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Le cheek point

Elles publient une tribune pour que le choix de la contraception des femmes revienne aux femmes

On a lu pour vous cette tribune publiée dans Libération qui démontre que le droit des femmes à choisir entre méthodes naturelles ou chimiques de contraception ou d’accouchement participe à leur libéralisation et on vous la conseille fortement. 
© annabelle shemer, Flickr Creative Commons
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Dans l’édition du 5 juin de Libération, deux gynécologues, David Elia et Anne de Kervasdoué, ont proposé une tribune prétendant expliquer aux femmes comment elles doivent se libérer de la nature en se soumettant à l’industrie pharmaceutique. Voilà donc deux médecins en train d’expliquer aux femmes que leur corps est défaillant, que leur biologie est aliénante et qu’il est bon de se libérer de ses limites et de ses contraintes… en adoptant d’autres contraintes, comme celle de la camisole chimique. Ce serait cela, être féministe. […]

Se ‘libérer’, c’est bien plus que pouvoir contrôler sa fertilité ou vivre une sexualité non reproductive. Rejeter l’objet qui a symbolisé la conquête féministe ne signifie pas rejeter la conquête en elle-même. La conquête n’est pas l’objet mais sa possibilité, c’est-à-dire le droit d’y avoir recours. C’est très différent. Les luttes féministes actuelles pour le droit à disposer de son corps durant l’accouchement ou pour le droit d’allaiter sont des approfondissements et des prolongations des luttes passées, et non leurs négations.”

En réponse à la tribune “Le retour à la nature, nouvelle soumission des femmes” publiée par Libération le 5 juin, dans laquelle deux gynécologues déploraient le rejet des femmes pour la pilule et la péridurale, la tribune “Sexualité: laissez les femmes se libérer elles-mêmes”, publiée le 24 juin, considère ce “retour vers la nature” comme une manière de se réapproprier le corps féminin. La philosophe et journaliste Daliborka Milovanovic, la doctorante Coline Gineste et l’autrice de Accouchement: les femmes méritent mieux Marie-Hélène Lahaye regrettent que les progrès techniques soient des “moyens qui permettent de museler les manifestations de la physiologie féminine” et qui “peuvent aussi être vus comme une nouvelle forme d’aliénation, plus insidieuse car se donnant l’allure d’une libération et d’un progrès moral”. Selon elles, la libération de la femme passe par son droit de choisir.

À lire le plus rapidement possible sur le site de Libération.


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© annabelle shemer, Flickr Creative Commons - Cheek Magazine
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