cheek_societe_habillage_desktop

société

Tout ce qu'on ne vous a jamais dit sur la grossesse et que vous découvrez trop tard

Qui a dit que la grossesse était un moment merveilleux? Pas elles en tout cas. A chaque étape de cette aventure (car il s’agit bien d’une aventure très mystérieuse), elles ont été confrontées à des surprises, plus ou moins bonnes. Passage en revue, non exhaustif, de leurs découvertes.
17 filles, DR
17 filles, DR

17 filles, DR


La lutte pour la vie dans les transports

Serena, 32 ans: Ce qui m’a le plus étonnée, c’est l’attitude des voyageurs dans le métro. J’ai tout simplement halluciné sur l’incivilité des gens, entre “je regarde mes pieds”, “je suis absorbé dans mon bouquin” ou encore “je te regarde mais ne bouge pas avec un air de défi”. Or, et ça on ne le soupçonne pas avant de le vivre, quand on est enceinte, surtout le dernier trimestre, on a vraiment besoin de s’asseoir, et c’est vraiment inconfortable – voire douloureux – de rester debout pendant les trajets. Ce n’est pas pour rien qu’on demande à s’asseoir. Deux fois sur trois je devais demander à quelqu’un de me laisser la place!

Le changement de pointure

Dorothée, 30 ans: Mes pieds ont grandi! Alors ça vraiment, je n’en n’avais jamais entendu parler. Je n’ai pas pris une pointure entière, parce que je rentre encore dans mes chaussures, mais c’est en rechaussant mes baskets pour aller faire mon tout premier footing post-accouchement, que je m’en suis aperçue. Je suis serrée dans mes chaussures, mal à l’aise pour courir, je vais devoir en racheter une paire. Bon, ce ne serait pas grave si je n’avais pas des pieds… relativement grands. Je chausse du 43. C’était déjà assez compliqué comme ça de trouver des chaussures à ma taille! En tout cas, j’ai lu dans un article que je n’étais pas la seule, c’est assez courant que les pieds grandissent lors de la première grossesse. Une sombre histoire de ligaments qui s’assouplissent à cause des hormones…

La disparition de la pudeur

Eva, 34 ans: Avant ma première grossesse, j’étais pudique. Mais j’ai vite compris qu’en passant les portes de l’hôpital enceinte, je devenais un objet d’étude public pour les médecins. Entre l’infirmière qui criait mon poids chaque mois à sa collègue (moi qui ne me pèse jamais), la cabine pour se changer qui est à l’autre bout de la pièce et qui t’oblige à la traverser à poil… Sans parler de l’accouchement où les visages défilaient devant mon col utérin: il y a eu l’infirmière, l’élève infirmière, la sage-femme, l’élève sage-femme, l’interne, l’externe… Mais à ce stade j’avais renoncé à toute forme de pudeur!

“Pendant ces nuits blanches, tu penses à tous ces gens qui te disent de bien te reposer avant d’accoucher…”

Le deuil du sommeil

Camille, 30 ans: J’attendais des jumeaux, et impossible de trouver une position pour dormir à partir du cinquième mois. Perso, je dors toujours sur le ventre et j’ai miraculeusement réussi à m’habituer à dormir sur le dos dès les premières semaines. Le problème, c’est qu’au bout d’un moment, même ça ce n’est plus possible: le paquet sur le ventre est juste trop lourd. Il faut donc se mettre sur le côté. Toutes les demi-heures, j’avais une moitié du corps complètement endolorie sous le poids de l’autre moitié de mon propre corps. Et pour me retourner, j’étais obligée de faire ça en deux temps, en m’asseyant au milieu. Pendant ces nuits blanches, tu penses à tous ces gens qui te disent de bien te reposer avant d’accoucher… Sans parler du fait qu’on n’a pas forcément perdu toute sa libido dans ces moments-là, mais mon mari, lui, ça le mettait en panique. Je crois qu’il avait l’impression de faire l’amour à quatre!

La “conseillite” aigüe

Serena, 32 ans: A la fin des neuf mois, j’en avais ras-le-bol de recevoir des conseils alors que je n’avais rien demandé, et de subir des partages d’expérience à sens unique de toutes ces femmes, vieilles ou jeunes, qui te racontent leur accouchement, les “tu verras”, les “tu devrais pas monter l’escalier”, “ménage-toi” ou au contraire “fais du sport”. J’avais l’impression qu’enceinte, mon utérus était du domaine public. Tout le monde donnait son avis, j’avais des conseils de la vieille dans le bus, de la secrétaire médicale, d’une nana dans une file d’attente, de l’assistante de mon boss entre deux portes, etc. alors que je n’avais rien demandé. J’ai vite appris à me blinder mais au début je trouvais ça très anxiogène, c’est une vraie forme de pression sociale des femmes sur les autres femmes.

