culture

Séries

5 séries à streamer cet été

Petite sélection de séries estivales pour décompresser du sexisme de l’année. 
”Les Chroniques de San Francisco” © Alison Cohen Rosa / Netflix
”Les Chroniques de San Francisco” © Alison Cohen Rosa / Netflix

”Les Chroniques de San Francisco” © Alison Cohen Rosa / Netflix


De Glee à Orange is the New Black en passant par Dear White People ou Pose, notre sélection de séries à regarder cet été explore la vie de femmes trans, queers et hétéros, noires, blanches, asiatiques et latinas. Attention, si vous avez honte de pleurer et rire en public, nous vous déconseillons de regarder ces séries dans le TGV. 

 

[ATTENTION SPOILERS]

Glee

Pour celles qui ont raté le début: Pendant six saisons, Glee nous a plongées dans la vie d’une chorale de lycée tout à fait improbable et composée, entre autres, d’un quaterback, d’une fan de Barbra Streisand, d’un nerd en chaise roulante et d’un bad boy juif. Dans l’univers camp et over the top de cette série révolutionnaire, les ados et leurs profs chantent leur découverte de l’amour, leur rapport à leur corps, leur colère, leur joie, leurs rêves.

Pourquoi on regarde cet été: 10 ans après son lancement, la série est enfin disponible sur Netflix. On ne se lasse pas de voir ces adolescentes ambitieuses apprendre à s’aimer et affirmer ce qu’elles valent. La série musicale dresse un portrait subtil de femmes à qui les médias s’intéressent rarement, de la lesbienne ultra-féminine à l’ado fière comme Beth Ditto en passant par la blonde populaire mal dans sa peau et la survivante de TOC.

 

Pose

Pour celles qui ont raté le début: Pose suit un groupe de femmes trans et d’hommes gays noirs et latinos dans le New York des années 80. Elles et ils font partie de la “ballroom scene”, un mouvement culturel festif et bienveillant qui a notamment donné naissance au voguing.

Pourquoi on regarde cet été: Dans cette deuxième saison, les femmes trans sont plus fortes que jamais. Elles affrontent l’épidémie du sida, avec l’aide des gays et lesbiennes, survivent à la violence des hommes et se construisent les carrières qu’elles méritent. Une saison aussi joyeuse et émouvante que politique, à regarder de toute urgence sur MyCanal.

 

Dear White People

Pour celles qui ont raté le début: Winchester est une prestigieuse université américaine et donc particulièrement blanche. L’étudiante afro Samantha White décide de dénoncer le racisme de sa fac et d’expliquer son fonctionnement lors d’une émission de radio qu’elle nomme Dear White People. Logée dans un bâtiment réservé aux étudiant·e·s afro-américain·e·s, elle côtoie une ribambelle de jeunes adultes aux parcours aussi variés que leurs avis sur les blanc·he·s, la nourriture et la mode.

Pourquoi on regarde cet été: Cette troisième saison va nous plonger dans le monde d’une société secrète, nous faire découvrir de nouveaux rôles et donner plus de profondeur à des personnages secondaires comme l’improbable afro-bourgeoise lesbienne Kelsey Phillips et la militante sensible Joelle Brooks. Rendez-vous sur Netflix le 2 août pour plus d’histoires de cœur, de drama et de réflexions sur les injustices et le racisme.

 

Les Chroniques de San Francisco

Pour celles qui ont raté le début: Adaptée de la saga littéraire culte d’Armistead Maupin, Les Chroniques de San Francisco raconte le quotidien d’un groupe de voisin·e·s hétéros et LGBTQ+ de tous âges vivant au 28, Barbary Lane à San Francisco. Lors de sa sortie en 93, la série aux accents soap opera avait choqué les États-Unis, certain·e·s extrémistes allant jusqu’à exiger le retrait de ce programme pour “promotion de l’homosexualité”.

