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Fiona Schmidt dénonce le prix des antidouleurs pour femmes: “Être équipée d'un utérus coûte cher”

Instagram/©thefionaschmidt
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Être équipée d’un utérus coûte cher -pas uniquement moralement. Et avoir ses règles est un luxe pour de nombreuses femmes, même depuis que la fameuse taxe tampon sur les protections périodiques est passée de 20% (comme les produits de luxe, donc) à 5,5% en 2016.” Sur son compte Instagram, la journaliste et autrice Fiona Schmidt revient sur le coût des règles pour toutes les femmes en énumérant les différentes dépenses auxquelles ces dernières sont confrontées chaque mois: “Selon une étude du Monde publiée le 2 juillet 2019, avoir ses règles coûterait en moyenne 3800€ à une femme française au flux ‘moyen’ qui utiliserait toute sa vie des protections classiques (serviettes et tampons). À ce montant déjà pas anodin devraient s’ajouter les visites annuelles de contrôle chez le/la gynéco, dont les coûts varient d’une région à l’autre: le reste à charge qui peut être payé par une mutuelle (jamais gratuite) est de 9€ pour une consultation au tarif conventionné, mais les dépassements d’honoraires sont la règle, sans mauvais jeu de mots, et les tarifs des gynécos atteignent 26€ en moyenne dans les grandes villes et 49€ à Paris. Sans compter la lingerie et les draps qui peuvent être abîmés par le sang des règles. Et sans compter, bien sûr, les antidouleurs pris par les chochottes qui souhaitent contourner la douleur inhérente à la condition féminine […] Or certains médicaments antidouleur sont mal remboursés (15% pour le Spasfon), et la plupart pris en automédication donc pas remboursés du tout.

Fiona Schmidt en profite pour dénoncer le prix de l’antidouleur NurofenFem, spécifiquement créé pour les femmes pendant les règles, et qui coûte 1,11 euros de plus que NurofenFlash alors que “le dosage d’ibuprofène et le nombre de cachets sont exactement les mêmes”. Et de conclure: “On nous prend vraiment pour des dindes (riches).

 

 
 
 
 
 
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Être équipée d’un utérus coûte cher -pas uniquement moralement. Et avoir ses règles est un luxe pour de nombreuses femmmes, même depuis que la fameuse taxe tampon sur les protections périodiques est passée de 20% (comme les produits de luxe, donc) à 5,5% en 2016. Selon une étude du Monde publiée le 2 juillet 2019, avoir ses règles coûterait en moyenne 3800€ à une femme française au flux « moyen » qui utiliserait toute sa vie des protections classiques (serviettes et tampons). A ce montant déjà pas anodin devraient s’ajouter les visites annuelles de contrôle chez le/la gynéco, dont les coûts varient d’une région à l’autre : le reste à charge qui peut être payé par une mutuelle (jamais gratuite) est de 9€ pour une consultation au tarif conventionné, mais les dépassements d’honoraires sont la règle, sans mauvais jeu de mots, et les tarifs des gynécos atteignent 26€ en moyenne dans les grandes villes et 49€ à Paris. Sans compter la lingerie et les draps qui peuvent être abîmés par le sang des règles. Et sans compter, bien sûr, les antidouleurs pris par les chochottes qui souhaitent contourner la douleur inhérente à la condition féminine (rappel : « tu accoucheras dans la douleur », « faut souffrir pour être belle », « l’amour fait mal », etc. etc. etc.) Or certains médicaments antidouleur sont mal remboursés (15% pour le Spasfon), et la plupart pris en automédication donc pas remboursés du tout. C’est là que quelqu’un chez Nurofen, prenant exemple sur Bic qui inventa les stylos et les rasoirs pour femmes identiques à ceux conçus pour les êtres humains normaux mais plus chers, s’est dit : « HEY, Y A DU POGNON À SE FAIRE, LES GARS !!! » Et c’est ainsi qu’il inventa le NurofenFem (dont la boîte est rose, obvi) : l’antidouleur spécialement conçu pour les règles, dont le dosage d’ibuprofène et le nombre de cachets sont exactement les mêmes que dans le NurofenFlash, sauf que le NurofenFem coûte 1,11€ de plus. On nous prend vraiment pour des dindes (riches).

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J.T.

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