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SuperShe Island: Pourquoi cette île réservée aux femmes n'est pas féministe

Au large de la Finlande, l’île SuperShe Island propose aux femmes des vacances synonyme de relaxation, méditation et empowerment, en l’absence des hommes.
instagram.com/supershesnaps
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“Avez-vous déjà voulu fuir sur une île déserte, respirer l’air frais, nager nue dans l’océan et dormir sous les étoiles?”. Dans sa vidéo de promotion et sur son site internet, c’est bien ce que promet SuperShe Island, une île de vacances réservée exclusivement aux femmes. Située au large de la Finlande, ce centre de vacances a ouvert ses portes en juin dernier sous l’impulsion de Kristina Roth, une riche entrepreneure germano-américaine qui voulait créer une “communauté de femmes issues du monde entier et rassemblées pour créer le changement et réussir l’impossible”. Tout un programme.

 

 

Interviewée par Newsweek, la fondatrice affirme être inspirée par la Women’s March de 2017 et les mouvements tels que #MeToo: “[Les femmes] croient en elles-mêmes plus que jamais et utilisent cette énergie pour réaliser des changements importants”. Aux détracteurs qui l’accusent de sexisme, la cheffe d’entreprise argue que les hommes ont toujours eu des clubs entre eux, comme le golf. Interrogée par le New York Post sur l’interdiction envers la gent masculine, elle explique que les femmes doivent se détacher des hommes en vacances: “Quand il y a un garçon mignon, les femmes mettent du rouge à lèvres. L’idée de SuperShe Island est de leur dire ‘hey, concentre-toi sur toi-même, n’essaie pas de réveiller tes hormones’.”

Outre cette vision des femmes contrôlées par leurs pulsions biologiques, le projet de l’entrepreneure transgresse d’autres fondements du féminisme. Dans sa vidéo de promotion truffée d’images au ralenti, des femmes de toutes origines rient ensemble dans un décor luxueux et cocooning, entre cours de yoga, massages et méditation. Si la représentation des préoccupations des femmes est réduite, il en est de même pour le nombre d’élues qui ont le droit de poser un pied sur l’île. Très sélective, l’entrée se décide après un entretien,  puis l’acquittement de la coquette somme d’au moins 4.000€ la semaine. Entre féminisme élitiste et féminisme washing, il n’y a qu’un pas.

Alexandra Vépierre


3. #Masaktach, le #MeToo marocain contre le harcèlement

Depuis trois mois, le hashtag #Masaktach (“je ne me tais pas”, en arabe dialectal marocain) se diffuse sur les réseaux sociaux. Derrière ce mot, une mobilisation contre les violences faites aux femmes, alors qu’une étude d’ONU Femmes indique que 63% de Marocaines reconnaissent avoir été victimes de harcèlement sexuel.
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5. Comment les règles modifient la voix

Si vous ne deviez écouter qu’un seul podcast aujourd’hui, ce serait cette chronique d’Aliette de Laleu sur France Musique qui évoque les modifications qu’entraînent les règles sur la voix des chanteuses lyriques. 
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7. Avec son roman "Jeune fille modèle", Grace Ly œuvre pour une meilleure représentation des Asiatiques en France

Dans son premier livre, Grace Ly raconte l’adolescence de la jeune Chi Chi, née de parents asiatiques à Paris. Un récit à la première personne, dans lequel l’autrice pose un regard doux sur la relation entre parents et adolescents tout en dépeignant le racisme anti-asiatique en France.  
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