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4 humoristes à suivre sans faute sur Instagram

Instagram est désormais un tremplin pour les humoristes qui veulent se lancer sans forcément passer par la scène. Notre sélection de Cheek comptes à suivre. 
Instagram / @lacrazyrevolution
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En une vidéo, Inès Reg est devenue culte en demandant à Kevin de mettre des paillettes dans sa vie. Sur Instagram, des jeunes femmes comme elle ne l’ont pas attendue pour se mettre en scène dans des vidéos hilarantes, en espérant (ou pas) se produire un jour devant un public en chair et en os. Elles créent, le bras tendu en mode selfie, et accumulent les likes grâce à des sketchs bien sentis de quelques secondes. On a sélectionné 4 comptes à suivre. 

 

Les Caractères, deux cousines et des dizaines de personnalités

 

 
 
 
 
 
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Rebecca, une tranche de vie II. . . #amour #tinder #lol #lausondaniel #lescaracteres

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Tout commence il y a trois ans, quand deux cousines s’envoient des vidéos grâce aux filtres Snapchat. Au fur et à mesure, “ça s’accumulait dans mon téléphone et ça faisait comme une galerie de personnages”, raconte Lison, scénariste et comédienne. Comme Les Caractères de La Bruyère, les deux jeunes femmes s’amusent à croquer celles et ceux qui incarnent les travers de leur époque et donnent ainsi naissance au prof de sport qui abuse du franglais pour motiver ses cohortes ou encore à la vendeuse d’un magasin branché qui méprise ses clients. “Je m’inspire de la manière qu’ont les gens de se présenter dans une société où on a accepté très facilement le selfie”, explique Lison. Comme pour la demoiselle d’honneur qui s’emmêle les pinceaux avec son diaporama, “c’est à partir des filtres que je crée les personnages. Ils me forcent à développer mon écriture, car ils changent tous les jours”. Certain·e·s les voyaient bien exporter le concept sur petit écran: “On a déjà eu un rendez-vous avec une chaîne, mais c’est un format qui ne fonctionne que sur Instagram”. Le compte des cousines a tout de même permis à Lison de rencontrer un agent. “C’est mon CV mais c’est un truc de planqué, je ne suis pas sur scène, je ne me mets pas en danger”, juge t-elle. Pour elle, ce compte est une antichambre bienveillante: “Même si je fais un bide sur Instagram, je serai capable de relativiser, c’est un media assez doux”.

 

Marie Papillon, la machine à blagues

 
 
 
 
 
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Merci à mon amie @clara.berry sans qui je ne serais pas une vraie lady 👩‍❤️‍💋‍👩

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J’ai toujours fait des conneries dans ma vie”, répond Marie Papillon quand on lui demande comment son quotidien est devenu une blague permanente. “Ce n’est pas moi qui suis extrêmement drôle, c’est juste que je m’amuse”, tente-t-elle d’expliquer. Sur son compte, elle rit de son chien Bibi ou de sa voisine Dodo. “Ce qui est intéressant, c’est l’univers autour de moi”, avance celle qui produit ainsi une micro télé-réalité hilarante, dans laquelle on s’attache aux personnages. “Mes proches savent que je fais des stories, mais parfois ils ne s’en rendent pas compte car c’est très instinctif”, raconte cette fondatrice d’un studio photo. Pour elle, devoir être drôle en quinze secondes “c’est largement suffisant, ça t’oblige à aller vite”. Le fait que ces vidéos disparaissent au bout de 24 heures ont aussi tout pour lui plaire: “Monter sur scène, ça ne me fait pas kiffer, j’aime le côté éphémère”. D’ailleurs “Instagram m’a dit que j’avais un très bon taux d’engagement, 30 000 vues par stories, sur 45 000 followers”, détaille-t-elle avec fierté. Des chiffres qui mettent la pression? “Ce n’est que de l’impro. J’ai de l’inspiration tous les jours, ma vie est vraiment comme ça, ça n’est pas calculé”, rétorque celle qui travaille par ailleurs à plein temps. Une seule règle: “Je déteste filmer les gens à leur insu, je déteste me moquer. La validation des personnes autour de moi est très importante”.

 

@lacrazyrevolution,  l’influenceuse LOL

 
 
 
 
 
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Un maquillage simple et frais avec un minimum d’investissement !

