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A start-up is born / Lunetist

Avec Lunetist, vous n'aurez pas la même paire de lunettes que votre voisin

Avec Lunetist, Célia Poncelin propose de donner une seconde vie à des paires de lunettes vintage et uniques. Interview express. 
Célia Poncelin © Adelythe Wilson
Célia Poncelin © Adelythe Wilson

Célia Poncelin © Adelythe Wilson


Le jour où Célia Poncelin a décidé de laisser tomber les lentilles pour leur préférer des lunettes, elle a choisi une monture Rayban avant de se rendre compte que “tout le monde avait la même paire”. C’est de cette insatisfaction qu’est née Lunetist, marque de lunettes vintage haut de gamme créée par cette jeune femme de 23 ans durant ses études à Sciences Po. “Une paire de lunettes nous définit énormément: c’est ce qu’on a sur le nez toute la journée”, insiste Célia Poncelin. Celle qui aime chiner a réalisé que beaucoup de paires de lunettes anciennes n’étaient pas réutilisées, elle a voulu en faire un business. Comptez entre 130 et 180 euros pour une paire de lunettes femme. Interview express de celle qui souhaite “contribuer à changer les façons de consommer”. 

 

C’est quoi Lunetist? 

Lunetist est une jeune marque parisienne qui a l’ambition d’offrir une seconde vie à des paires de lunettes uniques. Je chine toutes les pièces des trois collections, vue, pièces particulières et solaires. Un opticien lunetier restaure ensuite toutes les lunettes. Cette revalorisation fait partie de notre ADN: chaque monture fait l’objet d’une analyse minutieuse. La restauration dure 1 à 2 heures. Lunetist se veut être un “sélectionneur”: je mets un point d’honneur à choisir des pièces toujours dans la tendance et qui permettent d’avoir un style unique. Je souhaite offrir une alternative chic, éthique et qualitative.

 

Le jour où tu t’es lancée? 

J’ai pensé le projet pendant 6 mois avant de créer une page Facebook en avril 2016. À l’époque, le projet s’appelait L’Unique, mais le nom avait déjà été déposé par Alain Afflelou! Au mois de mai de l’année dernière, j’ai donc opté pour Lunetist, mélange entre lunettes et artiste. En amont de cela, j’étais allée démarcher des opticiens et artisans afin de comprendre dans quelle mesure il était possible de restaurer des pièces. J’avais trouvé un artisan avec lequel collaborer, un opticien partenaire pour me suivre, et une dizaine de paires dans les brocantes parisiennes: l’aventure débutait!

Le conseil que tu donnerais à quelqu’un qui veut monter sa boîte? 

Ne pas hésiter à bien s’entourer d’experts et de personnes qui vous inspirent, à demander des rendez-vous à des personnalités qui vous paraissent inatteignables car on peut avoir quelques jolies surprises! Il suffit d’une rencontre pour avoir de belles opportunités.

Tu te vois où dans 3 ans? 

J’espère que la croissance de Lunetist sera suffisamment forte pour que je puisse m’entourer d’une équipe soudée afin de mettre en oeuvre les nombreux projets que j’ai en tête. Avec, notamment, l’idée de se tourner vers l’international. Par ailleurs, nous lançons aujourd’hui une campagne de crowdfunding pour la pré-vente de notre collection solaires, à retrouver sur KissKissBankBank.

Propos recueillis par Julia Tissier 

Pour soutenir Lunetist sur KissKissBankBank, c’est ici.


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