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“Mrs America”: la série qui nous plonge dans les coulisses du féminisme des années 70

Dans Mrs America, Cate Blanchett est une activiste anti-féministe conservatrice des années 70: un angle novateur pour cette série diffusée sur Canal+. 
© FX Productions, LLC
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Avec Mrs America, Dahvi Waller (Mad Men, Halt and Catch Fire) raconte les combats féministes des années 70 de façon inédite: en s’intéressant aux femmes qui s’y sont opposées. La série raconte l’histoire vraie de Phyllis Schlafly (Cate Blanchett), une mère au foyer/militante bourgeoise qui décide d’empêcher la ratification de l’Equal Rights Amendment (ERA), un amendement constitutionnel garantissant l’égalité des genres. Elle va obliger les meneuses de la seconde vague féministe nord-américaine, de Gloria Steinem (Rose Byrne) à Betty Friedan (Tracey Ullman), à se remobiliser. 

 

La série nous plonge dans le quotidien de ces militantes de tous bords. Sans jugement, elle nous montre comment leurs vies sont impactées par le patriarcat, leur stratégie pour vivre avec, ou au contraire s’en débarrasser, leurs ambitions et leur vision des rôles femmes/hommes. Les anti-féministes n’y sont pas des idiotes brainwashées, pas plus que les féministes y sont des femmes parfaites.

Dahvi Waller se plaît à dévoiler les rouages des mouvements militants, du lobbying, de l’organisation politique, et ce n’est pas toujours beau à voir.

Loin d’idéaliser les stars du féminisme, la série met en avant les choix qu’elles ont dû faire et qui ont pu aboutir à l’invisibilisation d’autres féministes comme Shirley Chisholm (Uzo Aduba), première candidate noire à la présidentielle. Dahvi Waller se plaît à dévoiler les rouages des mouvements militants, du lobbying, de l’organisation politique, et ce n’est pas toujours beau à voir. Sa série raconte avec nuance et précision le combat pour l’égalité des droits, l’ambiance de l’époque, l’espoir et les tensions. Un récit prenant à découvrir dès le 16 avril sur Canal+. 

Aline Mayard 


3. Pourquoi les bad bitches françaises sont-elles méprisées

La route reste longue pour imposer la figure de la bad bitch en France, réponse sexy et politique au patriarcat dans le rap, malgré les percées récentes de rappeuses marquantes. 
© FX Productions, LLC - Cheek Magazine
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4. “Lusted Men”, l'exposition qui érotise les corps masculins

L’exposition Lusted Men présente une collection de photos érotiques masculines, anonymes et contemporaines. Preuve que la nudité émoustillante n’est pas réservée aux modèles féminins.
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7. Dix films féministes qu'il fallait voir en 2020

En 2020, l’année ciné aura été bouleversée jusqu’au bout. Heureusement, cela ne nous a pas empêchées de découvrir, au cinéma ou à la maison, de superbes récits féminins et féministes. 
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