La police des femmes enceintes

Laure, 32 ans: J’ai découvert que certaines personnes ne se gênaient pas pour m’interdire de manger ou boire certaines choses, alors que je ne les connaissais absolument pas. Un jour où j’étais dans un restaurant de sushis avec une autre copine enceinte, la table d’à-côté nous a carrément engueulées ! Pareil pour le vin, ça m’exaspérait que d’office, on ne me serve pas, alors qu’avec un grand cru à table, je ne vois pas pourquoi je me refuserais un petit verre. Dans Mad Men, on trouve ça hyper glamour et subversif ces femmes enceintes qui boivent et qui fument, mais dans la vraie vie beaucoup moins.

 “Je n’avais aucune envie de m’habiller et je restais en jogging.”

La taille 48

Sarah, 31 ans: Je savais bien que j’allais grossir pendant ces neuf mois, mais très rapidement, je ne suis plus rentrée dans aucun vêtement, et ça m’a fait un choc de devoir m’acheter du 48, moi qui fais habituellement du 38. Du coup, je n’avais aucune envie de m’habiller et je restais en jogging, ce qui est encore pire pour le moral. Je ne me trouvais pas belle, je me trouvais juste grosse. Le pire, c’est après l’accouchement: on ne m’avait jamais dit que je ne perdrais pas mon gros ventre tout de suite. C’était dur d’avoir l’impression d’être encore enceinte les jours d’après.

Le désert sexuel post-grossesse

Barbara, 29 ans: Un truc dont je n’avais jamais entendu parler, ce sont les conséquences de l’accouchement sur la libido. Je me doutais bien qu’avec l’épisiotomie, le bébé qui ne dort pas la nuit, etc… on mettrait un petit moment avant de faire l’amour. Mais le « tunnel » dure beaucoup plus longtemps que je ne le pensais. Je n’ai pas eu de désir, aucune sensation pendant des mois après l’accouchement. Si j’avais su, j’aurais davantage profité de la fin de la grossesse, même si ce n’était pas très pratique avec le gros ventre !

La perte de bonnet

Sarah, 31 ans: Pendant ma grossesse, j’avais pris une taille de soutien-gorge et j’étais plutôt contente çar j’ai une petite poitrine. Puis j’ai allaité et là encore, elle avait gonflé. Mais quand j’ai réenfilé mon maillot de bain une fois le sevrage terminé, ça m’a foutu un coup: non seulement mes seins étaient encore plus petits qu’avant, mais en plus ils avaient perdu en fermeté. Mon décolleté aussi est moins joli. Et ça, je sais que c’est pour toujours.

La force de la nature

Noémie, 31 ans: Mon bébé se présentait par le siège, il a donc rapidement été question que j’accouche par césarienne. Or, ce n’est pas du tout l’accouchement que je m’étais imaginé, ni celui que l’on m’avait toujours raconté. J’ai tout essayé: l’acupuncture, l’ostéopathie, mais ça n’a rien changé. J’ai accouché par césarienne et j’ai dû faire le deuil de l’accouchement dont je rêvais. Ça peut paraître anodin, mais ça m’a fait prendre conscience que dans notre société, où l’on croit que l’on a la main sur tout, il y a encore des moments où la nature se rappelle à nous et où on ne maîtrise plus rien. La grossesse fait partie de ces rares moments.

 Myriam Levain


2. Que les hommes savent-ils vraiment des règles?

Après sa vidéo sur l’orgasme féminin, le site Babe a cherché à savoir ce que les hommes savaient au sujet des règles. 
17 filles, DR - Cheek Magazine
17 filles, DR

5. Sandrine Lecointe aide à reboiser Madagascar grâce à des cosmétiques naturels

La jeune entrepreneure franco-malgache a lancé Madagas’Care, une ligne de cosmétiques aux extraits de plantes de Madagascar qui réinvestit une partie des bénéfices dans la protection de l’environnement dans son île d’origine.
17 filles, DR - Cheek Magazine
17 filles, DR

7. Delphine Horvilleur: “Les religions doivent encore trouver leur pensée féministe critique”

Delphine Horvilleur est l’une des rares femmes rabbins en France et publie aujourd’hui Des mille et une façons d’être juif ou musulman, cosigné avec l’islamologue Rachid Benzine. Ils proposent dans cet ouvrage de renouveler et moderniser l’approche des traditions religieuses. 
17 filles, DR - Cheek Magazine
17 filles, DR