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La lettre ouverte de l'association FièrEs à Stéphanie di Giusto, réalisatrice de “La Danseuse”

On a lu ça pour vous et on vous le conseille. 
La lettre ouverte de l'association FièrEs à Stéphanie di Giusto, réalisatrice de “La Danseuse”

“Madame,

Résumons. La Danseuse, votre premier film, dépeint la vie de Loïe Fuller, danseuse et chorégraphe états-unienne d’avant-garde. Icône de la Belle Époque, admirée pour ses audaces esthétiques et l’inventivité de ses créations, cette pionnière de la danse moderne est restée célèbre pour sa fameuse “Danse Serpentine”. Pionnière, elle le fut aussi dans sa vie personnelle: ayant rompu un mariage dont rien ne nous permet de savoir s’il fut réellement désiré, elle vécut ouvertement son amour avec Gabrielle Bloch, sa compagne, son associée et sa collaboratrice, trente années durant.

Vous avez réalisé un film sur la vie de cette artiste et avez dû faire des choix “artistiques”… Soit. Mais ce que vous avez choisi de gommer, ce que vous vous êtes permis de considérer comme anecdotique ou insignifiant, altère profondément le sens que Loïe Fuller avait choisi de donner à son existence. En censurant le lesbianisme de Loïe Fuller, pour lui imposer une relation hétérosexuelle, avec un personnage masculin inventé de toutes pièces, vous ne faites pas un choix artistique, mais un choix politique : vous niez à votre sujet le droit et la capacité à s’être constitué une existence libre et indépendante de toute présence masculine, à contre-courant des moeurs de son temps. […]”

L’association féministe lesbienne bi et trans fièrEs a publié une lettre ouverte à Stéphanie di Giusto, la réalisatrice du film La Danseuse. Dans ce courrier, fièrEs reproche entre autres à Stéphanie di Giusto d’avoir effectué des choix davantage politiques qu’artistiques, en gommant la relation lesbienne qu’entretenait Loïe Fuller (interprétée par Soko) avec Gabrielle Bloch (Mélanie Thierry). Mais fièrEs pointe aussi du doigt le sexisme du scénario écrit par la cinéaste, celle-ci ayant ajouté un personnage masculin à l’histoire (interprété par Gaspard Ulliel), pourtant inexistant dans la biographie de Loïe Fuller. Sexisme, lesbophobie, culture du viol… Déjà épinglé sur Mediapart dans une tribune intitulée Chronique de la lesbophobie ordinaire, La Danseuse, pour lequel nous avions rencontré Lily-Rose Depp, continue de faire polémique près d’un mois après sa sortie. En attendant une réponse potentielle de Stéphanie di Giusto, le texte de FièrEs est à lire dans son intégralité sur le site de l’association.

A lire le plus vite possible sur le site de fièrEs


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