce le double standard de l'arbitrage au tennis

La joueuse américaine a qualifié la sanction reçue lors de la finale de l’US Open de sexiste, avant d’être soutenue par le monde du tennis. 
Capture d'écran de la vidéo “US Open: Serena Williams accuse l'arbitre de sexisme après sa défaite polémique en finale”, du “HuffPost”
Capture d'écran de la vidéo “US Open: Serena Williams accuse l'arbitre de sexisme après sa défaite polémique en finale”, du “HuffPost”

Capture d'écran de la vidéo “US Open: Serena Williams accuse l'arbitre de sexisme après sa défaite polémique en finale”, du “HuffPost”


Pour moi, lui dire que c’est un voleur et recevoir un jeu de pénalité pour ça, c’est une décision sexiste. Il n’a jamais infligé un jeu de pénalité à un homme parce qu’il l’a traité de ‘voleur’. Ça me dépasse. Mais je vais continuer à me battre pour les femmes, pour qu’on soit traitées à égalité.” Samedi 8 septembre, la joueuse de tennis Serena Williams a fait part de sa frustration lors de la conférence de presse qui a suivi sa défaite en finale de l’US Open. L’Américaine a reçu un jeu de pénalité pour “coaching”, “bris de raquette” et “insulte”, une sanction très rare à ce niveau, qui s’accompagne d’une amende de 17 000 dollars. Son coup de sang aurait été provoqué par le premier avertissement distribué par l’arbitre, accusant son entraîneur d’avoir tenté de lui donner des conseils pendant la partie, ce qui est certes interdit au tennis, mais très rarement sanctionné. “Je ne triche pas pour gagner, je préfère encore perdre. C’est incroyable, je n’ai pas reçu de ‘coaching’. Je ne triche pas, je n’ai jamais triché de ma vie, je me bats pour ce qui est juste, vous me devez des excuses, a adressé Serena Williams à l’arbitre. Vous attaquez ma personne. Vous avez tort. Vous n’arbitrerez plus jamais un de mes matchs. Vous me devez des excuses. C’est vous le menteur […] Vous êtes un voleur. Vous m’avez volé un point.” 

 

 

L’Américaine a été soutenue par certain·e·s ancien·ne·s joueur·se·s comme James Blake ou Billie Jean King, qui dénonce un double standard sur Twitter: “Quand une femme exprime ses émotions elle est “hystérique” et on la pénalise pour cela. Quand un homme fait la même chose, on estime qu’il fait preuve de sincérité et il n’y a pas de conséquence.” L’analyse de l’ancienne numéro 1 mondiale est d’ailleurs partagée par la WTA, l’association des joueuses professionnelles, dont le directeur Steve Simon a déclaré dans un communiqué: “La WTA pense qu’il ne devrait pas y avoir de différence de degré dans la tolérance face aux émotions exprimées par les hommes et les femmes et s’engage pour s’assurer que tous les joueurs et joueuses soient traité·e·s de la même façon. Nous ne pensons pas que ça a été le cas hier soir.” 

Alors que la presse semble divisée sur le caractère sexiste de cette affaire, on ne peut que déplorer qu’elle en oublie de célébrer Naomi Osaka, joueuse de 20 ans au tennis flamboyant, victorieuse de l’US Open. Elle est la première Japonaise, hommes et femmes confondus, à remporter un Grand Chelem. Pas de quoi toucher les spectateurs new-yorkais, qui ont hué la jeune femme au moment de la remise des coupes, au point qu’elle termine en pleurs. Pour être consolée et défendue, elle a pu compter sur son idole, Serena Williams qui a adressé à la foule: “C’est son premier titre en Grand Chelem. Faisons de ce moment le meilleur moment possible. Reconnaissons le mérite où il y en a. Ne huons plus. Félicitations Naomi.” C’est beau la sororité.

 

Margot Cherrid


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