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Le Cheek Point

La “yellow fever”: quand les femmes asiatiques sont fétichisées et discriminées

On a lu pour vous cet article de Vice sur la “yellow fever”, une forme de discrimination qui réduit les femmes asiatiques à des objets sexuels, et on vous le conseille.
Photo du film “Mémoires d'une Geisha”, DR
Photo du film “Mémoires d'une Geisha”, DR

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C’est un fait: bon nombre d’hommes ont une fascination sexuelle pour les femmes asiatiques. Aux États-Unis, le phénomène a pris une telle ampleur qu’on lui a même donné un nom: la Yellow Fever -ou Fièvre Jaune. Et très clairement, le concept désigne un ‘fétiche raciste’, pour reprendre l’expression de la philosophe Robin Zhen, professeure associée à l’université de Yale, et auteure d’une étude au titre éloquent: Pourquoi la Yellow Fever n’est pas flatteuse: un argumentaire contre les fétiches raciaux.[…]

Cette hypersexualisation des femmes asiatiques est avant tout une question de représentation. De nombreux films consacrés au Japon des Geishas ou mettant en scène la guerre du Vietnam, relèguent les femmes au rang d’objets sexuels. Sans parler des mangas mainstream où être une femme se résume souvent à un profond décolleté. […]

Aujourd’hui en couple, Grace Ly garde de mauvais souvenirs de ceux qui la désiraient uniquement pour ses origines: ‘Quand un mec me dit qu’il adore les femmes asiatiques, j’entends qu’on est interchangeables. Mais je ne suis pas un putain de vase Ming!

Publié sur Vice le 5 juillet, l’article La Yellow Fever n’est rien d’autre qu’un fétichisme raciste relaie les témoignages de femmes asiatiques victimes d’une fascination sexuelle liée à leur couleur de peau. Recherchées car elles seraient “douces, soumises, douées au lit” et même “obéissantes”, ces femmes doivent se méfier des fétichistes lorsqu’un homme s’intéresse à elles. “Premier indice: ‘Un mec qui me dit qu’il adore l’Asie, ça sent vraiment pas bon…’”, indique Linh-Lan. Véritable fardeau psychologique, cette forme de discrimination a tendance à homogénéiser les femmes asiatiques, à les transformer en objets sexuels et à les placer en dessous de leurs homologues blanches. Mais la nouvelle génération de femmes asiatiques a bien l’intention de se battre contre ces clichés.

À lire le plus rapidement possible sur Vice.


1. Elles utilisent leur sang menstruel comme engrais naturel

On a lu pour vous cet article de Vice dans lequel la journaliste Justine Reix donne la parole à ces femmes qui utilisent leur sang menstruel comme engrais pour leur potager. 
Photo du film “Mémoires d'une Geisha”, DR - Cheek Magazine
Photo du film “Mémoires d'une Geisha”, DR

2. Grâce à Claude Terosier, apprendre à coder devient un jeu d'enfant

Elles sont médecins, ingénieures, réalisatrices ou militantes. Pour la première fois cette année, la Région Île-de-France a voulu célébrer ces Franciliennes qui s’engagent et font bouger les lignes. Les trophées ellesdeFrance les ont récompensées pour leur courage, ou pour leurs actions menées dans le domaine de l’innovation, de la création, de la solidarité. Nous avons rencontré ces femmes extraordinaires: cette semaine, on vous présente Claude Terosier, prix de l’innovation et fondatrice de Magic Makers, des ateliers pour apprendre aux enfants à coder. 
Photo du film “Mémoires d'une Geisha”, DR - Cheek Magazine
Photo du film “Mémoires d'une Geisha”, DR

3. Meet My Mama, la start-up qui redonne le pouvoir aux femmes au foyer du monde entier

L’empowerment a un goût. C’est ce que démontrent les cuisinières de Meet My Mama, un service traiteur né il y a deux ans et valorisant le talent des femmes réfugiées et issues de l’immigration. Grâce à l’initiative de trois vingtenaires, les mères au foyer deviennent des cheffes. Rencontre.
Photo du film “Mémoires d'une Geisha”, DR - Cheek Magazine
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4. Pourquoi la nouvelle pub Gillette rend-t-elle fous les masculinistes?

Pour l’instant diffusée uniquement aux Etats-Unis et sur Youtube, la nouvelle campagne des rasoirs Gillette a retenu la leçon de #MeToo et invite ses utilisateurs à échanger les codes de la virilité toxique contre ceux d’une masculinité positive. Ô surprise! Le message a du mal à passer.
Photo du film “Mémoires d'une Geisha”, DR - Cheek Magazine
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7. Sara García Gross, militante féministe, se bat pour le droit à l'avortement au Salvador

Sara García Gross, une militante salvadorienne, a reçu le 9 janvier le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes pour ses actions en faveur de la dépénalisation de l’avortement au Salvador et en Amérique Centrale. La militante s’est construite auprès de grandes figures guerrilleras salvadoriennes pour embrasser aujourd’hui un féminisme intersectionnel. Rencontre.
Photo du film “Mémoires d'une Geisha”, DR - Cheek Magazine
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