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Le Cheek Point

Viol: la victime parfaite n'existe pas

On a lu pour vous cet article du Harper’s Bazaar, qui déconstruit le mythe de la victime parfaite, si souvent invoquée lors des affaires de viols ou d’agressions sexuelles, et on vous le conseille fortement.    
“Je suis ordinaire”, court-métrage de Chloé Fontaine sur le viol conjual
“Je suis ordinaire”, court-métrage de Chloé Fontaine sur le viol conjual

“Je suis ordinaire”, court-métrage de Chloé Fontaine sur le viol conjual


En 2014, dans un comic intitulé Trigger Warning: Breakfast, une autrice anonyme raconte comment l’une de ses connaissances l’a violée. Cette autrice a dit non, mais le violeur ne l’a pas écoutée. Elle a fini par le laisser passer la nuit chez elle et, le lendemain matin, elle lui a préparé un petit déjeuner. Pourquoi a-t-elle fait ça? Cette question la hante. Elle est hantée par le mythe de la victime parfaite.

La victime parfaite est un mirage auquel sont opposées toutes les autres victimes (normales, imparfaites, humaines), et croyez-moi, nous ne sortons jamais gagnantes d’une telle comparaison. La victime parfaite dit ‘non’ distinctement et régulièrement, se bat comme une lionne contre son agresseur et, si elle ne peut pas s’échapper, elle continue de proférer son non-consentement tout au long de l’agression, idéalement en hurlant ‘non’ à tout bout de champ, tout en continuant à se débattre du mieux qu’elle peut. La victime parfaite a le courage d’une équipe de quaterbacks amateurs. La victime parfaite griffe et mord. La victime parfaite crache et pleure. La victime parfaite n’abandonne pas. La victime parfaite ne mouille pas. La victime parfaite ne prépare pas le petit déjeuner à son violeur.

Je connais des femmes qui ont demandé à leur violeur de mettre un préservatif, proposant même de lui en donner un. Je connais des femmes qui, après une nuit d’avances incessantes, ont fini par dire oui, usées. On ne peut pas repousser un homme éternellement. On ne peut pas dire ‘pas maintenant, non merci, je n’ai pas envie’ indéfiniment. Moi aussi j’ai eu des relations sexuelles non consenties car cela me semblait être l’option la moins pire. Le sexe est une variable connue. Voyez ça comme une stratégie de réduction des risques. Se débattre, crier, frapper et hurler face à un homme? Conséquences ignorées, variable inconnue. Me frappera-t-il aussi? Me laissera-t-il partir? Vais-je me battre et perdre? Si je perds, va-t-il redoubler de violence en abusant de moi?

Dans un long article, publié sur le site d’Harper’s Bazaar US, intitulé Sometimes You Make Your Rapist Breakfast, la chroniqueuse américaine Marissa Korbel, déconstruit le mythe de la victime parfaite, cette femme imaginaire qui lors d’un viol ou d’une agression sexuelle réagirait comme il le faut, sous-entendu comme la société l’exige. Avocate bénévole pour le Victim Rights Law Center, une association américaine qui aide les victimes de crimes sexuels à mener une action en justice, Marissa Korbel revient sur le concept de zone grise, les viols conjugaux, ou les agressions à domicile pour passer en revue les multiples raisons, toutes valables, qui peuvent pousser des femmes à ne pas se débattre, à céder face à un violeur, voire à lui préparer le petit déjeuner. Une piqûre de rappel toujours nécessaire pour que tout le monde accepte enfin l’idée qu’un violeur n’est que rarement un inconnu planqué dans un parking, et qu’une femme n’est jamais responsable des violences qu’elle subit.

À lire le plus vite possible sur le site de Harper’s Bazaar


1. Agressée sexuellement, elle raconte sur Twitter son calvaire pour porter plainte

Dans un thread publié sur Twitter, Nolwenn raconte son calvaire pour porter plainte pour agression sexuelle et son désarroi face aux comportements de la justice. 
“Je suis ordinaire”, court-métrage de Chloé Fontaine sur le viol conjual - Cheek Magazine
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2. Les YouTubeuses appellent à marcher contre les violences sexistes et sexuelles

Si vous ne deviez voir qu’une seule vidéo aujourd’hui, ce serait celle de ces YouTubeuses qui appellent à marcher contre les violences sexistes et sexuelles le 24 novembre.  
“Je suis ordinaire”, court-métrage de Chloé Fontaine sur le viol conjual - Cheek Magazine
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3. #Masaktach, le #MeToo marocain contre le harcèlement

Depuis trois mois, le hashtag #Masaktach (“je ne me tais pas”, en arabe dialectal marocain) se diffuse sur les réseaux sociaux. Derrière ce mot, une mobilisation contre les violences faites aux femmes, alors qu’une étude d’ONU Femmes indique que 63% de Marocaines reconnaissent avoir été victimes de harcèlement sexuel.
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4. “Naissance de la jalousie”: Marion Seclin signe une série sur le polyamour

Si vous ne deviez regarder qu’une seule vidéo aujourd’hui, ce serait le premier épisode de la série Naissance de la jalousie, écrite par Marion Seclin, où la monogamie n’est pas la norme. 
“Je suis ordinaire”, court-métrage de Chloé Fontaine sur le viol conjual - Cheek Magazine
“Je suis ordinaire”, court-métrage de Chloé Fontaine sur le viol conjual

5. Comment les règles modifient la voix

Si vous ne deviez écouter qu’un seul podcast aujourd’hui, ce serait cette chronique d’Aliette de Laleu sur France Musique qui évoque les modifications qu’entraînent les règles sur la voix des chanteuses lyriques. 
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7. Avec son roman "Jeune fille modèle", Grace Ly œuvre pour une meilleure représentation des Asiatiques en France

Dans son premier livre, Grace Ly raconte l’adolescence de la jeune Chi Chi, née de parents asiatiques à Paris. Un récit à la première personne, dans lequel l’autrice pose un regard doux sur la relation entre parents et adolescents tout en dépeignant le racisme anti-asiatique en France.  
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