société

Aya Nakamura est-elle victime de misogynoir?

Depuis les NRJ Music Awards, qui ont eu lieu samedi 10 novembre, Aya Nakamura est au cœur d’une nouvelle polémique, et doit faire face à des propos violents de la part de présentateurs, comme Matthieu Delormeau. Des déclarations qualifiées de “misogynoir” par certains internautes.  
Capture d'écran du clip de “Mes copines”, DR
Capture d'écran du clip de “Mes copines”, DR

Capture d'écran du clip de “Mes copines”, DR


Vous avez certainement déjà entendu Djadja d’Aya Nakamura, chanson incontournable de l’été. Grâce à ce morceau, que l’on ne cesse d’avoir en tête, la chanteuse a été nommée aux NRJ Music Awards dans la  catégorie “Révélation francophone de l’année”. Lors de cette cérémonie, qui a eu lieu samedi 10 novembre, Nikos Aliagas et Lio ont écorché le nom de la jeune femme, ce qui ne lui a pas plu. 

La vingtenaire a réagi sur Twitter, dans un tweet supprimé depuis: “On n’invite pas les gens quand on n’arrive pas à dire son nom correctement!! #DerniereFois.” Une réaction jugée excessive par l’animateur Matthieu Delormeau, qui a déclaré dans TPMP au sujet du présentateur: “Il n’a pas écorché le nom d’Elton John non plus! […] Elle a juste fait un single.” Et d’ajouter: “Elle est vexée uniquement parce qu’elle n’a pas gagné. Nikos s’est trompée sur son nom, ça peut arriver à tout le monde. Il s’est excusé à l’antenne, en direct et platement. Il faut pas exagérer! Elle s’est vexée juste parce qu’elle n’a pas eu de prix.” Un avis partagé par Cauet: “Je pense aussi qu’elle était énervée parce qu’elle n’a rien eu. Je pense qu’on te dit ‘Aya Nakayakanamura, vous avez gagné votre NMA’, ça passe. […] Vous savez Madame Nakamura, ce métier, c’est un footing. Ce n’est pas une course. Donc, il faut durer très longtemps. Des gens qui vont écorcher votre nom, qui vont se tromper, il va y en avoir des tonnes. Il ne faut pas s’énerver pour ça.” Plusieurs internautes ne sont pas de cet avis, et l’expriment haut et fort sur la toile. Certains ont même dénoncé une forme de racisme ordinaire. 

 

 

Souvenez-vous, cet été, la chanteuse, dont l’album Nakamura figure en première place sur Deezer France, a été cyberharcelée après la parution d’une photo d’elle sans maquillage sur les réseaux sociaux. “On dirait un mec de la cité”, “On dirait Rafiki le singe en caricature”, “Elle ressemble carrément à un mec”, voilà les insultes, souvent destinées aux personnes racisées, qu’a dû subir Aya Nakamura. Ce phénomène porte un nom: la misogynoir. Le concept a été théorisé par l’universitaire afro-américaine Moya Bailey, qui a voulu dénoncer la double peine qu’endurent les femmes noires, à savoir, la misogynie et le racisme. Dans une interview pour le magazine américain Fader, la chanteuse confie: “Il n’a pas été facile d’arriver là où je suis. C’est dur d’être une femme noire dans cette industrie. On m’a demandé d’éclaircir ma peau, de mettre du fond de teint plus clair pour attirer l’audience.” Quoi qu’il en soit, ce n’est pas l’audience qui manque. Et la jeune femme peut compter sur le soutien de ses fans. 

 

 

Wendy Le Neillon


1. Les hijras, ces femmes indiennes nées dans un corps d'homme

On a lu pour vous cet article du Monde consacré aux Hijras, des femmes indiennes nées dans un corps d’homme, et on vous le recommande. 
Capture d'écran du clip de “Mes copines”, DR - Cheek Magazine
Capture d'écran du clip de “Mes copines”, DR

2. Les femmes vont-elles sauver la planète? 

Elles sont en première ligne quand il s’agit de défendre les intérêts de la planète. Mais l’engagement des femmes pour l’écologie suffira-t-il à changer la donne?
Capture d'écran du clip de “Mes copines”, DR - Cheek Magazine
Capture d'écran du clip de “Mes copines”, DR

4. Koun, l'ONG libanaise qui diffuse le yoga dans les camps de réfugié·e·s 

“Rendre le yoga accessible à ceux qui en ont besoin.” Une devise qui frappe dès la page d’accueil du site de Koun, l’ONG fondée par Sandy Boutros, jeune yogi libanaise qui compte bien amener le yoga au sein des communautés défavorisées.
Capture d'écran du clip de “Mes copines”, DR - Cheek Magazine
Capture d'écran du clip de “Mes copines”, DR

6. Le “wokewashing”, ou comment les marques s’emparent de causes pour faire face à la décroissance

La cause animale, le body positive ou les luttes LGBTQI+: autant d’engagements que les marques n’hésitent pas à brandir, mais qui camouflent souvent des démarches purement mercantiles. C’est ce qu’on appelle le wokewashing.  
Capture d'écran du clip de “Mes copines”, DR - Cheek Magazine
Capture d'écran du clip de “Mes copines”, DR