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#MeToo: Quand des femmes agressées témoignent face caméra

Si vous ne deviez voir qu’une seule vidéo aujourd’hui, ce seraient ces témoignages et réflexions de femmes victimes de harcèlement et de violences sexuelles suite au hashtag #MeToo.
#MeToo: Quand des femmes agressées témoignent face caméra

J’avais 16 ans, je sortais d’un cours de danse, il m’a dit ‘il faut montrer aux gouines dans ton genre ce que c’est qu’un homme’ et il m’a violée.” C’est l’un des témoignages recueillis par Léa Bordier, réalisatrice (on lui doit la série Chers Corps ou le documentaire Elles prennent la parole), pour sa vidéo mise en ligne dimanche, intitulée #MeToo et repérée par RTL Girls. 41 femmes apparaissent à l’écran, graves ou souriantes, seules ou en bande, fixant l’objectif sans dire un mot. Alors que leurs visages défilent, on entend leurs voix nous raconter le harcèlement ou les agressions sexuelles dont elles ont été victimes, puis leurs réflexions sur cette parole des femmes qui se libère. “Il ne faut surtout pas que ce soit interprété comme ‘contre les hommes’ parce que ce n’est pas l’idée”, explique l’une d’elles. “Il y a eu un gros effet de buzz avec l’affaire Weinstein et les hashtags, et je pense qu’il est impératif maintenant de diriger le débat vers l’éducation à la tolérance et au respect, parce qu’agresser quelqu’un c’est nier son individualité, c’est nier son droit au respect”, complète une seconde femme, elle aussi victime de violences.

En proposant une vidéo pop, positive, appelant au débat entre hommes et femmes, Léa Bordier tape juste. Et on ne peut que saluer son choix judicieux d’utiliser en fond sonore Nina Simone et son morceau Ain’t got no, I got life, aux paroles porteuses d’espoir: “J’ai ma vie, j’ai ma liberté, et je vais la garder”.

Margot Cherrid


1. Quand Simone Veil protestait contre l'absence de femmes au Panthéon

Alors que son entrée au Panthéon est annoncée pour juillet, une vidéo datant de 1992, montre Simone Veil s’insurger de l’absence de femmes dans la célèbre demeure des “grands hommes”. 36 ans plus tard, la boucle est bouclée. 
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4. Elle réalise une carte du féminicide en Colombie pour en montrer l'étendue

Sandra Suarez, jeune Colombienne de Bogota, réalise actuellement une carte Google des féminicides qui frappent son pays, où le meurtre des femmes est reconnu comme tel par la justice mais encore trop souvent minimisé par l’opinion publique. 
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6. On a collé des affiches avec Merci Simone, qui expose Simone Veil dans tout Paris

On a suivi les fondatrices de Merci Simone pendant qu’elles partaient tapisser un mur parisien avec le portrait de Simone Veil. Leur collectif de street art féministe veut préserver la mémoire de celle qui a légalisé l’IVG en France.
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