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Une jeune femme dénonce sur Facebook le slut-shaming dont elle a été victime

Une jeune femme habitant à Toulon, Maude Vallet, a témoigné sur Facebook du slut-shaming dont elle a été victime alors qu’elle portait un short. 
La photo postée par Maude Vallet sur Facebook
La photo postée par Maude Vallet sur Facebook

La photo postée par Maude Vallet sur Facebook


Son statut a déjà été partagé plus de 25 000 fois sur Facebook. Le 13 juin, Maude Vallet, une jeune femme vivant à Toulon, a souhaité témoigner du slut-shaming dont elle a été victime et pousser un gros coup de gueule. Elle raconte qu’elle s’est fait agresser par un groupe de cinq filles. L’objet de l’agression? Son short, jugé trop court par cette bande de nanas dont elle a croisé le chemin.

Maude Vallet écrit: “Nous sommes en 2016 et un groupe de 5 FILLES m’a insultée, menacée, craché dessus dans un bus sans que jamais personne n’intervienne, malgré leurs hurlements et les miens. Elles n’ont visiblement pas apprécié tous les arguments que j’ai sorti en faveur de l’égalité homme-femme et de la liberté de disposer de son propre corps puisqu’elles m’ont suivie pour me frapper lorsque je suis sortie du bus et ne sont parties qu’après qu’un homme que j’ai interpellé ait attendu avec moi qu’elles s’en aillent (au bout de 15 minutes, vous captez le délire?)

 

Une “triste première”

Très en colère, la jeune femme a “la très agréable impression d’avoir fait un bond de quelques siècles en arrière”, elle qui a “l’habitude des pelos relous qui te klaxonnent et te sifflent comme un chien parce que tu as le malheur de disposer d’un vagin, qui viennent te harceler parce qu’ils ne comprennent pas ton ‘non’” et qui connaît déjà “les propos misogynes et salaces quand tu n’as apparemment pas assez de tissu sur toi pour protéger ta vertu”. Mais cette fois-ci, le fait qu’elle ait été agressée par des femmes est “une triste première”, assure-t-elle.

Maude Vallet a accompagné son témoignage d’une photo d’elle dans ce fameux short et elle termine ainsi: “Ci-joint la tenue du crime -que ce pauvre événement ne m’empêchera absolument pas de reporter, BIEN AU CONTRAIRE et n’en déplaise aux cons.” Bien dit. Cette histoire n’est pas sans rappeler l’agression similaire d’une adolescente à Gennevilliers en avril dernier.

 

Julia Tissier


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La photo postée par Maude Vallet sur Facebook - Cheek Magazine
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La photo postée par Maude Vallet sur Facebook - Cheek Magazine
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