On t’emmène aux Buttes-Chaumont, pourquoi as-tu choisi d’aller là-bas?

Parce que c’est mon parc préféré de Paris, depuis que j’y suis arrivée. Dès que je manque un peu d’inspiration, que je butte sur quelque chose, je vais toujours marcher. Ce parc a quelque chose d’un peu plus sauvage que les autres, il est un peu moins dompté. 

Ce soir tu es en concert, où aimerais-tu emmener les gens avec ta musique?

J’aimerais les emmener vers un lieu où ils se sentent complètement désinhibés, dans un endroit où il n’y ait plus de normes, plus de règles, pour que chacun puisse se recréer lui-même. 

Comment tu te prépares pour un concert, tu as des rituels? 

Rien que le fait de se mettre en costume et de se maquiller a un côté un peu rituel. Quand je suis sur scène, je me sens électrique. C’est vraiment l’endroit où je me sens complètement rassemblée et présente. De plus en plus, j’envisage aussi la scène comme un sport. Il faut s’y préparer, avoir une hygiène de vie. Maintenant que je chante et que je danse en même temps, ça ne rigole plus. J’ai toujours voulu me mettre un peu en danger aussi et aller sur scène sans filet. Je ne voulais pas me mettre derrière un instrument, je voulais être dans un rapport plus physique avec le public. Et avec moi-même d’ailleurs, parce que j’aime beaucoup danser.

Quand tu n’es pas là, tu es où?

Je reste énormément chez moi à rêvasser. Et quand je ne suis pas là, je suis sur Tumblr, je fais défiler des images très vite et je rêvasse. Parfois ça me permet de faire des associations d’idées, il y a Kanye West et Coco Rocha qui passent très vite et ça me donne envie d’écrire une chanson en particulier. J’ai un côté reclus, mais en même assez extrême: soit je ne sors pas du tout, soit je sors pour de bon et je vais en club, en boîte, danser toute la nuit jusqu’à six heures du matin. J’ai tendance à chercher des endroits où les gens ont des looks pas croyables, où ils sont assez androgynes, assez flamboyants. Moi j’arrive toute rabougrie avec mon petit costume et je regarde tous ces gens, qui sont très extravagants. Christine, c’est un peu le témoin de ces nuits-là, qu’elle raconte ensuite dans ses chansons.  

Propos recueillis par Faustine Kopiejwski 


1. La Sera

Chaque semaine, Cheek kidnappe une musicienne avant son concert à Paris, le temps d’une interview filmée dans un taxi. Pour l’épisode 4, on a emmené l’Américaine Katy Goodman, alias La Sera, voir Notre-Dame de très près.
La Sera - Cheek Magazine

2. Owlle

Chaque semaine, Cheek kidnappe une musicienne avant son concert à Paris, le temps d’une interview filmée dans un taxi. Pour l’épisode 3, on a emmené la Française Owlle au Laboratoire, un lieu dédié à l’art contemporain et à la science.
Owlle  - Cheek Magazine

3. Lucius

Chaque semaine, Cheek kidnappe une musicienne avant son concert à Paris, le temps d’une interview filmée dans un taxi. Pour l’épisode 2, on a emmené Jess Wolfe et Holly Laessig, les deux brooklynoises du groupe Lucius, sur le Pont des Arts. 
Lucius - Cheek Magazine

4. MØ

Chaque semaine, Cheek kidnappe une musicienne avant son concert à Paris, le temps d’une interview filmée dans un taxi. Pour l’épisode 1, on a emmené la Danoise Karen Marie Ørsted, alias MØ, voir le Sacré-Cœur. 
MØ - Cheek Magazine