cheek_ycommeromy_habillage_desktop

y comme romy

Le mariage

Tous les vendredis, retrouvez les aventures de Romy Idol. Mecs, boulot, famille, quotidien: Romy, c’est nous en pire.
Louison pour Cheek Magazine
Louison pour Cheek Magazine

Louison pour Cheek Magazine


Cela ne vous a probablement pas échappé: la saison des mariages est ouverte. Comment je le sais? Parce que depuis quelques semaines, ma timeline Facebook s’est transformée en prospectus pour Pronuptia. Il y a ceux qui optent pour la photo de profil The-Kooples-en-robe-de-mariée ou ceux qui nous gratifient de diaporamas pole dance/déguisement atroce/soirée au Macumba de leur enterrement de vie de jeune fille/garçon. Et enfin il y a les pires: ceux qui ont entamé leur voyage de noces et ont décidé, en postant régulièrement des Instagram sublimes, de provoquer une dépression chez nous, pauvres losers qui n’avons ni célébré notre bonheur pendant un week-end entier, ni pris un mois pour aller faire un safari en Afrique.

Loin de célébrer l’amour entre deux êtres, la préparation du “plus beau jour de notre vie” est en fait un test déguisé d’amitié.

Mais tout cet étalage n’est rien à côté de l’angoisse suscitée chez moi par les festivités matrimoniales qui vont rythmer mon été. Une appréhension qui n’a rien à voir avec les statistiques en hausse du divorce, mais plutôt avec la pression que je vais devoir endurer en tant qu’amie invitée.  Car j’ai découvert que, loin de célébrer l’amour entre deux êtres, la préparation du “plus beau jour de notre vie” est en fait un test déguisé d’amitié: seules celles qui survivent à toutes les étapes suivantes se voient confirmées dans leur statut de BFF auprès de la mariée.

Le choix des témoins

La première étape restreint d’office la catégorie des amis avec un grand A, puisque dans le meilleur des cas, s’il y a cérémonie religieuse, il y a 3 ou 4 témoins sélectionnés. Dans le pire des scénarios (= un simple passage devant le maire) seules deux personnes sont retenues. Or c’est bien connu, si à 30 ans, t’as pas été témoin, t’as raté ta vie. Du coup, il existe une surenchère autour de ce statut qui est évidemment une arnaque, puisque la vraie vie de témoin consiste à se coltiner tous les essayages de robes de mariée, à gérer le planning des animations de la fête et à encaisser le stress de l’heureuse élue.

L’EVJF

Qui dit témoin dit surtout organisation de l’EVJF, arnaque parmi les arnaques, dont j’ai déjà parlé ici.

Si on est un(e) vrai(e) ami(e), on doit imaginer l’animation qui tue et qui est validée par la police du mariage 2014.

Les animations

Autrefois, quand on était proche des mariés, on se contentait d’un discours pendant le dîner. Bien trop classique de nos jours. Si on est un(e) vrai(e) ami(e), on doit imaginer l’animation qui tue et qui est validée par la police du mariage 2014. Autrement dit, pas de Powerpoint (trop 2004) pas de flashmob (trop 2009) pas d’épisode de Bref (trop 2012). Cette année, il faudra choisir entre le hashtag Instagram #ChouchouetLoulouForever et l’hommage en selfies au couple du jour.

La tenue

Encore une fois, les témoins sont en première ligne. Impossible quand on a été cooptée à ce poste de porter une vulgaire robe de cocktail. Cette crème de la crème des invités se voit de plus en plus souvent infliger, à la manière des demoiselles d’honneur de comédies romantiques américaines, une couleur de tenue, si possible assortie aux nappes et aux faire-parts. Ah non, pardon, aux “couleurs du mariage”. Bizarrement, ces couleurs ne sont jamais rouge ou bleu mais plutôt vert amande ou vieux rose: il n’y a aucune raison que le choix de la robe soit une épreuve plus facile que les autres.

Tout le monde a interdiction formelle de remettre une tenue déjà taguée sur Facebook.

Quant aux invités lambda, s’ils ont le droit de choisir la couleur de leurs vêtements, ils doivent tout de même obéir à certaines règles tacites, comme porter une veste ET une cravate pour les hommes: suer pendant toute la cérémonie fait partie du cahier des charges des amis masculins. Les femmes, elles, doivent toujours faire en sorte d’être moins belles que la mariée. Bien entendu, tout le monde a interdiction formelle de remettre une tenue déjà taguée sur Facebook, puisque cette fête doit être UNIQUE.

