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L'Euro 2016 et moi

Un vendredi par mois, retrouvez les aventures de Romy Idol. Mecs, boulot, famille, quotidien: Romy, c’est nous en pire.
© Louison pour Cheek Magazine
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Vous faites quoi ce soir, vous? Moi, j’ai foot. Vous imaginez bien que ça ne m’arrive que rarement, mais comme à chaque événement footballistique majeur, j’ai été rattrapée par l’effervescence collective (= je n’ai aucune personnalité et je suis le mouvement), et me voilà à deux doigts de m’acheter le maillot de l’équipe de France alors que je serais bien incapable de reconnaître Blaise Matuidi. Bien sûr, j’avais complètement zappé que l’Euro 2016 commençait aujourd’hui quand j’ai proposé à mes collègues qu’on aille boire des coups après le boulot, histoire de se souvenir qu’on est en juin et que, normalement, on prend l’apéro en terrasse. C’est là que Greg et Delphine m’ont demandé sur quelle planète je vivais et m’ont dit: “Ok pour boire des coups, à condition que ce soit devant un écran plasma”. Face à l’emballement du reste de mon équipe (de taf, pas de foot, pour ceux qui suivent), je n’ai pas osé refuser, et me voilà prête pour supporter les bleus ce soir, et pour m’enquiller des soirées foot les quatre prochaines semaines.

J’ai beaucoup plus de chances de rencontrer un mec chez Greg en partageant une 4 fromages que chez Coralie en descendant une bouteille de rouge et en parlant taf.

Tous les deux ans, c’est pareil: quand l’Euro ou la Coupe du monde arrivent, j’ai le choix entre m’intéresser à ce sport et pouvoir faire des blagues à la machine à café, ou complètement boycotter et me coltiner les contre-soirées, qui, je dois l’avouer, me donnent encore plus envie de me cloîtrer chez moi jusqu’à la finale. Car malheureusement, qui dit contre-soirée foot, dit bien trop souvent soirées entre meufs. 

Et vu qu’on est en juin, l’été revient, très timidement certes, mais il revient, et avec lui, l’envie de choper. Eh oui, le soleil, les longues journées, ça me motive pour me trouver une nouvelle target. Et j’ai objectivement beaucoup plus de chances de rencontrer un mec chez Greg en partageant une 4 fromages que chez Coralie en descendant une bouteille de rouge et en parlant taf. En même temps, je prie pour ne pas flasher sur un fan de foot ce soir, car c’est l’assurance de ne pas le revoir avant un moment. Je vois déjà notre échange de textos:

– Ça te dit un verre demain soir ?

– Je peux pas, j’ai République Tchèque – Turquie

– On peut se retrouver avant si tu veux?

– Ah non, j’ai Islande- Autriche

– OK, rappelle-moi le 11 juillet alors!

À la dernière coupe du monde, je me suis retrouvée à espérer que la France ne passe pas les poules (on a le droit de dire que ce terme est totalement ridicule?) pour avoir une chance de dater avant la finale. J’ai presque été exaucée puisqu’ils ont été sortis en quart, sauf que cela n’a eu aucune incidence sur mes rencards: les fans de foot regardent TOUS les matches, même quand il n’y a plus de drapeau tricolore et que les prolongations s’éternisent.

L’Euro, ça me rappelle toujours la cour de récré et le règne des footeux, qui, loin d’être les plus intéressants, étaient toujours les plus puissants.

L’avantage, cette année, c’est que la compétition a lieu chez nous, ce qui signifie pas de décalage horaire donc pas de soirée foot à minuit ni à 17h. Avantage, c’est un bien grand mot, car à en croire David Pujadas, on ferait mieux de regarder les matches dans un bunker, rapport à notre sécurité nationale, mais ça, je ne préfère même pas y penser, l’hiver a déjà été assez rude comme ça. Je suis tellement dans le déni des infos que pour la première fois de ma vie, je suis heureuse de sauter les pages actu pour me précipiter sur les confidences de femmes de footballeurs ou les tips pour faire un apéro bleu-blanc-rouge à la maison. J’avoue, je bloque encore sur les listes de conseils pour supporter Chouchou pendant les matches, et sur toutes les promos débiles à destination des filles qui ne vont pas suivre la compétition. Les mecs qui ne s’intéressent pas au ballon rond, eux, n’intéressent visiblement personne.

L’Euro, ça me rappelle toujours la cour de récré et le règne des footeux, qui, loin d’être les plus intéressants, étaient toujours les plus puissants. Alors, comme en CM2, j’ai choisi mon camp, sans grande conviction, et j’ai même fait des pronostics pour le week-end: deux-trois blagues misogynes qui vont m’exaspérer ce soir,  un passage de Waka Waka à ma soirée de demain, et qui sait, le numéro d’un beau gosse d’ici dimanche soir? Après tout, si des millions de gens croient en la victoire des Bleus, je peux bien croire en mon modjo pendant l’Euro.

Romy Idol

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1. J’ai couché en anglais

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2. J’ai couché avec mon voisin

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5. Le mec collant

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6. Ma peur incontrôlable de l'avion

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7. Le (délicat) moment de faire sa valise

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