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Les (contraignants) hobbies de mon mec

Tous les vendredis, retrouvez les aventures de Romy Idol. Mecs, boulot, famille, quotidien: Romy, c’est nous en pire.
© Louison pour Cheek Magazine
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Quand j’ai rencontré Jules, je ne savais pas grand-chose de lui. Au fil des mois, j’apprends à le connaître davantage. Et je découvre notamment ses nombreux hobbies. De mon côté, sauf si l’on considère que regarder des séries huit heures d’affilée un dimanche en est un, je n’ai pas réellement de hobbies. Avec le temps, je me suis faite à l’idée que certains d’entre nous ont des passions bien plus contraignantes que de regarder l’épisode 6 de la saison 5 de Game of Thrones un lundi soir. Jules fait partie de ceux-là. Le problème n’est pas tant que ses passe-temps favoris soient envahissants, c’est plutôt qu’ils nécessitent un engagement physique non négligeable de ma part. Je l’ai compris ce dimanche où je me suis retrouvée durant deux heures et 31 minutes coincée dans un magasin Decathlon au rayon alpinisme. Jules n’aime ni les voitures ni le football mais s’emballe très facilement pour toutes sortes de sports que moi, sportive non accomplie, je classe fissa dans la catégorie “sports extrêmes”.

Dans la foulée, j’ai compris que sa montagne à lui ne rime pas du tout avec remonte-pente et vin chaud, comme la mienne, mais plutôt avec crampons, mousquetons et coinceurs.

L’alpinisme en fait partie. Le piolet accroché à l’une des fenêtres de son salon et ces chaussons d’escalade glissés sous le lavabo de sa salle de bains -chez Jules, chaque chose est à sa place– auraient dû me mettre la puce à l’oreille. D’ailleurs, depuis notre rencontre, j’approfondis considérablement mes connaissances en matière de sports extrêmes. Son activité favorite étant de traquer sur Le Bon Coin le moindre matos d’escalade/alpinisme à prix cassé et de m’expliquer leur utilisation dans les moindres détails. Dans la foulée, j’ai compris que sa montagne à lui ne rime pas du tout avec remonte-pente et vin chaud, comme la mienne, mais plutôt avec crampons, mousquetons et coinceurs. Si vous ne savez pas ce que c’est, je vous laisse vous documenter ici.

Ce dimanche, dans le Decathlon, j’ai compris que le porta ledge, c’était potentiellement ce qui m’attendait si je le laissais organiser nos vacances d’été.

J’ai également découvert que certaines personnes considéraient comme des vacances le fait de dormir, tranquillou, dans des porta ledge en suspension sur la paroi de je ne sais quelle montagne -très haute si possible, sinon, c’est moins amusant. Je vous laisse imaginer ce qu’il se passe quand on a envie de faire pipi sur le trajet. Quand j’ai posé la question à Jules, il m’a répondu: “Ben, t’as pas trop le choix.” Je ne sais toujours pas vraiment ce qu’il a voulu dire. Quand il s’est mis à me parler de ce monde parallèle des amateurs d’extrême, j’ai commencé par sourire, imaginant, naïvement, que ce n’était qu’un rêve de gosse. Mais ce dimanche, dans le Decathlon, j’ai compris que le porta ledge, c’était potentiellement ce qui m’attendait si je le laissais organiser nos vacances d’été.

Quand je pense pique-nique dans les gorges du Verdon, Jules pense descente en rafting et “sensations fortes” comme disent les loueurs de canöe.

Encore s’il n’y avait eu que l’escalade, j’aurais pu me dire qu’il me serait assez facile d’éviter ça en allant à la mer. Problème, quand je parle de plage et de cocotiers, Jules a tendance à tourner de l’œil, m’expliquant qu’il ne tient pas de plus dix minutes allongé sur le sable. Alors je me suis dit que la rivière serait le bon compromis pour notre couple. J’aurais eu raison si le kayak n’avait jamais existé. Quand je pense pique-nique dans les gorges du Verdon, Jules pense descente en rafting et “sensations fortes” comme disent les loueurs de canöe. J’avoue, j’ai un peu de mal à me projeter en vacances au milieu de ça. Pour le moment, je ne lui ai encore rien dit mais là, dans le magasin, à côté de ces slacklines de toutes les couleurs, je commence sérieusement à flipper car j’ai tendance à imaginer le pire. C’est dimanche, je suis à Decathlon et je rêve de me télétransporter au rayon pétanque. L’amour fait parfois de drôles d’effets. 

Romy Idol

Y comme Romy 
Romy Idol, presque 30 ans, presque un mec, presque un boulot
Robert Laffont


1. J’ai couché en anglais

Mecs, boulot, famille, quotidien: Romy Idol, c’est nous en pire.
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2. L'Euro 2016 et moi

Un vendredi par mois, retrouvez les aventures de Romy Idol. Mecs, boulot, famille, quotidien: Romy, c’est nous en pire.
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3. J’ai couché avec mon voisin

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4. La sortie d'hibernation

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5. Le bad hair day

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6. Le mec collant

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7. Ma peur incontrôlable de l'avion

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