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Audrey Pulvar parle écologie, Twitter répond coiffure

Capture d'écran “Quotidien”
Capture d'écran “Quotidien”

Capture d'écran “Quotidien”


L’affaire du siècle. C’est le nom qu’ont choisi quatre ONG, Greenpeace, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Oxfam et Notre affaire à tous pour qualifier le lancement de leur recours contre l’Etat français pour carence fautive face au réchauffement climatique, mardi 18 décembre. Une initiative particulièrement ambitieuse, portée par quelques personnalités comme Marion Cotillard, Juliette Binoche, Cécile Duflot ou Audrey Pulvar.

Invitée sur le plateau de Quotidien hier soir, cette dernière a défendu son projet et regretté un “manque de décisions, d’investissement, d’action concrète de l’Etat” qui “ne respecte pas ses engagements”, notamment pris dans le cadre de l’Accord de Paris.

Dérèglement climatique, justice, communication politique…  Si nombreux ont été les thèmes abordés, c’est d’un non-sujet qu’ont choisi de débattre certains internautes. Ce soir-là, la journaliste, animatrice et présidente de la Fondation pour la Nature et l’Homme est apparue cheveux tressés. “Elle veut faire jeune avec des dreads?”, “Elle est tendue Audrey Pulvar, des rastafaris, elle n’a que les dreads”, “Audrey Pulvar avec la perruque de Bob Marley”, “Audrey Pulvar en mode punk à chien”, sont donc le type de phrases qu’il était possible de lire sur Twitter après son passage télé.

 

 

 

Des clichés qui en ont agacé plus d’un·e sur le réseau social et auxquels Audrey Pulvar a réagi en retweetant le commentaire de la journaliste Assma Maad: “2018. On a encore du boulot quand on voit à quel point les cheveux d’une femme sont visiblement plus importants que le message qu’elle délivre.

 

 

 

Alors qu’Amnesty International publiait les résultats d’une étude le jour de la diffusion de Quotidien, révélant que “les femmes noires reçoivent une insulte sur Twitter toutes les 30 secondes” et représentent la population la plus touchée par des contenus abusifs -incitation à la violence, ou menaces-  le cas Pulvar ne semble, malheureusement, pas déroger à la règle. Et rappelle la triste époque où, nommée à la rédaction en chef des Inrockuptibles, la journaliste avait essuyé des commentaires sur son afro