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Le Cheek Point

“Pour qu'on ne puisse plus dire ‘qui ne dit mot consent’.”

On a lu pour vous cette tribune publiée sur L’Obs en faveur d’un consentement sexuel fixé à 15 ans, signée par les comédien·ne·s Alix Poisson, Mélanie Laurent, Bérénice Bejo, Clovis Cornillac et on vous la conseille fortement. 
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Toutes les victimes d’abus sexuels le disent, quand elles trouvent la force de parler: le viol est un traumatisme indélébile, qui saccage votre vie de manière profonde et tentaculaire. Comme une lame de fond. Mais ne pas être reconnue comme victime, à la hauteur de ce que vous avez traversé, ou que l’on puisse mettre en doute votre terreur et votre NON consentement intérieur, c’est parfois pire.

Nous devons protéger les plus petits d’entre nous, les plus fragiles, Sarah et tous les autres. Nous signons ce texte parce que nous ne pouvons nous résoudre à vivre dans un pays où l’on peut dire qu’une fillette de 11 ans a ‘consenti’ à un rapport sexuel avec un adulte.Pour dire notre indignation.

Et avant tout, pour demander avec force que la loi change, et que la présomption d’absence de consentement du mineur victime de violences sexuelles soit fixée à 15 ans, âge considéré comme celui de la majorité sexuelle. Emmanuel Macron s’était engagé dans ce sens, suite à l’affaire Sarah. Nous réclamons que cela entre en vigueur au plus vite.

Pour qu’on ne puisse plus dire ‘qui ne dit mot consent’.

Dans une tribune publiée hier sur le site de L’Obs, Alix Poisson, comédienne et marraine de l’association L’Enfant bleu – Enfance maltraitée prend fait et cause pour la création de la présomption de non consentement des mineurs de moins de 15 ans. Le texte est signé par 47 grands noms du cinéma français, parmi lesquels les comédien·ne·s Mélanie Laurent, Bérénice Bejo, Camille Cottin, Clovis Cornillac, José Garcia ou encore le réalisateur Michel Hazanavicius

Cette tribune paraît alors que s’est ouvert hier, au tribunal correctionnel de Pontoise, le procès d’un homme de 28 ans, poursuivi pour atteinte sexuelle sur Sarah, une jeune fille de 11 ans, avec qui il a reconnu avoir eu une relation sexuelle. En septembre dernier, les faits avaient été requalifiés en atteinte sexuelle sur mineure plutôt qu’en viol, le parquet ayant estimé que Sarah n’avait subi ni violence ni contrainte. Une décision qui avait provoqué une vive indignation de l’opinion publique, et ouvert le débat sur un âge minimum de consentement

À lire le plus vite rapidement sur le site de L’Obs.


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