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J’ai commencé à faire des vidéos sur Instagram, car j’avais trop de colère en moi”, se souvient Emyra alias @lacrazyrevolution. Et puis, “il y a deux ans, j’ai pris ça au sérieux et je suis devenue moins virulente et moins vulgaire”, poursuit la Parisienne. Elle a aussi incorporé à son compte des conseils beauté, mais toujours avec sa patte: l’humour. “Les femmes se sont beaucoup reconnues dans mes vidéos, j’arrivais pas maquillée, pas coiffée, ça changeait des images retouchées sur Instagram”, analyse celle qui en a fait son métier. Elle commence ainsi un tuto maquillage par “on n’achète pas tous les fonds de teints, parce qu’on est pas… des pigeons!”. “Si je perds cette touche d’humour, je meurs. Même si ça a pu me porter préjudice, ça fait partie de moi donc je ne vais pas me trahir”, philosophe Emyra. Elle défend aussi son envie de rester sur Instagram: “Je ne suis pas humoriste et je ne veux pas monter sur scène. Je ne supporte pas de me faire remarquer dans la vraie vie. Je recevais des messages pour me demander où je donnais mon spectacle, alors que ma scène, c’était à la maison! Je préfère rester sur mon téléphone”. Pour autant, elle ressent le besoin de faire “quelque chose qui fasse sens” et met en relation des employeurs avec des demandeurs d’emploi, parmi ses abonnés. “J’ai une visibilité donc je ne peux pas ne rien faire”, conclut-elle avec humilité, du haut de ses 444 000 followers.

 

Laura Felpin, la multi-écrans

 
 
 
 
 
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Moi quand je reçois un trop perçu de la CAF ✍🏼🏢 Tag quelqu’un qui a été interdit banque de france. #dette #cachot #mort #guillotine #liaisonsdangeureuses #vierapide #peur #angoisse #fleursdebach

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Laura Felpin assure depuis la rentrée une chronique dans l’émission Quotidien sur TMC. Chaque semaine, elle campe un personnage qui fait écho à l’actualité. “Je me nourris des failles égotiques de notre génération qui pense tout savoir”, explique la jeune humoriste. Pour elle, le réseau social a été une formidable vitrine. “C’est comme ça que je me suis fait remarquer. Quelqu’un qui joue avec justesse, ça se voit sur Instagram”, juge t-elle. “Je viens du théâtre et c’est très dur d’installer un personnage en une minute, c’est ça que permettent les filtres. Même s’ils ne suffisent pas, c’est un bon outil”. Aujourd’hui, “j’y perds plus de temps que je n’y travaille”, avoue-t-elle, même si elle poste chaque semaine. “Instagram, c’est ce qui permet de recevoir un message de Pierre Niney, mais ce n’est pas ce qui va te faire accéder au cinéma français demain”, analyse Laura Felpin, qui en reconnaît les atouts comme les limites. “Tu peux vite croire que tu es géniale alors que tu n’as pas encore rencontré ton public”, estime-t-elle. Et la comédienne cite sans gêne ce moment sur scène où “j’ai connu le bide de ma life. Il n’y a vraiment rien de pire que d’être devant ces gens qui te disent ‘non, ça vraiment ça passe pas’”. Aujourd’hui, elle écrit un spectacle et essaie de s’en détacher pour ne pas “perdre son identité en regardant trop de choses”. Sur Instagram, “les retours sont incessants. Il faut savoir se détacher de cette société où on note tout”.

Clara Baillot


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Après le succès de Commando Culotte et de La Ligue des super féministes, Mirion Malle passe à la fiction avec C’est comme ça que je disparais, un superbe récit sur les affres de la dépression. Rencontre.
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L’autrice de 37 ans Louise Mey sort le 15 janvier aux Éditions du Masque La Deuxième femme, un thriller glaçant qui déconstruit méticuleusement les mécanismes de domination patriarcale. Rencontre.
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Nina Wu raconte l’ascension à double tranchant d’une jeune actrice confrontée aux traitements sexistes dans l’industrie du cinéma. Rencontre avec la Taïwanaise Wu Ke-xi, scénariste et actrice principale de ce long-métrage résolument féministe.
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