Pourquoi on regarde cet été: En juin, Netflix nous a offert une suite contemporaine de la série culte et y a introduit de nouveaux personnages comme la fille bisexuelle de Mary Ann et Bryan (Ellen Page) et le copain de Mouse (Charlie Barnett), bien plus jeune que lui. Intergénérationnelle, la série est une pépite d’inclusivité et de bonne humeur. Quelques semaines plus tard, Netflix a ajouté à son répertoire les trois saisons originelles. On y suit la libération sexuelle de Mary Ann et DeDe dans les années 70. Attention, série hautement addictive.

 

Orange is the New Black

Pour celles qui ont raté le début: OITNB suit le quotidien d’une prison pour femmes aux États-Unis. Dans la dernière saison, Piper est sortie de prison alors que sa femme Alex doit continuer à purger sa peine, Taystee est condamnée injustement du meurtre du garde Piscatella et les deux sœurs ennemies qui régnaient sur la prison sont décédées. Bref, tout va changer.

Pourquoi on regarde cet été: Avec ces femmes fières de leur pouvoir, de leurs origines et de leur sexualité, Orange is the New Black a participé au renouveau féministe du monde sériel. Cette septième et dernière saison s’annonce donc particulièrement drôle et émouvante. Préparez vos mouchoirs, la série fera ses adieux le 26 juillet sur Netflix.

Aline Mayard


1. Quand “Downton Abbey” racontait l'émancipation des femmes

Si l’adaptation cinéma de Downton Abbey, qui sort au cinéma ce 25 septembre, est plutôt décevante et passe à côté de tout commentaire sur l’époque, elle donne envie de se replonger dans la série. Laquelle n’est pas un gentil soap sur l’aristocratie anglaise en costumes d’époque, mais le récit de l’émancipation des femmes au début du XXème siècle. Paroles d’historiennes.
”Les Chroniques de San Francisco” © Alison Cohen Rosa / Netflix - Cheek Magazine
”Les Chroniques de San Francisco” © Alison Cohen Rosa / Netflix

2. Unbelievable, la série criminelle qui s’intéresse enfin aux victimes

Ce nouveau programme Netflix haletant ne ressemble à aucune autre série criminelle, pour une raison simple: il est entièrement centré sur la parole des femmes et des victimes.
”Les Chroniques de San Francisco” © Alison Cohen Rosa / Netflix - Cheek Magazine
”Les Chroniques de San Francisco” © Alison Cohen Rosa / Netflix

3. Marina Kaye revient avec “Twisted” et parle de santé mentale

Quand la musique s’écoute avec les yeux et se regarde avec les oreilles: Twisted, de Marina Kaye, c’est notre clip du jour. 
”Les Chroniques de San Francisco” © Alison Cohen Rosa / Netflix - Cheek Magazine
”Les Chroniques de San Francisco” © Alison Cohen Rosa / Netflix

4. Hélène Delmaire, la peintre derrière le “Portrait de la jeune fille en feu”

L’artiste lilloise Hélène Delmaire a créé la plupart des oeuvres qui apparaissent dans le dernier film de Céline Sciamma Portrait de la jeune fille en feu, qui sort ce 18 septembre.
”Les Chroniques de San Francisco” © Alison Cohen Rosa / Netflix - Cheek Magazine
”Les Chroniques de San Francisco” © Alison Cohen Rosa / Netflix

7. “Filles de Blédards”, le collectif qui met l'immigration au centre de l'art

À l’occasion de sa première exposition à Marseille, Nouveaux Sacrés, le collectif Filles de Blédards est revenu sur la genèse de son projet, tout en réaffirmant sa volonté de questionner “les identités de l’immigration”. Portrait d’un collectif féminin qui se réapproprie le discours colonial.  
”Les Chroniques de San Francisco” © Alison Cohen Rosa / Netflix - Cheek Magazine
”Les Chroniques de San Francisco” © Alison Cohen Rosa / Netflix