#wtf

Quand le corps des femmes dérange YouTube

Capture d'écran publiée par Le Monde d'un message reçu par la youtubeuse Léa Bordier, réalisatrice de la série “Cher corps”
Capture d'écran publiée par Le Monde d'un message reçu par la youtubeuse Léa Bordier, réalisatrice de la série “Cher corps”

Capture d'écran publiée par Le Monde d'un message reçu par la youtubeuse Léa Bordier, réalisatrice de la série “Cher corps”


Chez YouTube, le corps des femmes gêne. Pareil pour leur sexualité, leurs droits et leurs expériences “de filles”, entendez règles, poitrine mais aussi IVG ou violences sexuelles. Vendredi, Les Internettes ont lancé le hashtag #MonCorpsSurYouTube pour dénoncer les cas flagrants de discrimination dont les vidéos de femmes font l’objet, comme le révèle Le Monde. Le collectif, qui encourage les créatrices sur le web, déplore que trop de vidéos de femmes soient démonétisées par YouTube.

 

 

Pour générer des revenus, les créat·eur·rice·s web peuvent insérer des publicités au sein de leurs vidéos, s’il ne s’agit pas de contenus haineux, d’apologie du terrorisme ou de vidéos à caractère sexuel très prononcé, comme énoncé dans les règles du site. Pourtant, les témoignages révèlent un tout autre aspect. La youtubeuse Calie voit sa vidéo sur l’IVG démonétisée et soumise à une limitation d’âge, tandis que Marine Périn s’agace de la démonétisation de toutes ses vidéos sur les violences sexuelles et son portrait de militantes russes.

 

 

Benjamin Brillaud, alias Nota Bene, s’étonne quant à lui de n’avoir pas eu de problème, puisque sa vidéo (pourtant explicite) sur le sexe au Moyen-âge, a pu bénéficier de la monétisation.

 

Une extrême pudeur qui semble toucher uniquement les vidéos de femmes.