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L'hommage d'Amber Rose aux icônes du féminisme dans le magazine Paper

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Un an après la publication du premier numéro destiné à “Break the Internet” (casser les Internets pour les niveau 1 et les amnésiques), Paper Magazine remet ça. Cette fois, point de Kim Kardashian portant une coupe de champagne en équilibre sur ses fesses -photo de Jean-Paul Goude à laquelle personne n’a pu échapper- mais une Amber Rose déguisée par Sammy K. et revisitant les icônes féministes à travers les époques. De Susan B. Anthony (militante américaine du XIXème siècle) aux Pussy Riot en passant par Marlène Dietrich et Rosie la Riveteuse, Amber est littéralement transformée par les clichés bling de Charlotte Rutherford

Amber Rose paper magazine décembre 2015 the Fandemonium issue en icône féministe Marlène Dietrich

© Charlotte Rutherford

Et que ceux qui pensent que cette muse est mal choisie se détrompent: il est loin le temps où Amber Rose, ancienne strip-teaseuse, se contentait d’exister en tant que cruche pendue aux bras de Kanye West et de Wiz Khalifa, ses conquêtes de l’époque qui l’ont tous deux ouvertement insultée après leurs séparations respectives. Aujourd’hui, son livre, How To be a Bad Bitch, est une véritable bible regorgeant de conseils pour se libérer sexuellement et il y a un mois pile, elle organisait à L.A. une slutwalk à laquelle plusieurs centaines de personnes ont participé, d’après le Los Angeles Times

Dans l’interview qu’elle donne à Paper Magazine, Amber Rose admet avoir elle-même été, il fut un temps, une slut-shameuse (Ndlr: personne qui humilie, stigmatise et dénigre les femmes dont la sexualité serait hors-norme). C’est sa séparation avec Wiz Khalifa qui lui a permis de réaliser qu’elle se sentait féministe. “Je regardais le compte Instagram de Wiz, qui postait des photos de toutes ces femmes qui se collaient à lui… Et puis, je publiais une photo de mon fils et moi. Et les gens commentaient: ‘est-ce que ton fils sait que sa mère est une pute?’. Les gens sont là genre ‘Wiz est dehors en train de se taper des bombasses et toi t’es à la maison en train de le pleurer parce qu’il est la putain de meilleure qui te soit jamais arrivée et que maintenant tu es juste une mère célibataire grosse et chauve que personne n’aimera jamais’. Donc ouais, au bout de quelques mois passés à lire ce genre de conneries, je me suis dis que je ne pouvais pas vivre comme ça. Il y a clairement quelque chose qui ne va pas.”

Amber Rose paper magazine décembre 2015 the Fandemonium issue en icône féministe Pussy Riot

© Charlotte Rutherford

Pour cette féministe qui s’est découverte sur le tard, la priorité est de redonner du pouvoir aux femmes et de les aider à réaliser qu’il n’y a aucune honte à aimer sa sexualité. Ce qu’elle espère, c’est voir “notre génération ne pas accepter que les choses soient ainsi. Nous toutes, en tant que femmes, soyons solidaires et attentionnées les unes envers les autres.”. Puis elle ajoute “J’étais très heureuse que ma slutwalk ait été extrêmement diverse. Il y avait toute sortes de femmes de toutes les marches de la vie, là-bas… C’est sûrement ça, le principal pour moi… Vraiment essayer d’éradiquer le racisme du féminisme au sein de notre génération”. Un entretien à lire dans son intégralité ici.

Zisla Tortello


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