Le jour J

Une fois toutes ces cases cochées, arrive le D-Day, pour lequel on a posé 5 jours. Forcément, ça se passe dans le village de la cousine de la grande-tante, “tellement charmant”, mais surtout tellement loin. Si les BFF entraperçoivent enfin le bout du tunnel, elles ne peuvent toutefois profiter sereinement de la fête: entre le pote alcoolique qui se met à insulter les mariés, la petite cousine bombasse (et mineure) qui allume le témoin, et l’ex-meilleure amie qui a décidé de squatter le micro façon Bridesmaids, il y a trop d’incendies à éteindre. Leur repos ne commence que dans le train du retour, où il est fréquent qu’elles décompensent après ces six mois de pression intense. Heureusement, avec le peu d’énergie et d’argent qu’il leur reste, elles peuvent embrayer sur des vacances bien méritées en Picardie.

Au programme: 568 photos retraçant cette fabuleuse journée, de l’enfilage du slip à la chenille bouteille à la main, le tout monté sur Barry White.

Le débrief

La dernière étape de ce marathon est un coup de grâce en bonne et due forme. Il s’agit de la soirée diapo, où seuls sont conviés les happy few. Au programme: 568 photos retraçant cette fabuleuse journée, de l’enfilage du slip à la chenille bouteille à la main, le tout monté sur Barry White. Il n’est pas rare que les plus téméraires jettent l’éponge à ce stade de la compétition. Les autres, les véritables vainqueurs, en ressortent avec un mental d’acier pour la rentrée: comparé à un mariage, le séminaire réunissant tout le comité de direction au mois de novembre s’annonce comme un jeu d’enfant.

Romy Idol


1. J’ai couché en anglais

Un mois que je suis rentrée de vacances et que je ne pense qu’à une chose: y retourner. Le réveil le matin, les embouteillages et les gens énervés, mes marques de bronzage qui s’effacent progressivement… je vois bien que l’été commence à être un lointain…
Louison pour Cheek Magazine - Cheek Magazine
Louison pour Cheek Magazine

2. L'Euro 2016 et moi

Vous faites quoi ce soir, vous? Moi, j’ai foot. Vous imaginez bien que ça ne m’arrive que rarement, mais comme à chaque événement footballistique majeur, j’ai été rattrapée par l’effervescence collective (= je n’ai aucune personnalité et je suis le mouvement), et me voilà à…
Louison pour Cheek Magazine - Cheek Magazine
Louison pour Cheek Magazine

3. J’ai couché avec mon voisin

Vous en avez rêvé, eh bien je l’ai fait. Je viens de me taper mon voisin de palier -enfin le palier du dessous. Je ne vais pas vous mentir, c’était une expérience fort sympathique, surtout que, comme tout le monde, j’ai souvent fantasmé sur ce…
Louison pour Cheek Magazine - Cheek Magazine
Louison pour Cheek Magazine

4. La sortie d'hibernation

Je sais, vous vous êtes demandé où j’étais passée ces derniers temps, et certains d’entre vous se sont peut-être même risqué à des hypothèses sur ma disparition virtuelle. Alors pour ceux qui me voyaient déjà tombée dans la faille spatio-temporelle de la love story (vous…
Louison pour Cheek Magazine - Cheek Magazine
Louison pour Cheek Magazine

5. Le bad hair day

Je ne sais pas comment vous vous entendez avec vos cheveux, mais moi, avec les années, j’ai développé un rapport amour/haine complètement névrotique à mes tifs, qui me pourrit la vie à chaque moment important où je dois envisager d’en faire quelque chose de soigné,…
Louison pour Cheek Magazine - Cheek Magazine
Louison pour Cheek Magazine

6. Le mec collant

La dernière fois que je vous ai parlé de mes histoires de cœur, j’étais fraîchement célibataire. Et comme je ne fais pas partie de ces personnes qui changent de mec comme de chemise, eh bien, je suis toujours célibataire. Soupir. Pourtant, tout avait bien commencé:…
Louison pour Cheek Magazine - Cheek Magazine
Louison pour Cheek Magazine

7. Ma peur incontrôlable de l'avion

Cet été, je suis partie à Barcelone. Si j’avais été seule, j’y serais allée en bus. Si j’avais été encore avec Jules, je l’aurais supplié de louer une voiture –qu’il aurait conduit puisque je n’ai toujours pas le permis. Sauf que j’y suis allée avec…
Louison pour Cheek Magazine - Cheek Magazine
Louison pour Cheek Magazine