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La vidéo du jour

Dans un documentaire, Charli XCX fait l'état des lieux du féminisme au sein de l'industrie musicale

Si vous ne deviez voir qu’une seule vidéo aujourd’hui, ce serait celle-ci. 


“Je veux vous montrer comment c’est vraiment, d’être une jeune femme dans l’industrie de la musique. Comment je le sais? Eh bien, je suis chanteuse, j’ai 23 ans, et j’écris aussi des textes pour d’autres artistes. Les meufs sont en tête des charts comme jamais auparavant. Alors il fait bon d’être une femme dans l’industrie de la pop. (…) Je vais passer les prochains mois en tournée, et je compte bien utiliser ce moment pour découvrir ce que signifie vraiment le mot “féministe”. Et pour voir si les filles sont vraiment, enfin, en train de diriger le monde.” 

C’est avec ces mots que Charli XCX, auteure-compositrice-interprète originaire de Cambridge, ouvre son documentaire The F-Word and Me, dévoilé hier soir sur BBC 3 à l’occasion du programme 100 Women. Le “F-Word” dont elle désire parler, c’est un mot encore parfois banni mais devenu récemment très important pour les femmes de son milieu et, du même coup, pour leur public parfois très jeune: “féministe”. 

Quand Charli se souvient des clips devant lesquels elle a grandi et qui l’ont inspirée -ceux de Britney Spears ou des Spice Girls-, elle réalise en effet que toutes ces femmes très célébrées à l’époque restaient enfermées dans des stéréotypes coriaces. Quant à 2015, si les femmes dominent clairement la scène pop et se revendiquent presque toutes féministes, les coulisses restent un sacré “boys club” malgré tout, pour reprendre les mots de sa guitariste. 

“Si j’affirme ce que je veux, je suis une salope. Si un homme affirme ce qu’il veut, c’est le patron.” (Nicki Minaj)

Alors, elle donne la parole à ses amies ou collègues. Certaines sont des femmes qui, contrairement à elle, ne s’entourent pas forcément d’une équipe majoritairement féminine et doivent se battre pour faire valoir leurs choix au milieu d’hommes qui pensent savoir mieux qu’elles- c’est notamment le cas de Liz, ou de Marina and the Diamonds. D’autres ont tout simplement un mot à dire sur le sexisme qu’elles ressentent professionnellement -la batteuse de Charli XCX, ou Nicki Minaj, qui résume la chose très simplement: Si j’affirme ce que je veux, je suis une salope. Si un homme affirme ce qu’il veut, c’est le patron.” 

S’il y a bien plus à dire, à faire, pour changer le monde que ces 40 minutes de documentaire, Charlie XCX espère au moins montrer tout ce que les femmes font pour l’industrie de la pop music, dont les rênes sont encore bien fermement tenues par des poignes masculines. 

Zisla Tortello 


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